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Journée Internationale des Enfants de la rue : Samu social et ses partenaires engagés à apporter un espoir à la couche vulnérable

Le Samu social Mali a célébré la Journée Internationale des Enfants de la Rue, édition 2020 sous le thème : « La protection des enfants de la rue en période de crise : une responsabilité partagée ». C’était hier jeudi 26 novembre 2020, sous la présidence du Directeur de Samu Social Mali, M. Alou Coulibaly ; M. Mahamane Touré, représentant du maire du District ; de Mme Koné Sanaba Sidibé, représentante du directeur du Développement Social ; et de M. Moussa Bagayogo, représentant de la COMADE.  

 

Créé en 2001, le Samu social Mali est une association de droit malien, membre du réseau du Samu social International. Sa mission est de contribuer à la lutte contre l’exclusion sociale des enfants et des jeunes vivant dans la rue. Le travail des équipes du Samu social Mali comprend des éducateurs sociaux, des soignants et des chauffeurs, consiste à repérer les enfants de la rue en organisant quotidiennement des maraudes de nuit. « Il s’agit donc d’aller vers ces enfants qui sont en rupture familiale, de rentrer en contact avec eux, de comprendre leurs problèmes et de leur proposer notre aide en fonction de leurs besoins », a expliqué le directeur.

Il peut s’agir d’un soin médical d’urgence, d’une orientation en hébergement ou d’un référencement médical ou d’une médiation avec la famille en vue du renouement du lien familial. Le Samu social Mali accompagne également les enfants et jeunes de la rue dans des projets de scolarisation et d’insertion professionnelle et économique.

La journée des enfants de la rue est une occasion de rappeler aux pouvoirs publics que ces enfants ont les mêmes droits que tous les autres enfants, conformément à l’esprit de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et de la Charte africaine sur les Droits et le Bien-être de l’enfant. Comme les autres enfants, ils doivent jouir sans acception de leurs droits fondamentaux consacrés par les instruments juridiques internationaux et nationaux en vigueur dans les différents pays.

Le représentant du maire du District de Bamako a indiqué que leur partenariat avec le Samu social existe il y a plus de 10 ans, une collaboration pour la cause des enfants. « À la mairie du District, nous avons dans le programme de développement de Bamako, un volet important qui s’intéresse sur la question des enfants : avoir une vie, et la vie c’est dans la famille. C’est une mission à nous tous : autorité locale, gouvernement, communauté internationale, et la société civile », a-t-il souligné.

Pour le représentant de la direction nationale pour la promotion de l’Enfant, cette présente célébration de la journée internationale de la rue avait pour thème international : « une journée pour réinventer un avenir meilleur pour chaque enfant », et : « protection des droits des enfants en période de crise, une responsabilité partagée », comme thème national. Comme, en cette période le Mali traverse une crise multidimensionnelle, politique, sécuritaire et sanitaire ». Il a salué le Samu social d’avoir organisé cette journée toutes les années. Selon lui, une journée dédiée aux enfants de la rue, un groupe vulnérable oublié de tous. Moussa Bakayoko, représentant de la Coalition Malienne des Droits de l’Enfant (COMADE) a pour sa part remercié Samu social pour l’organisation de cette journée, qui est une première au Mali. Selon lui, elle permet d’attirer l’attention des décideurs sur le phénomène des enfants de la rue et surtout de la gravité en ce contexte de crise due à la négligence a de beaucoup d’autres fléaux. À l’en croire, la COMADE ne ménagera aucun effort pour accompagner Samu social dans la promotion de la protection des droits de cette couche très vulnérable, qui sont les enfants de la rue.

La représentante du directeur du Développement Social, Mme Koné Sanaba Sidibé a adressé ses vifs remerciements à la direction de Samu social Mali pour la célébration de cette journée et le choix porté sur sa structure afin de coparrainer cette cérémonie. Elle a remercié l’ONG pour tous les efforts fournis à l’endroit des enfants de la rue, dont leur prise en charge médicale à travers le RAMEC, dans des actions de lutte contre la mendicité. Elle a rappelé que la protection et la promotion des couches vulnérables, dont des enfants en situation difficile, restent l’une des priorités des plus hautes autorités : « en 2009, le 26 novembre a été déclaré par l’UNESCO comme journée internationale des enfants de la rue, a été un soulagement pour le pays et les organisations en charge de la promotion des enfants de la rue. Ils sont exposés à des violences, exploitation toxicologique et d’autres risques graves pour leur santé ».

Selon le directeur de Samu Social Mali, M. Alou Coulibaly a précisé que les constats et observations de nombreuses organisations travaillant avec les enfants de la rue sont : « les États ont des difficultés à traduire ces droits dans les faits pour les enfants d’où l’adoption en 2017 par le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies de l’Observation générale N°21 sur les enfants de la rue après plusieurs années de lutte des OSC sous l’égide du Consortium for Street Children pour l’égalité en faveur des enfants de la rue ».

Il dira que force est de reconnaitre pour l’instant au Mali, l’encadrement des enfants de la rue est principalement assuré par les associations qui ont développé divers services en faveur des enfants de la rue : aide médicale et psychosociale d’urgence en rue hébergement, accompagnement vers la réintégration familiale et l’insertion professionnelle et économique. « De plus en plus le partenariat avec les structures publiques se renforce notamment pour ce qui concerne l’accès aux soins médicaux pour les enfants de la rue le travail avec les familles en vue de la réinsertion sociale des enfants de la rue », a-t-il déclaré.

Au cours des 20 derniers mois, le Samu social Mali a réalisé au total 3230 soins ambulatoires, 208 hospitalisations, -610 accompagnements pour des examens et analyses médicaux, 3110 entretiens individuels de soutiens psychologiques, 370 orientations en hébergement social, 350 visites à domicile et 117 retours en famille, 70 projets d’insertion professionnelle dans les domaines de la conduite auto, coupe couture, coiffure et esthétique, construction métallique, plus de 30 projets d’insertion scolaire.

 

Il a rappelé qu’avec le déclenchement de la crise sanitaire de la COVID-19 au Mali en mars 2020, les autorités maliennes ont déclaré l’état d’urgence sanitaire le 25 mars suivi de l’instauration du couvre-feu. D’autres mesures ont également été prises par les autorités, notamment la fermeture des bars. « Dès le 10 avril, le Gouverneur du District de Bamako a délivré un ordre de mission au Samu social Mali afin d’autoriser son équipe mobile d’aide a effectuer des maraudes dans la ville de Bamako aux heures du couvre-feu. Des actions spécifiques ont été entreprises afin d’assurer la protection des enfants de la rue en cette période exceptionnelle : 4 centres d’hébergement d’urgence et 11 logements collectifs pour filles ont été ouverts pendant trois mois, pour mettre à l’abri 276 enfants et jeunes de la rue, avec accompagnement médical et psychosocial, ainsi qu’une prise en charge alimentaire); 15 dispositifs de lavage des mains au savon ont été installés sur les sites de regroupement des enfants. Aussi, les riverains ont été sensibilisés afin qu’ils participent à la surveillance du respect de ces installations. 3 500 masques de protection ont été distribués aux enfants ; une campagne de sensibilisation sur la COVID-19 et pour l’utilisation des matériels et équipements de protection a été réalisée et a touché 915 enfants et jeunes. Il est important de retenir que le SSM est ainsi resté au centre du réseau d’acteurs en lien avec la prise en charge des enfants et jeunes de la rue. Il a également participé, sur sollicitation des pouvoirs publics, à la mise en place d’une stratégie de protection des talibés, et il est également resté en lien permanent avec les services techniques de l’État. L’ensemble de ces actions se poursuivent aujourd’hui dans une moindre envergure, en lien avec la situation actuelle de la pandémie dans notre pays. Il faut souligner que le Samu social Mali a été soutenu dans ces actions par les services techniques de l’État, du développement social et de la promotion de la femme, par des associations, notamment l’AMDH, la fondation Orange Mali », a-t-il souligné.

Aïssétou Cissé

Source : LE COMBAT

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