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CRISE SOCIALE : L’UNTM, est-ce une organisation criminelle ?

L’Union Nationale des Travailleurs du Mali, après une grève de 72 heures vient encore de déclencher une nouvelle grève de cinq jours. Cette grève qui a débuté le lundi 14 décembre continue jusqu’au Vendredi 18 décembre 2020.

 

Est-il assez responsable de la part du Bureau Exécutif de l’UNTM de déclencher une grève sauvage d’une telle envergure alors que le gouvernement de transition lui a fait des propositions de solutions qui ont été rejetées par la centrale Syndicale. Par réaction épidémique ou par calcul politicien, la centrale syndicale est en train d’adopter une posture suicidaire qui risque de couter chère aux membres du bureau Exécutif de l’UNTM.

Pendant cinq jours, en cette période où la COVID 19 a atteint le sommet de sa propagation, c’est à ce moment précis que l’UNTM décide de mettre en grève le personnel de la santé.

Pendant ces cinq jours, les membres du Bureau Exécutif de l’UNTM auront sur leur conscience tous les malades qui vont succomber dans nos structures de santé.

C’est un acte vraiment criminel que des responsables syndicaux qui prétendent défendre les intérêts matériels et moraux de leurs militants puissent avoir un tel comportement irresponsable.

Qui sait si parmi ces malades qui peuvent mourir faute de soins appropriés, vont se trouver des proches parents à eux – mêmes.

Pendant cinq jours, les frontières du Mali vont être fermées.

Pendant ce temps des milliers de camions remorques vont être bloqués à l’entrée et les marchandises ne pourront pas être dédouanées. Quel gâchis pour les opérateurs économiques qui ont aussi des droits qui doivent être préservés.

Pendant cinq jours, les Banques et Etablissements financiers vont rester portes closes. Quel gâchis pour l’économie malienne, les clients et les travailleurs des banques qui risquent d’être massivement licenciés par leurs employeurs.

Les travailleurs des banques, quoi que leurs syndicats soient affiliés à l’UNTM, ils n’ont pas le même statut que les agents de l’Etat.

Les banques ont l’obligation de respecter le contrat qui les lie à leurs clients. Les doléances de l’UNTM, ne concernent en aucune façon les travailleurs des banques. Si leurs employeurs se retournaient contre eux pour violation du contrat de travail, ils n’auront aucun recours.

Il est temps que les employeurs de banques mettent fin à une telle anarchie qui ne fait que les discréditer aux yeux de leurs clients et des investisseurs étrangers. Une suspension de tous les cadres syndicaux serait la meilleure sanction.

Pendant cinq jours, les services des douanes, des Impôts et des domaines vont faire perdre au trésor public des dizaines de milliards. Donc, si en cette fin d’année les agents de l’Etat auront leur salaire en retard, ils n’auront qu’à s’attaquer aux leaders de leurs syndicats.

Les membres du Bureau exécutif de l’UNTM seront jugés par l’implacable tribunal de l’histoire pour avoir trahi le peuple malien et pour avoir pris en otage le pays pour des raisons inavouées.

L’UNTM qui, autrefois, était une organisation crédible, est devenue une véritable marionnette des hommes politiques de l’ADEMA/PASJ. Ces politiciens véreux qui n’ont d’autres soucis que de sucer éternellement le sang du peuple.

Il est temps que les militants de l’UNTM cessent de s’engager dans des aventures qui n’ont d’autres objectifs que de déstabiliser le pouvoir de Transition et de porter atteinte à la fragile stabilité du pays. L’UNTM doit comprendre que les fonctionnaires de l’Etat représentent moins d’un pour cent (-1%) de la population du Mali.

Cette minorité qui est à la charge du peuple n’a pas droit de prendre le pays en otage mais ils ont le devoir de servir loyalement ce pays en protégeant les biens de l’Etat.

Ainsi, nous constatons que les principaux syndicats qui constituent la tête de proue de l’UNTM appartiennent tous au syndicat National de l’Administration d’Etat. Ces syndicats sont : les Syndicat des Douanes, des Impôts et des Domaines.

Les agents de ces trois services sont considérés comme les fonctionnaires les plus nantis de ce pays.

Mais la source de leur aisance est à rechercher dans la corruption et la délinquance financière.

Donc, ils doivent se regarder dans le miroir et savoir raison garder.

Si ces trois services fonctionnaient à 70% seulement de leur capacité réelle, le salaire Minimum interprofessionnel garanti (SMIG) peut être porté à 150 000 F au lieu de 45 000 F par mois.

L’UNTM à intérêt à mettre fin à sa stratégie de sabotage du pouvoir de Transition. Nous avons tous intérêt à ce que cette transition soit une réussite. Ce qui permettra d’entreprendre le chantier d’un Mali nouveau qui mettra l’accent sur la justice sociale, l’équité entre tous ses enfants. Personne ne viendra construire le Mali à notre place. Les briques que chacun de nous va apporter contribueront à bâtir une maison Mali solide et durable.

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