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Sahel: libération du plus vieil otage occidental

C’est la fin de huit ans de captivité pour Iulian Ghergut. Actuellement, âgé de 47 ans, l’homme «est actuellement en sécurité sur le territoire de la Roumanie», où il est rentré aujourd’hui, a indiqué le ministère roumain des Affaires étrangères. Il a salué les efforts du Maroc qui ont permis ce dénouement heureux.

Lors de son enlèvement le 4 avril 2015, Lulian Ghergut travaillait comme officier de sécurité d’une mine de manganèse dans le nord du Burkina Faso, près des frontières du Mali et du Niger. Son rapt avait été revendiqué par « Al-Mourabitoune », l’une des composantes du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM, selon son acronyme arabe), lié à Al-Qaïda. Le GSIM est formé en 2017 et est à l’origine de plusieurs enlèvements d’Occidentaux au Sahel, notamment dans la zone dite des « trois frontières » ou du Liptako Gourma.

Comme les autres otages occidentaux libérés récemment, les conditions qui ont prévalu à cet heureux dénouement n’ont pas été dévoilées. Même si le GSIM contrairement à l’Etat islamique, fait de ses otages une source de financement de ses activités au Sahel. Sans compter le fait que les Occidentaux refusent d’avouer le versement de rançon pour la libération de leurs otages.

Depuis quelques mois, on assiste d’ailleurs à une vague de libération d’otages occidentaux par le GSIM. En mai dernier, ce groupe avait libéré le médecin australien Kenneth Elliott, âgé de 88 ans, enlevé au Burkina Faso en janvier 2016 en compagnie de son épouse, relâchée après quelques jours de captivité. Au mois de mars dernier, c’était autour du journaliste français, Olivier Dubois (enlevé à Gao en avril 2021) et l’humanitaire américain Jeffrey Woodke (enlevé le 14 octobre 2016 au Niger) d’être libérés.

Cependant, il reste encore quelques otages étrangers au Sahel. Parmi ces derniers, on compte le Sud-Afracain Gerco Van Deventer, enlevé depuis novembre 2017 au sud de la Libye avant d’être remis au JNIM. Il y a aussi le cas du couple italien Rocco Antonio Langone et Maria Donata Caivano, 64 et 62 ans ainsi que leur fils Giovanni, 43 ans, enlevés, en mai 2022, dans la région de Koutiala, au sud du Mali où ils vivaient comme des Témoins de Jéhovah. Le dernier cas le plus emblématique est surtout le prêtre allemand Hans-Joachim Lohre, dont les conditions de disparition en plein cœur de Bamako, en novembre dernier, s’apparentent à un kidnapping bien que n’ayant pas été revendiqué jusqu’ici.  Ces cas sont les plus connus puisqu’ils sont très médiatisés contrairement à des dizaines d’Africains, notamment des citoyens maliens, burkinabè ou nigériens toujours en captivité depuis plusieurs années dans l’indifférence totale.

MD/ac/APA

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