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Phase II Route Bamako-Ségou : Les occupants des emprises s’exposeront à des sanctions

Les travaux de réalisation de la seconde phase du projet de route Bamako-Ségou peinent à démarrer. Il s’agit là du trajet commençant à partir du rond-point «Warakasirafara» à Yirimadio jusqu’à l’entrée ouest de la ville de Ségou. La nature ayant horreur du vide, il a été constaté que certains anciens occupants et autres personnes véreuses commencent à réoccuper les emprises autrefois libérées.

Dans une démarche anticipative et de préservation de ce domaine déclaré d’utilité publique, la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko demande à libérer sans délai les emprises de cette phase II des travaux de construction du projet de route Bamako-Ségou. «Les personnes, dont les biens avaient été touchés ont toutes été indemnisées, conformément à la loi domaniale et foncière», justifie-t-elle dans un communiqué publié le 23 juillet dernier, rappelant qu’il est «fortement interdit de construire dans les emprises réservées à la réalisation de la phase II de la Bamako-Ségou».

Rencontré lundi sur le chantier du viaduc (échangeur) en descente du 3è pont, le directeur national des routes a donné des précisions. «De plus en plus, l’occupation des emprises du projet de route Bamako-Ségou prend de l’ampleur. Des gens déjà indemnisées refusent de les libérer», a expliqué Abdoulaye Daou qui accompagnait la ministre des Transports et des Infrastructures en visite d’inspection.

Selon lui, le communiqué ne signifie pas un démarrage immédiat des travaux de la phase II du trajet Bamako-Ségou. «Il vise à préserver l’emprise qui a fait l’objet d’indemnisation pour éviter que des personnes viennent occuper le site à nouveau. Ce qui n’est pas du tout tolérable», a prévenu Abdoulaye Daou, rappelant que les occupants avaient été indemnisés pour cause d’utilité publique. Donc, ils doivent libérer le site, a insisté le responsable.

Assurant que la documentation attestant l’indemnisation des personnes concernées est disponible au niveau de la direction générale du budget et au ministère de l’économie et des Finances, il a menacé. «Ceux qui font la sourde oreille pour occuper à nouveau les emprises seront sanctionnés conformément à la loi en vigueur», avertit le directeur national des routes.

Babba B. COULIBALY

Source : L’ESSOR

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