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Les devoirs envers les parents

Dans le Coran, il y a plusieurs versets qui se succèdent pour placer la recherche de la satisfaction des parents après celle d’Allah et pour présenter la bienfaisance envers eux comme un mérite, une vertu qui vient juste après la foi en Allah, compte tenu de la grandeur de ce caractère.

CE QUE DIT LE CORAN

Dieu dit: “Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers vos parents» (Coran,4 :36). Il dit aussi : «Dis: Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit: ne Lui associez rien; et soyez bienfaisants envers vos parents…» (Coran, 6 : 151)

Dieu recommande la bienfaisance envers les parents et dit: « Et Nous avons enjoint à T’homme de bien traiter ses parents, et si ceux-ci te forcent à M»associer ce dont tu n’as aucun savoir, alors ne leur obéis pas » (Coran, 29 :8) Il dit aussi : “Et nous avons recommandé à l’homme la bienfaisance envers ses parents; sa mère l’a porté subissant peine sur peine: son sevrage a lieu à deux ans. Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est la destination.” (Coran, 29:31).

Le Coran poursuit la description de la place des parents en indiquant la marche que le musulman doit suivre ainsi que son attitude envers ses parents, s’il arrive que tous les deux ou l’un d’eux atteint la vieillesse et devient faible, et dit : “Et ton Seigneur a décrété: n’adorez que Lui et soyez bienfaisant envers les parents: si l’un d’eux ou tous les deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dit point Fi! Et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. Et par clémence, abaisse pour eux l’aile de l’humilité et dit : O mon Seigneur accorde-leur à tous les deux miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit’. (Coran, 17:24).

Ceci se manifeste à travers les cinq points suivants :

1-Ne pas se plaindre de ce que l’on voit ou sent de l’un d’eux ou de tous les deux et qui pourrait gêner les gens. On doit plutôt endurer et les supporter en espérant la récompense divine et se rappeler qu’ils nous avaient supportés dans notre enfance. Il faut également éviter d’être angoissé ou las (devant ses parents).

2-Ne pas les attrister, ni les réprimer par des propos.

S’adresser à eux en leur tenant des propos agréables empreints de respect et de vénération ainsi que le dictent et nous y invitent la bonne éducation et la maturité : par exemple, leur dire Papa ou Maman au lieu de les appeler par leurs noms.

3-Ne pas élever la voix devant eux, ni les fixer du regard. Tout regard sur eux doit être plein de tendresse et d’humilité. Allah dit: “Par clémence abaisse pour eux l’aile de l’humilité” (Coran 17 : 24). Ourwa (un érudit musulman) dit: si tes parents te vexent, ne les regarde pas avec fixité car le premier indice de la colère est de fixer son regard sur celui contre qui on est furieux.

4-Prier et implorer Allah de leur accorder Sa miséricorde comme ils avaient eu pitié de nous durant notre enfance.

5-Faire preuve d’humilité et de modestie devant eux et leur obéir dans tout ce qu’ils nous ordonnent, à moins que ce soit contre les recommandations divines. En outre, il faut se rappeler qu’ils n’avaient ménagé aucun effort pour nous dans notre enfance, au moment où nous ne pouvions rien faire pour nous-même. Donc, s’ils ont besoin de nous dans leur vieillesse, nous devons être reconnaissants envers eux et nous mettre à leur service.

Autrement dit, la bienfaisance recommandée envers les parents signifie, entre autres, l’acceptation par l’enfant, sans protestation, ni controverse, de ce qui peut ou non lui plaire.

Le Coran recommande de rechercher le sommet de la bienfaisance envers les parents en ordonnant de se montrer bon envers eux, même s’ils sont non musulmans. Allah dit : “Ef si tous les deux te forcent à m’associer ce dont tu n ’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas, mais reste bienfaisant envers eux ici-bas ” (Coran 31 : 15).

COMMENT DEVIENT-ON BIENFAISANT ENVERS LES PARENTS ?

L’individu ne peut être qualifié de bienfaisant envers ses parents que s’il se conforme à ces trois critères :

1-Préférer la satisfaction de ses parents à celle de sa propre personne, de sa famille (femmes et enfants) et celle du monde entier.

2-Leur obéir dans tout ce qu’ils lui ordonnent ou interdisent – que cela lui convienne ou non- tant que cela n’est pas contraire aux recommandations divines (qu’ils lui demandent de ne pas prier ou jeûner, par exemple).

3-Leur donner tout ce qu’ils désirent (s’il en a les moyens) de gaieté de cœur, avant qu’ils ne le réclament eux-mêmes, et tout en ayant le sentiment que, même si l’on sacrifiait biens et vie, on ne pourrait nous acquitter correctement de leurs droits.

AVANTAGES DU DEVOUEMENT ENVERS LES PARENTS

Le dévouement envers les parents comporte de nombreux avantages :

-Il fait partie des actes les plus agréés par Allah: on rapporte qu’Abdallah ibn Massoud a dit: «j’ai demandé au messager d’Allah (de me dire) ce que notre Seigneur agrée le plus. Il dit: faire la prière à l’heure. Je dis ensuite ? Il dit: être dévoué à ses parents. Je dis ensuite ? Il dit: faire le djihad dans le sentier d’Allah (Hadith reconnu authentique par al- Boukhari et par Mouslim).

-Il permet d’entrer au paradis : on rapporte qu’ Abou Houraira (qu’Allah l’agrée) a dit: j’ai entendu le messager d’Allah dire: “quel perdant ! Quel perdant ! Quel perdant ! L’on demanda: qui, ô messager d’Allah ? Il dit: celui qui a vécu avec ses deux parents ou avec l’un d’eux dans la vieillesse, puis n’est pas entré au paradis», (hadith rapporté par Mouslim)

L’on rapporte de Maouawiya ibn Jahima que son père (qu’Allah les agrée) a dit: je suis allé une fois voir le Prophète (PSL) pour lui demander son avis sur le djihad. Il dit : as-tu des parents ? Je dis: oui. Il dit: sois à leurs côtés, car le paradis est sous leurs pieds (autrement dit, ton dévouement envers eux te garantit raccès au paradis). (Hadith rapporté par Thabarani).

-Il garantit la longévité et la richesse : on rapporte de Salman (qu’Allah l’agrée) que le Prophète (PSL) a dit : “rien ne repousse le destin si ce n ’est la prière; rien ne prolonge la vie si ce n’est la bienfaisance” (hadith rapporté par Tirmidi.

L’on rapporte d’Anas (qu’Allah l’agrée) que le Prophète (PSL) a dit:“quiconque voudrait qu’on lui prolonge la vie et augmente sa richesse, alors qu ’il soit bienfaisant envers ses parents et entretienne bien ses liens de parenté ». ( Rapporté par Ahmad).

-Il permet de faire agréer les bonnes actions et efface les pêchés: Allah dit:

“ Et Nous avons enjoint à l ’homme de la bonté envers ses parents: sa mère va péniblement porté et en a péniblement accouché; et sa grossesse et sevrage durent trente mois; puis quand il atteint ses pleines forces à quarante ans, il dit: O Seigneur! Inspire-moi pour que je rende grâce des bienfaits dont Tu m’as comblés ainsi qu’à mes parents, et pour que je fasse une bonne œuvre que Tu agrées. Et Fais que ma postérité soit de moralité saine. Je me repens à Toi et je suis du nombre des soumis. Ce sont ceux là dont Nous acceptons le meilleur de ce qu’ils œuvrent et passons sur leurs méfaits, (ils seront) parmi les gens du Paradis, selon la promesse véridique qui leur était (Coran,46 :16)

L’on raconte qu’ibn Omar (qu’Allah les agrée ) a dit : un homme vint dire au Prophète (PSL):

« J’ai commis un grand pêché, puis-je me repentir ? »

« As-tu une mère ? »

« Non. »

« As-tu une tante? »- oui. »

« Sois bienfaisant envers elle ».(Rapporté par Tirmidhi).

-Il est la cause de l’agrément du musulman par son Seigneur :

Dans un hadith d’Abdallah ibn Amr, le Prophète dit : « Allah sera satisfait de son serviteur quand ce dernier aura satisfait ses parents ; sa colère aussi dépend de celle des parents » (rapporté par Thabarani).

-Il permet d’exaucer la prière et d’ôter le chagrin : le récit qui suit en est une preuve. Trois compagnons avaient pris refuge dans une grotte à la tombée de la nuit. Malheureusement pour eux, une roche en bloqua l’entrée. Ils se mirent à implorer Allah, chacun d’eux par ses bonnes actions, afin de pouvoir sortir. Puisque l’un des trois était bienfaisant envers ses parents, il dit dans son invocation :

« Seigneur ! J’étais berger ayant de vieux parents, une épouse et des enfants. Quand j’apportais du lait à mon retour au soir, je servais d’abord mes parents qui buvaient avant mes enfants (et ma femme). Un jour, du fait que je m’étais rendu à un pâturage éloigné, je n’ai pu rentrer que tard dans la soirée au moment où ils (mes parents) s’étaient endormis. Quand j’ai fini de traire, comme d’habitude, je vins les voir avec la calebasse en rechignant à les réveiller et ne voulant pas donner à boire aux enfants qui pleuraient de faim à mes cotés. Je n’ai pu les réveiller jusqu’à l’aube malgré les cris incessants des enfants. Seigneur ! Si tu sais que j’avais agi ainsi dans le but de suivre Tes seules recommandations, alors écarte-nous cette roche pour que nous puissions voir le ciel. Allah exauça sa prière et écarta la roche…. » (hadith reconnu authentique par al-Boukhari et par Mouslim).

-Il est prioritaire sur l’hégire et le djihad : on rapporte qu’Abdallah ibn Amr ibn Al-As a dit : un homme s’est dirigé vers le Prophète et a dit : « Je veux te prêter serment d’allégeance pour l’exil et le djihad dans le but d’avoir la récompense divine. »

Le Prophète dit: « un de tes parents est-il en vie ? »

Il dit : « tous les deux sont vivants ».

Le Prophète dit : «tu voudrais vraiment avoir la récompense divine ? »

Il dit : « oui ».

Le Prophète dit: “retourne à tes parents et sois bienfaisant envers eux”. (Rapporté par Mouslim).

-La bienfaisance de l’enfant envers ses parents est source de fierté et de satisfaction pour eux. En outre, ils prieront pour lui, et nous savons que leur prière est toujours exaucée. Le hadith qui suit en est la preuve, le Prophète dit : “voici trois prières toujours exaucées sans nul doute: la prière de l’opprimé, celle du voyageur et celle des parents pour leurs enfants” (rapporté par Ibn Majah).

Disons que si le résultat et le fruit de la bienfaisance envers les parents se limitaient uniquement à l’exaucement des prières formulées pour l’enfant, cela aurait suffi. Peut-être ont-ils prié pour lui afin qu’il ne soit jamais malheureux (dans l’au-delà).

Le dévouement envers les parents entraîne pour l’enfant la droiture de sa progéniture et la bienfaisance envers lui: l’on dit, que la bienfaisance est comme un prêt, car les enfants sont dévoués à l’un de leurs parents comme il l’a été envers les siens, la vie n’étant que créance et acquittement. Il faut donc traiter ses parents comme on souhaiterait être traité par ses enfants.

La bienfaisance envers les parents donne le sentiment du devoir moral accompli avec satisfaction envers eux ; qu’ils soient vivants ou. L’individu est toujours heureux et fier quand il est bienfaisant envers ses parents, et cela lui permet de vivre dans la quiétude. Après le décès des deux ou de l’un d’eux, l’enfant bienfaisant n’éprouvera aucun sentiment de regret, contrairement à celui qui maltraite ses parents.

Le dévouement envers les parents assure une bonne renommée et des éloges pour le bienfaisant, qui fait également l’objet de prières, car la bienfaisance est une vertu tellement noble qu’elle comble celui qui la pratique. Et le récit de Ouwais Al-Quami que nous relaterons plus loin en atteste.

Il fait partie des vertus distinctives des prophètes (Paix et salut sur Eux): Allah dit: (parlant de Yahya – Jean Baptiste)

“Et dévoué envers ses parents, et ne fut ni violent ni désobéissant’ (Coran 19:14) Parlant de Jésus II dit“ :

“…Et bienfaisant envers ma mère. Il (Dieu) ne m’a fait ni violent ni malheureux” (Coran 19 : 32). Parlant d’Ismael II dit: “[Ismael dit]

« O mon pcre, fais ce qui t ’est ordonné: tu me trouveras, s //plaît à Allah, du nombre des endurants » (Coran 37 :102).

ACTES QUI AIDENT A ETRE BIENFAISANT ENVERS LES PARENTS

Les actes suivants aident le musulman à être dévoué envers ses parents;

-Evoquer les vertus de la bienfaisance et des conséquences de la désobéissance et de l’ingratitude à l’égard des parents. En effet, une connaissance des fruits de la bienfaisance et l’évocation de ses vertus font partie des plus grandes motivations à la pratiquer et à se comporter en conséquence. En outre, la connaissance des conséquences de la désobéissance aux parents et de ce qu’elle peut engendrer comme chagrin, soucis, malheur et regrets contribue à la fois à rendre le musulman dévoué envers ses parents et à lui éviter de les désobéir.

-Evoquer les mérites des parents devant l’individu : car -après la volonté d’Allah- ils sont à l’origine de son existence et ils se sont mobilisés en sa faveur. La mère l’a porté neuf mois dans son ventre, supportant à la fois douleur, maladies et poids de la grossesse avant d’aocoucher péniblement dans la souffrance et la douleur dont Allah seul connaît l’intensité. Puis, elle l’allaite pendant deux ans complets, préférant le rassasiement de son enfant au sien, son sommeil au sien, son repos au sien.

Mieux, la mère préfère sa propre mort à celle de son enfant.

Quant au père, il s’efforce de trouver le repas quotidien. Il travaille le jour et assiste la mère dans l’éducation des enfants.

Par conséquent, quoi qu’il fasse, un enfant ne pourra jamais assez récompenser ses parents. Ainsi, quiconque croit à ceci sera dévoué et bienfaisant envers eux.

-Le fait de se mettre à la place de ses parents. Autrement dit, plairait-il à l’individu, une fois vieux, affaibli, chenu et incapable de faire quoi que ce soit, d’être négligé et maltraité par ses enfants ?

Voir la vie des gens bienfaisants envers leurs parents et la quiétude, le bien-être et le soulagement dont ils jouissent, tout ceci augmente l’ardeur et l’effort et incite à la bienfaisance.

-Considérer que vivre avec ses parents est une grâce d’Allah. En effet vivre avec ses parents ou avec l’un d’eux est une grande faveur. Il faut donc leur être reconnaissant à travers des actes de dévouement et de bienfaisance et s’employer à les rendre heureux avant la venue d’un jour où le soir brise le cœur, où le matin crève le foie: un jour où le cœur se brise de les avoir perdus à jamais, jusqu’au Jour Dernier.

-Se rappeler la récompense promise aux bienfaisants envers leurs parents: car le dévouement envers eux ouvre les portes du Paradis, tout comme leur désobéir ouvre les portes de l’enfer. Le Prophète (PSL) a dit:

“les parents sont un moyen d’entrer au Paradis, à toi d’en profiter ou de le négliger” (rapporté par At- Tirmidhi).

-Avoir le pressentiment que les parents seront fiers de la bienfaisance et du dévouement de leurs enfants tout comme la désobéissance et les mauvais traitements les rendraient malheureux et mécontents. Lorsqu’il est conscient de ceci, l’individu est davantage motivé à pratiquer la bienfaisance et à éviter tout ce qui peut nuire aux parents.

Comme il est beau ce poème qui dit :

Si l’enfant savait quel chagrin A faire suffoquer ses parents après qu’il les a abandonnés

Une mère désorientée pour son affection Et un père versant des larmes de ses yeux Ils ravalent la colère de la mort pour s’être séparés de lui

Et dévoilent ce qu’ils cachent de sa nostalgie Il aurait pitié pour une mère atteinte au plus profond d’elle-même

Et aurait pleuré pour un vieillard désemparé dans ses horizons

Et serait devenu sympathique au lieu de rester hautain

Et les aurait récompensés par la douceur de son caractère.

-Implorer Allah de l’aider à être dévoué envers ses parents. Car rien ne fait venir autant de bienfaits que la prière, comme rien ne peut repousser le malheur autant qu’elle. C’est pourquoi nos vertueux ascendants musulmans imploraient leur Seigneur de les pousser à la bienfaisance envers les parents afin qu’ils soient satisfaits d’eux.

Exemplarité du comportement des parents: en effet, si les parents sont des modèles pour leurs fils, il y a de fortes chances que leurs enfants soient eux aussi des modèles. Par contre si les parents déroutent cela peut se répercuter sur les enfants.

-Créer l’harmonie entre l’épouse et les parents : en donnant à chacun d’eux ce qui lui appartient, et veiller à l’équilibre entre les droits des parents et ceux de l’épouse en augmentant sa bienfaisance envers les parents après le mariage, que ce soit sur le plan matériel ou moral.

La mère est prioritaire sur le père en matière de bienfaisance.

L’on rapporte qu’Abou Houraira (qu’AUah l’agrée) a

dit : un homme vint dire au Prophète (PSL):

« Ô messager d’Allah ! Qui-est-ce qui mérite le plus

ma bienfaisance ? »

« ta mère. »

« et qui après ? »

« ta mère. »

« et après ? »

« ta mère. »

« et qui après ? »

ton père, (hadith rapporté par Boukhari).

Puis le Prophète a dit:

“Allah vous recommande vos mères (trois fois), Allah vous recommande vos pères (deux fois), Allah le Très Haut vous recommande les parents de proche en proche» (hadith rapporté par Ibn Majah).

Ainsi, ces deux hadiths illustrent l’importance du droit de la mère, mais aussi ce qu’elle mérite en termes de bienfaisance et d’obéissance. C’est pourquoi, le Prophète (PSL) lui a accordé le triple de ce qu’il a accordé au père, ceci en contrepartie des épreuves qu’elle subit et des efforts qu’elle fournit, contrairement au père qui est chargé d’assurer la subsistance de la famille.

Ibn Buthlal dit : la mère se distingue du père par trois choses:

L’épreuve de la grossesse;

L’épreuve de l’accouchement;

L’épreuve de l’allaitement.

Il y a dans cette classification où la mère devance le père, une grande sagesse: c’est que la mère a besoin d’être entretenue et bien traitée parce qu’elle est physiquement faible et souvent pauvre. Cela étant, qui d’autre doit s’occuper d’elle et être bienfaisant envers elle si ce n’est son fils ?

COMMENT ETRE BIENFAISANT ENVERS LES PARENTS ?

Sache cher frère que la bienfaisance et le dévouement envers les parents incluent tout ce qui peut les rendre heureux sans être contraire à la volonté divine. En effet, un homme dévoué à ses parents doit être comme leur domestique ou leur serviteur. Il exécute leurs ordres, se dévoue à les servir et n’hésite devant rien qui puisse les rendre heureux, si cela n’est pas contraire à la volonté d’Allah, car ses parents lui ont rendu des services qu’il ne pourra jamais compenser. Ce qui fait que leurs droits sur lui sont immenses. Par conséquent, il doit essayer de le leur rendre en se sacrifiant pour eux si nécessaire.

Ainsi, le musulman est appelé à être dévoué envers ses parents pendant leur vie et après leur mort. Chacune de ces deux formes de dévouement revêt un aspect spécifique.

Premièrement : le dévouement aux parents pendant leur vie

Le dévouement envers les parents pendant leur vie se manifeste par les faits suivants :

Leur obéir et éviter toute désobéissance tant que cela n’est pas contraire aux recommandations d’Allah ;

être bienfaisant envers eux par les actes et les paroles; implorer Allah de leur accorder Sa Miséricorde en priant Allah de leur pardonner.

Le Prophète (PSL) a dit :

“Il peut arriver qu’un homme voit ses grades si élevés au Paradis qu’il s’en étonne et dit : O Seigneur ! Comment puis-je avoir ceci ?On lui dira alors : par les prières de ton enfant pour toi” (hadith rapporté par

Ahmad).

-Ne pas les gronder, ni les irriter, ni les provoquer ni surtout hausser le ton devant eux ;

Œuvrer à tout ce qui peut les rendre heureux même s’ils n’en font pas la demande ;

-Les écouter attentivement, ne pas leur couper la parole et leur éviter des gestes de désapprobation ;

-Leur parler avec tendresse et douceur ;

-Ne pas se montrer arrogant envers eux ;

-Les saluer le premier, les embrasser, leur céder la place et cheminer devant eux la nuit pour les protéger, et derrière eux le jour par respect ;

-Ne faire aucun acte contraire au respect qu’on leur doit, comme tendre son pied ou le lever, éclater de rire ou se déshabiller en leur présence ;

-Les aider dans leur travail : car il est inadmissible qu’un homme voit son père porter quelque chose [de lourd] sans le lui reprendre, ou qu’une fille laisse sa mère travailler seule sans l’assister ;

-Leur répondre dès qu’ils l’appellent ;

-Sauvegarder leurs biens et veiller à les combler bonheur;

-Ne pas les déranger ou perturber leur quiétude ;

-Les consulter et tenir compte de leur avis;

-Ne pas les blâmer, même s’ils font quelque chose de répréhensible.

Deuxièmement : être dévoué envers ses parents après leur mort

Le dévouement envers les parents ne se limite pas seulement à leur vie, mais continue aussi après leur mort.

Ainsi, celui qui manque (néglige) de se dévouer à eux pendant leur vie, a devant lui l’occasion de se racheter afin d’avoir la récompense divine. Il y a plusieurs formes de dévouement envers les parents après leur disparition.

En effet, l’on rapporte qu’Aby Assid Al-saa-idy (qu’Allah l’agrée) a dit : pendant que nous étions assis auprès du Prophète (PSL) un homme issu de Bani Salamata vint lui dire : -« O Messager d’Allah !Reste-t-il quelque chose me permettant d’être bienfaisant envers mes parents après leur mort ?

“Bien sûr. Prier et demander pardon pour eux, exécuter leur engagement ou leur dernière volonté, entretenir leurs liens de parenté et honorer leurs amis» ( hadith rapporté par Ahmad).

L’on rapporte d’Abdallah Ibn Omar (qu’Allah les agrée) qu’un bédouin le rencontra sur le chemin de La Mecque et Abdallah le salua, le porta sur son âne et lui donna un turban qu’il avait sur sa tête. Ibn Dinar ajouta : nous lui dîmes : qu’Allah fasse de toi un homme bien! Ce sont des bédouins qui ne sous-estiment rien, aussi minime cela puisse être. Abdallah Ibn Omar dit : le père de cet homme était un ami d’Omar ibn Khattab (son père à lui), et j’avais entendu le Messager d’Allah dire : “le plus dévoué est celui qui entretient bien les amis de son père” (rapporté par Mouslim).

Donner l’aumône à la place de ses défunts parents fait partie des aspects du dévouement envers eux après leur mort.

L’on rapporte d’Aïcha (qu’Allah l’agrée) qu’un homme a dit au Prophète (PSL) : « ma mère est morte soudainement, et je crois que si elle avait à dire quelque chose elle aurait demandé de faire l’aumône, alors peut-elle être rétribuée si je le fais à sa place ? Le Prophète dit : « oui ». (hadith reconnu authentique par al-Boukhari et par Mouslim).

Accomplir les vœux de ses défunts parents fait partie du dévouement envers eux après leur mort.

L’on rapporte d’Ibn Abbas (qu’Allah les agrée) que Saad ibn Aba’da avait interrogé le Prophète en ces termes: « ma mère est morte alors qu’elle avait un vœu. Le Prophète lui dit : accomplis-le pour elle (hadith reconnu authentique par al-Boukhari et par Mouslim)

Source: info-matin

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