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Retrouvailles IBK-Soumaïla Cissé : Panique dans le camp des opposants de circonstance

Opposants de façade, agitateurs en solo, ce sont là les opposants de circonstance à la solde de Soumaïla Cissé. Ils observent un mutisme depuis la première rencontre entre IBK et leur mentor. Un vent de panique s’est emparé de leurs rangs depuis la première retrouvaille entre les mentors de la vie politique nationale.

Nous assistons à une eau douce dans le paysage politique malien. Cela depuis l’abandon des marches et meeting par Soumaïla Cissé. Celui qui a juste refusé les résultats issus des urnes semble reconsidérer sa position en prenant langue avec son adversaire au second tour de la présidentielle du 12 août dernier. Les deux Hommes se sont retrouvés sans intermédiaire pour parler de la marche à suivre en vue de décrisper la situation politique. Cela en vue de faire bouger les lignes. Si les retrouvailles IBK-Soumi semblent appréciées par les citoyens lambda, tel n’est pas du goût des invétérés de Soumaïla Cissé. Ces derniers avaient pris à leur compte le combat du Chef de file de l’opposition pour mener leur randonnée contre le Régime. Le hic est que la plupart de ces agitateurs invétérés n’appartiennent pas à la famille politique de l’Homme. Mais ils s’agitent à son compte à cause de ses mannes financières. Car, il finançait les marches et meeting de l’opposition. Ses invétérés à l’image de Tiébilé Dramé du PARENA, Nouhoum Togo du PDES, Me Mohamed Aly Bathily des APM, Choguel Kokala Maïga du MPR profitaient de ces activités politiques pour mener leur randonnée contre le pouvoir. Depuis qu’il a cessé de financer ces différentes activités, on n’a vu personne d’entre ces gelés organiser une activité de contestation. C’est pour dire que l’Homme était tout pour l’opposition.

L’Homme semble prendre la main tendue d’IBK. S’il la prenait, çà sera un coup chao pour ses partisans gelés qui n’agissent qu’en son seul nom. Si ce dialogue entre les deux ténors de la classe politique malienne aboutissait, ça serait la fin des haricots pour ses opposants de façade. Non seulement, ils ne mèneront pas d’activités politiques, encore moins de simples retrouvailles. Car, la sève nourricière va les manquer indubitablement. En attendant, l’heure est à la panique dans les rangs de tous ces opposants de circonstance dont les interventions dans les médias se font rares. Est-ce par manque de sujets ou de moyens ? Nous ne serons rien dire pour le moment. En tout cas, l’heure est grave pour ces invétérés politiques qui ne savent plus par où se donner la tête.

Déjà, on assiste à des reconversions du côté de certains d’entre eux. Il s’agit de Tiébilé Dramé qui, au cours d’une conférence de presse, organisée à la Maison de la Presse de Bamako, a fait des propositions de sortie de crise. Celui là qui faisait partie des grands critiques du régime d’IBK semble se poser en donneur de leçons de démocratie.

Le bon sens a manqué à ces politicards à la recherche de point de chute. Leur idole ayant pris la direction du dialogue.

Comme le disait le Président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, alors opposant au Régime de Laurent Gbagbo : «Il faut avoir double carapace quand on veut faire de la politique». Cette qualité semble manquer à la plupart des Politiciens maliens qui mettent l’accent sur le matériel au détriment de la conviction politique. Le salut en politique réside dans les convictions idéologiques et non dans l’accompagnement aveugle à tel ou tel Homme politique. Telle est la réalité au Mali où les politiques cherchent la direction du vent dans le choix des compagnons. C’est une mauvaise attitude en la matière.

Ambaba DE DISSONGO

Source: L’Observatoire

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