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Jugés pour » association de malfaiteurs et vol qualifié « : Mohamed Diarra et Amadou Diarra condamnés à cinq ans d’emprisonnement criminel

La Cour d’assises de Bamako s’est penchée, hier, mardi 24 novembre, sur l’affaire ministère public contre Mohamed Diarra et Amadou Diarra jugés pour « association de malfaiteurs et vol qualifié ». Le principal auteur, Mohamed Diarra, était un élève des Eaux et Forets, qui subtilisait des armes d’entraînement pour commettre des forfaits. A l’issue de cette audience, la Cour a condamné les accusés à cinq ans de prison pour des faits à eux reprochés.

 

Il ressort de l’arrêt de renvoi que d’octobre 2018 à février 2019, un groupe de malfrats semait la terreur et la désolation parmi les habitants et opérateurs économiques de la Commune VI. Ils opéraient entre 22 heures et 4 heures du matin sur une mobylette Djakarta, munis d’armes à feu automatiques et ils ciblaient principalement les stations de service, les hôtels ou restaurants, les bars, les personnes qui font des activités de commerce pendant la nuit.

Pour perpétrer leurs activités délictueuses, ils revêtaient souvent des tenues militaires, munis chacun de fusil mitrailleur (FM), ensuite, ils débarquaient toujours à deux, à visage découvert, sur leurs lieux d’opération. Ils n’hésitaient pas au cours de leur opération de pillage  à brandir la menace d’arme à feu en  obligeant leurs victimes à se mettre à plat ventre, à même sur le sol, ou à les enfermer ensemble dans leurs lieux de travail ou à leur domicile.

C’est ainsi que, dans la nuit du 22 au 23 février 2019, ils furent appréhendés en pleine opération, munis de leurs armes, dans une chambre d’hôtel, pour mieux couvrir leur retraite. Par ce mode opératoire, ils réussirent à cambrioler ou à braquer plusieurs commerces et leurs clients, voisins du Bar « Tizimizi« , sis à Niamana.

Ils furent remis au Commissariat du 13e Arrondissement, qui ouvrit immédiatement une enquête. Laquelle permit de les identifier respectivement comme Mohamed Diarra et Amadou Diarra. A l’issue de l’enquête sus citée, les deux individus furent poursuivis puis inculpés devant le Magistrat instructeur pour les infractions d’  » Association de malfaiteurs et Vol qualifié « .

Dans le box des accusés, Mohamed Diarra soutiendra qu’ils furent, eux-mêmes, victimes de plusieurs vols dans le camp de formation des Eaux et Forêts. C’est ainsi qu’il a décidé de contacter Amadou Diarra en lui remettant une arme pour qu’ils aillent dénicher des suspects. C’est au cours de cette opération qu’ils ont été appréhendés.

Au cours de ses explications, il a tenté de nier avoir subtilisé l’arme dans des conditions nébuleuses au camp des Eaux et Forêts. Aussi, n’a-t-il pas pu convaincre la Cour sur les raisons exactes pour lesquelles il détenait une arme, qui ne lui appartenait pas.

Quant à son compère, Amadou Diarra, il a été enrôlé par Mohamed Diarra pour aller à la recherche de la personne qui volait des ordinateurs et téléphones portables au camp.  » Deux coteaux ont été retrouvés chez moi « , a-t-il dit.

Quant au témoin cité dans le dossier, un ancien instructeur de l’Ecole des Eaux et Forets, il a indiqué que le jeune (Mohamed Diarra) l’a appelé pour essayer d’étouffer le problème de l’arme. Mais, il n’a pas accepté de rentrer dans son jeu.

Au cours des débats, la salle a appris que l’accusé, Mohamed Diarra, est le fils d’un cadre des Eaux et Forêts.  Au cours de leurs interventions, les parties civiles ont déclare que les deux accusés à la barre sont effectivement leurs braqueurs.

L’avocat de Dia Négoce, qui s’est constitué partie civile dans le dossier, a soutenu qu’au cours des débats a jailli la lumière. Puisque tous les éléments de l’infraction d’association de malfaiteurs sont réunis. Il s’agit des éléments moral, matériel et légal. Par ailleurs, l’instructeur a balayé d’un revers de la main la dénégation de Mohamed Diarra,  » ces accusés sont des dangers pour la société. Puisqu’ils ont décidé de vivre dans la facilité en portant atteinte aux gens et à leurs ressources. Je vous prie de les retenir dans les liens de prévention « , a-t-il plaidé.

Pour le parquet, la défense de la partie civile a dit l’essentiel. Mais, il ajoutera que le principal auteur, Mohamed Diarra, a grandi dans le camp et maîtrise comment soustraire les armes sans qu’on ne le sache. Même, si ce sont des armes d’entraînement non opérationnelles, les accusés méritent une sanction à la hauteur pour de leur crime. Cela permettra de dissuader d’autres fauteurs de troubles.

S’adressant à la Cour, l’un des avocats de la défense soutiendra :  » C’est l’avenir de ses jeunes gens qui est en jeu, nous devons examiner le dossier « , a-t-il dit. Il relèvera, au cours des débats, que les parties civiles n’ont pas pu prouver l’association de malfaiteurs. Car, les infractions contre les accusés sont graves, mais,  » mieux vaut un coupable en liberté qu’un innocent en prison. C’est à vous de juger et de faire la lumière « . a fait remarquer la défense.

La Cour, dans sa mansuétude, a reconnu le duo coupable des crimes à lui reprochés. Tout en leur accordant des circonstances atténuantes, elle les a condamnés à cinq ans de prison chacun.

O. BARRY

Source: l’Indépendant

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