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Procédure disciplinaire contre Cheick Mohamed Chérif : « Seul le droit doit prévaloir »

C’est en principe ce mercredi 15 juin 2022 que le magistrat de classe exceptionnel, Cheick Mohamed Cherif Koné sera devant le Conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature convoqué par le Colonel Assimi Goïta. Espérons la manifestation de la vérité.  Que des arguments de droit prévalent.

 

Cette sortie à l’endroit du président de l’Association malienne des procureurs et poursuivants (AMPP) trouve son origine du fait qu’il avait pris son courage à deux mains pour dénoncer la procédure conduisant à l’arrestation de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et l’ancienne ministre des Finances,Bouaré Fily Sissoko, dans l’affaire dite « des équipements militaires ».

Ce jeudi 15 juin, à la Cour Suprême, tout prouve que les débats seront rudes entre les avocats de Me Cherif et le Procureur général. Le second espère avoir raison du premier sur la base des seuls arguments juridiques basés sur le seul droit.  Toute autre explication ne doit avoir sa place. Autrement dit, il faut que le droit ait raison sur le cœur ou sur toutes autres considérations.

L’accusé Me Koné, connu pour son franc parlé, son respect des textes, a déjà averti que seul le droit doit prévaloir et que personne ne peut et ne doit se soustraire du joug des lois de la République. Pour lui, « nos dirigeants ne sauraient demeurer en marge du droit… Ce serait une démission pour les membres de nos organisations de rester inactifs et muets face aux atteintes les plus graves à l’indépendance du pouvoir judiciaire, aux règles de procédure, ainsi qu’aux libertés et droits fondamentaux consacrés par les instruments internationaux et notre constitution », écrit maliweb.

Pour le magistrat, il est hors de question de cautionner  la violation des principes et règles de démocratie de la part de quiconque, y compris d’un président de Transition. Pour le magistrat convoqué, la qualité du Colonel Assimi Goïta, premier magistrat du pays et président du conseil supérieur de la magistrature « sont légitimement discutables pour être juridiquement contestables, au regard de notre Constitution, de la charte de la Transition et du droit international ».

Au regard de l’importance de l’audience, les Maliens auront certainement les yeux rivés sur la Cour Suprême ce jeudi. Ce procès est appelé par certains observateurs : « Procès judico-judiciaire ».

Djibril Diallo

Source : Arc en Ciel

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