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Edito : Ce que craint le Cadre

Dans la Charte, la Transition, prévue initialement pour 18 mois, doit être sanctionnée par une élection présidentielle le 27 février prochain. Le nouveau Président devrait prêter serment le 25 mars prochain. C’est pourquoi le Cadre d’échanges des partis et regroupements politiques pour une transition réussie a exigé la mise en place d’une transition neutre au-delà du 27 février 2022. Une exigence qui intervient au moment où le projet de loi de la révision de la Charte est sur la table du Conseil national de la transition (CNT). Nous avions avisé le colonel Président Assimi Goïta que s’il ne modifie pas le délai de la transition, le Cadre va en profiter pour remettre en cause les autorités de la transition pour forclusion, tel qu’inscrit dans la Charte. Vous voyez que malgré la modification en cours par le CNT et la mise en place des commissions de négociations avec la Cedeao pour la lavée des sanctions terrestres et économiques sur notre pays, des voix des hommes politiques sortent du bois pour dire qu’elles ne reconnaîtront plus les autorités de la transition à partir du 25 mars.

Si les négociations consensuelles qui sont recherchées avec la Cedeao, traînent en longueur, il faudra, selon l’expert Abdoulaye Bah, que le CNT prenne ses responsabilités pour voter un délai raisonnable de 16 à 18 mois, qui suffisent pour proroger la Transition qui sera sanctionnée par la tenue des élections présidentielles crédibles et transparentes. La vraie crainte, à mon humble avis, du Cadre d’échanges des partis et regroupements politiques composé entre autres : l’Epm, l’Espérance Nouvelle-Jigiya Koura, l’Arp, les partis non alignés, le Rpm, la Codem, Asma-Cfp, Um-Rda, Yelema, Rds, Udd, Ps-Yélécoura…, c’est la candidature du colonel-président de la Transition Assimi Goïta aux présidentielles prochaines. Une éventualité pas possible, selon les dispositions de la Charte qui interdit la candidature du Président de la Transition et du Premier ministre à un poste électif, mais qui murmure à côté.

Le temps presse et les Maliens croupissent sous l’énorme poids de la double sanction : terrestre et économique de la Cedeao. Au regard de cela, les autorités de la Transition doivent très rapidement entamer les pourparlers avec l’institution sous-régionale, la Cedeao, afin de convenir d’un chronogramme clair, précis, centré sur le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du pays et le retour à l’ordre constitutionnel à travers l’organisation d’élections libres, démocratiques et transparentes.

Aliou Touré

Source: Le Démocrate

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