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Fin de course pour le maire de Moribabougou Monsieur Diarrah Diarra

Dans cet article nous revenons sur le récit d’une chute organisée de l’intérieur et qui à n’en point douter fera tâche d’huile dans l’histoire de la décentralisation au Mali.Venu à la tête de la mairie de Moribabougou en la faveur des premières élections municipales de l’ère démocratique en 1999, ce jeune soudeur de formation et commis administratif de pratique, a déçu plus d’un en se caractérisant comme étant le symbole même de l’anarchie administrative et financière au sein des collectivités maliennes. Son nom est cité dans toutes les salles affaires foncières depuis des années mais cette fois ci il semble que c’est la fin de course pour lui.En effet, Monsieur Diarrah Diarra puisque c’est de lui qu’il s’agit, est sur le point de rejoindre la MCA grâce aux limiers du pôle économique dans une série d’affaires allant de la dilapidation de deniers publics à la disposition de biens d’autrui en passant par la délinquance financière et l’écriture en faux.

Depuis l’ouverture d’une enquête au pôle économique suite à une plainte de la Plateforme contre la Corruption et le Chômage (P.C.C) datant du mois d’octobre 2019, les dossiers et les preuves à charge pleuvent contre le “Quadri Mandat-man ” de Moribabougou.

Mais selon nos sources, tout serait parti de la divulgation de la base de données des permis d’occuper de la mairie par un bénévole de la mairie du nom de Youba Samaké, entré en dissidence contre le maire à la suite d’un différend ayant entraîné son interdiction d’approcher la mairie. Cette base de données a mis au goût du jour un lot de 16.000 permis d’occuper émis entre 2018 et 2019, dont 14.500 ont fait l’objet de dispense de frais d’hérédité en toute illégalité, soit un manque à gagner de 1.160.000.000 de nos francs.

Au cours des enquêtes, les hommes du procureur Kassogué auraient découvert également l’exploitation du réseau de distribution d’eau de la commune de Moribabougou par une société privée “Sonikara Sarl” sans aucun contrat.

Au moment où nous mettions sous presse le présent article, les enquêteurs auraient entendu au moins 7 conseillers communaux dont le 1er, 2ème et 3ème adjoint au maire, ainsi que le Segal et le régisseur des dépenses.

A en croire une déclaration du président de la PCC sur le plateau de nos confrères de ‘”Actuel media” en date du 11/12/2019, l’interpellation et probablement l’incarcération très prochaine de Diarah Diarra seraient inévitables tant les preuves contre lui sont irréfutables et les charges portées par ses plus proches collaborateurs sont accablantes et sans ambiguïté.

Selon les spécialistes du droit, rien que le dossier de l’exploitation illégale du réseau de distribution d’eau est susceptible de condamner le maire à 5 ans de prison et ce sans compter les sulfureux dossiers de la spoliation du TF de l’ORTM (valorisé à 1.500.000.000 francs), de la dispense de permis, du morcellement illicite de titre d’autrui etc.

Évidemment et comme c’est souvent le cas, le maire entraînera certainement avec lui dans sa chute, le receveur des dépenses (qui serait déjà en fuite), le maire domanial, Monsieur Cheick Tidiane Sissiko dit KIZO ainsi que le secrétaire général de la mairie Monsieur Abdel Kader Touré.

Actuellement, à Moribabougou l’après Diarrah Diarra se prépare déjà en coulisse et au siège du parti du maire, jadis lieu d’attroupement des jeunes spéculateurs fonciers de tout acabit, règnerait actuellement une ambiance de cimetière.

Nous reviendrons dans les jours à venir avec la suite de ce dossier rocambolesque.

A. Savané

Source: Le Pays

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