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Dépravation de mœurs : vent debout contre la pratique à Tombouctou

Les femmes du cadre de Concertation et d’Actions des Jeunes d’Abaradjou (CCAJA), un quartier populaire de la ville de Tombouctou, ont célébré la Journée internationale des droits de la Femme sous le signe de la lutte contre la dépravation des mœurs chez les jeunes filles.

La dépravation des mœurs est un phénomène national et Tombouctou l’a bien compris. Il s’agit d’un comportement indécent que les jeunes filles tout comme les garçons ont adopté à Tombouctou, connu sous le nom de la Ville sainte du Mali. Récemment, des jeunes filles de la ville se sont même filmées presque nues avant de poster les vidéos sur les réseaux sociaux.

Une situation qui a choqué plus d’un. D’où la motivation des autorités régionales administratives et coutumières de la région et de la ville de Tombouctou à lutter contre ce fléau, mais surtout les femmes qui ont aussi décidé de prendre des mesures afin d’éradiquer ces pratiques obscènes. En tout cas, aujourd’hui, c’est l’une des plus grandes préoccupations des populations de Tombouctou.

Ainsi, le cadre de Concertation et d’Actions des Jeunes d’Abaradjou (CCAJA), un quartier de la Ville des 333 Saints (Tombouctou), a mis à profit la Journée du 8 mars 2023 pour passer des messages de sensibilisation à l’endroit de la jeunesse. Selon la présidente des femmes du cadre, le 8 mars est une journée de réflexion, d’échange sur les conditions de vie des femmes et non une journée dédiée seulement aux chants et danses.

Elle a surtout porté un regard particulier sur la question de la dépravation des mœurs qui reste un phénomène en plein essor dans la ville de Tombouctou. Ainsi, elle a invité les jeunes filles de la ville et de son quartier Abaradjou à réfléchir mille fois avant toute publication d’images sur les réseaux sociaux. « Les réseaux sociaux sont des phénomènes nouveaux et il faudra faire énormément attention, surtout les jeunes filles qui sont appelées à se marier un jour. Mais malheureusement, nous constatons que beaucoup de jeunes s’adonnent à des pratiques obscènes sur ces réseaux et c’est très dangereux », a-t-elle alerté.

Amadou Kodio

Source : Ziré

 

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