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Coin du droit : Le droit malien ne connaît aucune répression du blasphème

Au Mali, dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, un homme marche sur le saint Coran, multiplie les injures et les propos désobligeants contre la communauté musulmane. Il est depuis dans le collimateur de la justice.

Le procureur général près de la Cour d’Appel de Bamako a annoncé dans un communiqué l’ouverture d’une enquête judiciaire contre l’auteur de cette vidéo, en raison de la gravité des propos que les religieux qualifient de blasphème contre l’islam.

Lesquels propos peuvent être punis à en croire le communiqué du procureur, suivant l’article 58 de la Loi n°2001-79 du 20 août 2001 portant code pénal en République du Mali et les articles 55 et 56 de la loi n°2019-056 du 5 décembre 2019 portant sur la répression de la cybercriminalité.

L’auteur de ces propos risque gros si l’on s’en tient aux dispositions de l’article 58 du code pénal malien qui stipule que « … toute propagation de nouvelles tendant à porter atteinte à l’unité de la nation ou au crédit de l’État, toute manifestation contraire à la liberté de conscience et à la liberté de culte susceptible de dresser les citoyens les uns contre les autres, sera puni d’un emprisonnement de un à cinq ans et facultativement de cinq à dix ans d’interdiction de séjour ».

L’actualité oblige : c’est quoi le blasphème ?

Parole ou discours qui outrage la divinité, la religion ou ce qui est considéré comme respectable ou sacré. Le blasphème est à distinguer du sacrilège : le premier consiste en paroles, le second en actes.

Le droit malien, encore une fois, ne connaît aucune répression du blasphème mais les infractions (diffamation, injure, provocations à la discrimination, à la haine ou à la violence) à l’encontre des croyants peuvent, elles, être réprimées.

Moussa Guindo

Source : La Différence HEBDO

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