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Djihad : le combat des apostats

Quand le mot djihad est évoqué, dont le sens premier est bien le « combat personnel du musulman pour se rapprocher d’Allah », chacun se représente ce combat de manière différente. D’ailleurs, l’idéologie djihadiste et la propagande des terroristes ont souvent essayé de présenter leur combat sous l’angle d’une action noble, donnant du sens à la vie du musulman.

Or, derrière le mot djihad, se cache une multitude de réalités quant à la façon de combattre. Ceux qui prétendent faire le djihad comme l’entendent les terroristes se déshonorent, déshonorent leurs familles et salissent la parole du prophète, l’islam et la Oumma.

Des méthodes de plus en plus lâches

Ces dernières semaines, les djihadistes ont montré aux yeux du monde entier leur vraie nature. Ce sont des lâches qui ont recourt à des procédés contraires à l’islam.

En effet, alors que le Coran interdit le recrutement des enfants, les groupes armés terroristes n’hésitent pas à les utiliser pour poser des engins explosifs à leur place sur les routes mais également pour se protéger. Lors des dernières opérations, près de la forêt de Serma, alors que les FAMa allaient ouvrir le feu sur une zone depuis laquelle elles étaient prises à partie, elles se sont rendu compte que des enfants étaient à proximité des djihadistes. Ils ont donc encerclé l’adversaire afin de monter à l’assaut pour éviter de tuer des innocents.

Par ailleurs, les groupes armés terroristes ayant subi de lourdes pertes ces derniers mois, les engins explosifs fleurissent sur les routes et axes principaux. Or, ces engins tuent celui qui passe dessus. L’actualité démontre que c’est la population qui paie le plus lourd tribut. Or, ce procédé de lâche est interdit par l’Islam car il tue de manière indiscriminée. Ainsi des membres de la Oumma sont tués chaque semaine par des pseudos guerriers combattant (soit disant) au nom d’Allah.

Plus récemment, deux procédés ont été observés. Le premier, perfide, consiste pour les combattants djihadistes à se déguiser en femme pour tromper la vigilance de l’adversaire. Le second consiste à piéger des cadavres. C’est ce qui s’est passé dernièrement à Petaka. Le 31 mai dans le cercle de Douentza, le cadavre d’un vieil homme enlevé et assassiné a été piégé. Résultat, cinq villageois sont morts en relevant le corps pour lui offrir des obsèques dignes et conformes aux préceptes de l’Islam.

Cette lâcheté touche même les chefs quel que soit le groupe terroriste. Ainsi, il y a quelques jours Shekau, chef de Boko Haram, a tenté de se suicider plutôt que de mourir au combat face aux assaillants. Finalement, ses hommes avaient pu l’exfiltrer et c’est suite à ses blessures qu’il a succombé.

Le refus du combat et la fuite

Quand ils n’utilisent pas des procédés de lâches, les djihadistes fuient quel que soit l’adversaire.

C’est tout d’abord le cas face à l’armée française. L’exemple du JNIM le 18 mai 2021 l’illustre parfaitement. En effet, alors que Barkhane progressait en direction du Nord et de l’Est, les djihadistes ont préféré se cacher vers DAKA KOUKO. Certains pourraient dire qu’ils comprennent cette attitude parce que l’armée française est beaucoup mieux équipée. Mais même devant d’autres armées, ils prennent leurs jambes à leur cou. C’est par exemple le cas de l’EIGS. En effet, le 25 mai dernier, ses combattants ont quitté la zone de FAFA afin de fuir devant l’arrivée de l’armée tchadienne.

Même quand ils ne font pas face à une armée, ils fuient. Ainsi le 16 mai, 8 membres de l’EIGS ont préféré fuir plutôt que de poursuivre le combat avec le Mouvement pour le Salut de l’Azawad des Daousshak (MSA-D) à YOMATANA d’ANDERAMBOUKANE.

Pire encore, quand ils n’ont pas de solution pour fuir, ils essaient tant bien que mal de cacher leur moto et leur armement, retirent rapidement tout élément vestimentaire et tout équipement qui pourraient laisser penser qu’ils sont des djihadistes. Ils essaient ensuite de se dissimuler. Pas de chance pour eux, les forces de sécurité locales ne sont pas dupes. Elles savent les retrouver et les reconnaître. Si toutefois, ils sont pris la main dans le sac, ils jettent leur arme par terre et lèvent les mains.

On peut donc noter que ces combattants ont des convictions erronées et biaisées puisqu’ils préfèrent se rendre plutôt que de mourir dignement au combat.

Ainsi, ils commettent des exactions et ne respectent pas les préceptes de la religion musulmane dans les combats menés, il n’est pas possible pour les djihadistes de mourir en martyrs. Au Sahel, le mot djihad n’a donc plus aucune noblesse car c’est le combat des criminels, des lâches et des apostats.

Siaka Sidibé

 

Source: malivox

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