Suivez-nous sur Facebook et Youtube pour ne rien rater de l'actualité malienne

Agriculture et l’Energie solaire au Mali: 2 millions d’emplois à l’espace de 5 ans, un rêve bien réalisable au Mali si l’autorité s’y implique.

Le Dr Clément DEMBELE, Professeur chercheur, nous édifie sur comment l’économie malienne peut s’émerger et être souveraine afin de subvenir aux besoins du peuple et créer des emplois ?

Selon le Dr Clément, l’économie d’un Etat est préalablement basée sur deux choses qui sont: Le produit national brut (PNB) et les produits importés d’ailleurs.
Il a indiqué que pour l’émergence d’une économie souveraine, le pays doit recouvrir son intégrité territoriale tout en garantissant les échanges internes entre les différentes populations des différentes localités du pays (infrastructures routières et la sécurité des personnes et de leurs biens), l’employabilité des jeunes de 18 à 35 ans qui constitue la couche intermédiaire. Cette couche a la force, le dynamisme et la bravoure de bien travaillé afin de subvenir à ses propres besoins, mais aussi et surtout aux besoins des vieilles personnes ainsi que les plus jeunes. En plus, le pays doit être autosuffisant dans la production des produits nationaux à savoir : l’or, le fer, les produits agricoles (coton et autres) et l’élevage pour la stabilité de son économie.
Le Mali pour de telle émergence économique doit d’être indépendant pour de bon selon le Dr Dembélé qui a ajouté qu’il faudra une restructuration de certains domaines tels que l’école, l’Agriculture, l’Energie Solaire, l’Infrastructure routière et l’Investissement extérieur pour le développement équilibré.
Concernant l’école, a en croire le Dr Dembélé, un pays se développe d’abord par sa population et non par le gouvernement qui est constitué des décideurs. C’est au gouvernement de mettre un système de développement en place pour le peuple. Le vrai problème du Mali, aujourd’hui, demeure son école à travers les filières de formations.
Dans un pays soucieux, les filières doivent être enseignées selon les besoins d’emplois. Aujourd’hui au Mali, rares sont les étudiants qui décrochent un emploi directement après leurs études. Seulement, 5 étudiants sur cent (100) ont un boulot fixe après leurs études. Les 95% vont trainer dans le chômage pendant des années. Ces problèmes de chômage ne sont pas des fatalités car sont issus de la caducité des filières enseignées dans nos grandes écoles. Dans les universités maliennes, nombreux sont les étudiants qui font le droit, les sciences de l’éducation, la socio-anthropologie, la géographie ou l’histoire.
Aujourd’hui, le Mali n’a pas besoin de ces filières et l’autorité malienne doit savoir orienter les étudiants et les former pour le chômage dans le futur. Ainsi l’école, telle que nous avons, devient primordialement une épine dans le pied de l’économie malienne sachant que ces jeunes formés pour chômer, deviennent des proies au terrorisme et au banditisme ou le plus souvent passer leurs temps à prendre du thé en longueur de journée, devraient être le soubassement de l’économie du pays.
Apres la restructuration de l’école, il y a des domaines qui peuvent définitivement mettre fin à la pauvreté du Mali et donner de l’emploi à tous les maliens jusqu’à ce que le Mali part chercher des travailleurs dans les pays voisinant.
Ces domaines sont :
L’Agriculture
L’Agriculture telle que nous la faisons au Mali n’est pas développée. L’autorité malienne doit donner plus de valeur à l’agriculture en formant les agriculteurs, en leurs faisant des subventions et les doté de matériels adéquats. Développer également les coopératives entre les agriculteurs. En effet, ce système permettra une autosuffisance alimentaire sans le développement est impossible. Au Mali, on est découragé d’être cultivateur parce c’est la couche la plus marginalisée et plus endettée. Ce qui fait que beaucoup de jeunes ne veulent pas être cultivateur. Ils voient leurs parents qui ont cultivé manuellement pendant des années, mais demeurent toujours dans la galère et la pauvreté sans aucune évolution. Il faut impérativement que le secteur de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche soient valorisé et encouragé au Mali. Selon des statistiques, on peut créer trois (3) millions d’entreprises dans le seul secteur de l’agriculture à l’espace de 4 ans a-t-il affirmé. Ces entreprises sont entre autres : les usines de confection des machines agricoles, des cellules de conseillers agricoles, les usines de transformation des produits agricoles etc….
L’énergie Solaire
L’énergie solaire demeure l’un des grands atouts pour le Mali. D’après des études, il y a plus de soleil au Mali que bon nombre de pays à travers le monde. Avec l’énergie solaire, on peut électrifier tout le Mali à l’aide des panneaux à énergie solaire. Bien sûr qu’il ne serait pas facile pour beaucoup de citoyens lambda au Mali de payer des panneaux avec de l’argent en espèce car le prix étant entre les 2 ou 3 millions de francs CFA. Qu’à cela ne tienne si l’Etat s’implique avec des mesures d’accompagnement en diminuant le prix des panneaux avec une réduction des taxes et impôts pour les importateurs, cela pourra être un tremplin pour l’économie nationale. L’Etat peut également donner les panneaux à la population à crédit avec un système de paiement approprié.
En électrifiant tout le Mali, cela fera un coup de recule à l’exode rural car beaucoup de jeunes, au lieu de quitter leur village pour Bamako, restent au village et entreprennent des métiers pouvant subvenir à leurs besoins. L’électrification est un moyen pour le maintien de la sécurité. Sans rien vous apprendre, ce n’est un secret pour personne que l’EDM, avec ses coupures intempestives, ne parvient plus à satisfaire les maliens selon le Dr Clément. Il a ajouté que cela prouve à suffisance que l’EDM ne s’aura relevé le défi, alors que l’énergie solaire permettra a plus d’énergie et plus d’économie pour les maliens.
L’infrastructure routière
L’infrastructure routière facilite le transport des personnes et de leurs biens, (produits agricoles et industriels) entre les différentes régions ou entre les différents villages, a aussi une grande place dans le développement du Mali. Il évoquera que selon une de ses recherches, l’infrastructure routière peut générer cent (100.000) mille emplois par ans au Mali. Il suffira ainsi d’additionner ce chiffre aux chiffres suscité pour comprendre que le Mali génèrera 4 millions d’emplois par an pour sa jeunesse. Ce qui fera qu’au bout de 5 ans, il n’y aura pas moins de 2 millions d’emplois au Mali et la totalité de la population malienne ne dépassant même pas les 16 millions. On ira chercher des travailleurs dans les pays voisins pour la main d’œuvre.
L’investissement extérieur
Pour l’investissement extérieur, il faudra une implication farouche de l’autorité malienne en allant vers les investisseurs comme l’Algérie et le Sénégal l’ont fait, et comme la Cote d’Ivoire est en train de le faire aujourd’hui.
L’autorité peut lancer appel à des investisseurs extérieurs pour venir installer leurs usines dans les régions comme Kayes et Sikasso. Quand ces investisseurs viennent, le pays peut les attirer en leur faisant des subventions et leurs garantir qu’ils ne payeront ni de taxes ou d’impôts pendant 5 ans. Et en contrepartie, ils emploieront 70% de maliens dans les différentes usines.
Le choix de ces deux régions Kayes et Sikasso n’est pas fortuit. Géographiquement, Kayes est une région frontalière avec des pays dans lesquels, il y a le port dont le Sénégal et la Mauritanie. Quant à Sikasso c’est une région frontalière avec la Cote d’Ivoire qui un port.
Ainsi avec ces régions stratégiques, on pourra convaincre les investisseurs qu’à travers les ports du Sénégal, de la Mauritanie et de la Cote d’Ivoire, ils pourront transporter les productions de leurs usines. Le Dr Clément a conclu qu’il n’est vraiment pas d’avis avec ceux-là qui disent que les jeunes maliens n’aiment pas travailler. Les jeunes maliens aiment travailler, mais ceux sont les politiques du pays qui manquent de volonté politiques afin d’attirer, d’encourager et d’accompagner les jeunes à travailler pour le bon devenir de leur nation. Quant à l’Etat, il ne montre rien de concret auquel la jeunesse peut croire et compter pour un meilleur avenir. Comment elle peut être galvanisée ?
Source: L’œil du Péon

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Toutes les chaînes africaines en direct