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Comment Soumeylou Boubeye Maiga s’est vengé du général Yamoussa Camara : après 4 années de séquestration et de trolling, coupable de rien !

Dans un second post sur sa page facebook, l’ancien Chef d’Etat major particulier du Président de la République et l’ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, général Yamoussa Camara déshabille le pseudo ‘’sécuritocrate’’, Soumeylou Boubeye Maiga et donne des éclairages sur le comment et le pourquoi Boubéyé a juré la main sur le cœur de l’envoyer en prison. Après quatre années de séquestration et de trolling le général Camara n’est coupable de rien ! Il est de nos jours libre, en bonne santé et profite de sa retraite. Cette cabale porte la marque d’un certain Boubeye, le Machiavel national. Lisez plutôt son post intitulé « Le boutefeu de l’imposteur »


« Dans la vie, ceux qui vous font croire à des absurdités, vous feront commettre des atrocités. J’ai accepté d’être CEMP (Chef d’Etat Major Particulier du Président) sur insistance du ‘’Papa m’a dit’’. Je ne savais pas que le poste était si convoité. Très tôt, des prédateurs se sont ligués pour me discréditer et me sortir de ce qui est désormais leur chasse gardée. Ils réussirent relativement rapidement à polluer de façon irréversible, mes rapports avec le Prince. Moussa Diawara, devenu le maître étalon de l’extravagance à l’échelle nationale, a pensé que je lui ferai de l’ombre. Il est particulièrement limité en effet et n’excelle que dans les commérages. Il fit un jour cette confidence: ‘’nous utiliserons d’autres moyens pour lui couper les racines’’. De confident en confident, tout se sait in fine. Ce ne fut donc pas bien difficile puisque je n’eus même pas le temps d’en pousser. Qui se ressemble, s’assemble. Soumeylou Boubeye Maiga, devenu son meilleur ennemi, et qui se poussait du col pour paraître expert dans les questions de sécurité, ne voulait surtout pas être contrarié devant le Prince, qu’il voulait favorablement impressionner. Ce montreur fit un jour une sortie inopportune et complètement saugrenue. Je l’ai recadré. C’était aussi cela mon rôle. Je me disais qu’à défaut de pouvoir tout faire par lui-même, le Prince devrait tout savoir. Je l’ai fait par devoir et par conviction, je ne voulais en tirer aucune gloriole. Boubeye jura de me mettre en prison. Des officiers me l’ont rapporté. Je n’ai commis aucune infraction. Du moins, une infraction dont les éléments constitutifs ne sont pas déterminés par la loi, n’en est pas une. Il leur fallait un prétexte. La mission du BVG, mandée pour faire l’audit de ma gestion, n’ayant pas donné les résultats escomptés, l’affaire des bérets rouges était sous la main. On y a simplement ajouté mon nom. Quelle misère morale! L’impétueux Karembé de Serge Daniel (Rfi) fut chargé d’y mettre le vernis juridique. Plus tard, Mamadou Berthé a préféré un poste à la CEDEAO que d’assumer son devoir de dire la vérité en disant le droit.
Pour vaincre toute résistance du Prince, ils lui susurrèrent à l’oreille que j’aurais offensé les Toubabs. Ce fut le boutefeu. Et le droit s’est enfui, charriant au passage le serment du Président, les lois, les Institutions de la République et l’intime conviction des juges. J’en fus surpris et dégoûté. Se peut-il que celui qui fut naguère notre candidat chouchouté, ait pu cautionner une telle cabale? J’étais prêt à tous les dévouements pour solder le capital de confiance placé en moi. En plus, dans la refondation de notre outil de défense, j’aurais pu être plus utile qu’un allié de revers. Mais la vie est ainsi faite. La fête passée adieu le Saint.

De boutefeu, de quoi s’agit-il? Contrairement à ce que disent les thuriféraires du régime, la Transition même à terre était arrivée à Kidal. Mais la cohabitation était difficile entre le régiment déployé et le chef blanc. Le Commandant ne cessait de s’en plaindre. Je reçus son coup de téléphone pour la énième fois le 14 juillet 2013. Je me trouvais à Paris. J’ai sollicité l’audience du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. C’était aux environs de 17 heures. J’étais accompagné de notre Attaché de défense à Paris. Le Drian n’était pas sur place. Je cherchais une cohabitation apaisée à Kidal. Je n’ai offensé personne. Et voilà ce que j’ai dit, Verbatim: ‘’Parmi nos 7 milliards de voisins, vous avez été les plus prompts à répondre à notre cri de détresse. La nation était au bord de la rupture. Le peuple malien vous en sera éternellement reconnaissant. Mais ce qui se passe à Kidal, heurte profondément le sentiment national. Nous allons vous aider à mieux nous aider, car ” entre l’amour et la haine il n’y a pas de frontière”. J’en avais fait le compte rendu informel au Premier ministre Djanko. Le bout de phrase a été jugé conflictuel. Il fut grossi au microscope, peut-être sorti de son contexte et rapporté avec la suggestion d’infliger une sanction pour complaire à ceux qui n’ont peut-être pas demandé cela. Le Prince le découvrira en même temps que les internautes. Il n’a en aucun moment cherché à connaître ce qui s’était réellement passé. J’étais son Conseiller. Je méritais toutes les injustices. Pourtant, avant Kona il y a eu Thiaroye-sur-Mer. Hier tués par le colon, aujourd’hui méprisés par nous mêmes ! La succession dans l’inhumain est-elle une fatalité ? Pauvre de nous ! La stratégie adoptée à Kidal a-t-elle eu l’assentiment des Maliens ? Des Français l’ont aussi critiquée, François Loncle notamment, en sa qualité de président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. L’ambassadeur des USA, au Conseil de sécurité des NU l’a aussi critiquée. Sauf qu’il s’agit d’un problème malien. Et moi, je suis Malien. Pourquoi autant de mensonges ? Ces derniers temps, le Fiston national s’agite pour ester en justice contre ceux qui l’incriminent dans un cas similaire de disparition et d’assassinat. C’est son droit dans un État de droit, pour autant que le Mali en soit un. Chacun est sa mesure à soi-même et peut ainsi juger ce que peut faire à autrui d’être accusé d’un crime aussi abominable. A-t-il pensé un seul instant que c’est pourtant cette même justice qui a monté contre moi une cabale similaire avec la caution de son Papa-président ? Moi aussi j’ai droit à la protection de la loi. Tout s’est passé comme dans une stratocratie. A la question de Socrates qu’est-ce que la justice ? Platon répondit: ‘’la justice sert à aider les amis et à nuire aux ennemis; aux uns paix et délices, aux autres mépris, ennuis et soucis’’. Quatre années de séquestration et de trolling, coupable de rien. Il y a assurément une autre façon, une façon plus humaine de faire de la politique. Que la vanité de l’homme est sans limite! Pour terminer, je voudrais rappeler ceci: ‘’sur la voute céleste aurais-tu mis ta scelle pour oreiller, défunt tu n’auras qu’une brique, l’espace d’un empan’’. Dieu reconnaîtra les siens.

Ce prédateur, honni et vomi…

Nul n’est au-dessus de la loi. Quelle belle profession de foi. Que la vie serait agréable si cela suffisait à lier la vie et la réalité. Hélas ! Rattrapé par la réal politique, plus personne n’entendra ce beau slogan dans la bouche du Prince. Moi, je fus séquestré et vilipendé des années durant, simplement par la vanité des hommes. Cette cabale porte la marque d’un certain Boubeye, le Machiavel national. Ce prédateur, honni et vomi, a fini par se noyer dans ses vomissures, au grand plaisir du plus grand nombre d’entre-nous. Il ne saurait avoir d’humiliation plus grande que l’accablant témoigne de l’exécration publique. Les complices du crime d’enlèvement et d’assassinat, car il y en a, au sens qu’on a donné à ce mot, existent bel et bien. Ils sont connus, mais n’ont jamais été interrogés. Ils avaient tous été cités lors de la honteuse mise en scène de Sikasso. Boubeye les a protégés avec l’accord sans conteste du président de la République. Un État ne fonctionne pas ainsi. Si nul n’est au-dessus de la loi, nul ne doit être protégé contre sa responsabilité. Les vrais complices restent entre autres: le Commandant du régiment para, l’actuel SEGAL du ministère de La Défense, le Gal Ibrim Fané (chef d’état-major de l’armée de terre au moment des faits), l’actuel chef d’état-major particulier du Président (il était le chargé des Opérations à l’Etat-major General) et le Gal Didié Dackouo. C’est peut-être cela qui a empêché le déroulé du Procès. Ne voulant d’aucune façon les voir à la barre, la justice, instrumentalisée, a procédé à une honteuse ré qualification des faits. On ne parle plus de signature de liste, mais de complicité pour n’avoir pas dénoncé les faits. Quelle pauvreté d’esprit. Décidément, quand un individu est dans le mensonge, l’intelligence et le talent le quittent. Justement ceux qui ont établi les listes, sont les mêmes qui auraient dû rendre compte des cas d’absence. Ils ne l’ont jamais fait. Nom de Dieu, le Ministre n’est ni un mage ni un devin; il reçoit des comptes rendus. En outre, les mêmes recevaient mensuellement les droits. Qu’en ont-ils fait? Pourquoi alors faire une fixation sur moi? Même le président de la Transition a mis la main dans le cambouis. De cela, je parlerai dans un livre. Dans notre république de la démocratie, certains sont plus égaux que d’autres. Un pays ne peut pas prospérer dans le mensonge. Dieu abhorre la démesure. Moi aussi, j’ai droit à la protection de la loi. Je veux vivre en harmonie avec mon environnement social. Un énergumène m’a fait le reproche de trop parler de moi. Il n’a pas compris que je parle de lui. Aujourd’hui c’est moi. Demain ça pourrait être lui. Si je suis si présent sur la toile, c’est aussi pour la cause commune, pour que plus jamais dans notre chère Patrie, aucun gouvernement ne prenne ses aises à pourfendre les lois de la République et à vouloir s’épanouir dans le mensonge et la manipulation. Personne n’a le droit de mentir. Si nous nous couchons, nous sommes morts. J’utiliserai tous les canaux pour étaler cette pratique d’un autre âge. Avant Konna, il y a eu Thiaroye-sur-Mer…
◦ En dévoilant les noms des vrais complices, je n’ai voulu discréditer personne. Mais les faits sont têtus. On ne peut pas ajouter de la vérité à ce qui est vrai ni en donner à ce qui est faux. Si je mens, que les nominés m’assignent en justice pour soigner leur réputation ou bis repettitat, que le gouvernement ou plus exactement la justice de la volonté du gouvernement reprenne rapidement le procès renvoyé sine die. Les parents des suppliciés ont hâte de connaître la Vérité ».

Général Yamoussa Camara

Source: L’Enquêteur

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