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Kidal : Un camp de l’armée malienne baptisé « camp Ibrahim Ag Bahanga », un ancien chef rebelle

Les groupes armés séparatistes occupant la ville de Kidal ne cessent de défier l’autorité centrale de Bamako. Selon L’Aube, ils ont procédé au baptême des deux camps de l’armée malienne dans la ville, dont l’un porte désormais le nom « camp Ibrahim Ag Bahanga »

AZAWAD MNLA rebelle bandit

 

 

 

Il s’agit du camp N°1 et N°2 de Kidal. Ces deux forteresses de l’armée malienne ont été nommées respectivement « camp Zeid Ag Intallah » et « camp Ibrahim Ag Bahanga » par les mouvements rebelles MNLA et HCUA, les maîtres de la ville de Kidal depuis la débâcle de l’armée en mai dernier.

Si le premier personnage (l’Aménokal qui régnait à Kidal dans les années 1960) est peu connu des maliens d’aujourd’hui, le second est une figure tristement célèbre. Décédé à la suite d’un curieux accident dans le désert, Ibrahim Ag Bahanga a déferlé la chronique dans la première décennie de l’an 2000.

Qui est Ibrahim Ag Bahanga ?

Connu pour être radical, Ibrahim Ag Bahanga a pris part à la rebellion des années 1990 avant d’intégrer l’armée nationale au sein de laquelle il fut Lieutenant. Déjà en décembre 2001, il prenait en otage une dizaine de militaires pour faire ériger son village (Tin-Essako) en commune. Une revendication qui fut satisfaite.

Ayant déserté l’armée avec d’autres combattants, il attaquera, le 23 mai 2006, avec l’aide d’Hassan Ag Fagaga, deux garnisons de l’armée malienne à Kidal et Ménaka. Il s’inscrira dans la paix avec les accords d’Alger de 2006 avant de reprendre les armes le 11 mai 2007. Il attaque cette fois-ci un poste de sécurité à Tinzaouten. Blessé lors de l’attaque, il est transporté par ses hommes à Tamanrasset en Algérie où il sera soigné.

Il récidive en mai 2008 en attaquant le poste militaire d’Abeïbara et en décembre de la même année il donne l’assaut sur la garnison de Nampala. Défait par l’armée malienne, il s’exile en Libye et revient en janvier 2011 pour retrouver la mort le 26 août 2011 dans un accident de voiture.

Il s’était allié avec Iyad Ag Ghaly, le chef d’Ançar Dine et des vétérans de la rébellion de 1990 qui étaient devenus officiers de l’armée libyenne, tels que le colonel Mohamed Ag Najim, celui-là même qui commande les troupes du MNLA depuis janvier 2012. Il les convainc de rentrer au Mali avec le maximum d’armes.

Malgré sa mort ses projets machiavéliques ont été poursuivis par ses disciples qui créeront le MNLA et Ançar Dine, et  qui, avec l’aide de leurs camarades djihadistes, plongeront le Mali dans une crise multimendissionnelle sans précédent, menaçant pour la première fois l’existence même de l’Etat de la république du Mali.

 

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