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LEGISLATIVES : Des candidats en quête d’impunité

Des candidats aux élections législatives prochaines cherchent à se mettre à l’abri des poursuites judiciaires. Pas moins de quatre candidats sont dans le viseur de la justice, et certains sont dans le lien de la prévention. D’autres sont déjà députés, mais ils espèrent échapper aux poursuites judiciaires grâce à l’immunité parlementaire et la solidarité de clan de la part leurs camarades parlementaires.

Cité dans une affaire de corruption, Baber Gano, ministre et membre influent du RPM, le parti présidentiel, espère se mettre à l’abri des poursuites. Candidat dans la circonscription électorale de Djenné, il est soupçonné d’avoir des intérêts dans un détournement de fonds à l’Office du Niger à travers son cabinet d’avocat. On lui reproche d’avoir ainsi empoché plus de 300 millions de nos francs dans un marché douteux.

Bakary Togola, l’ancien président de l’APCAM est un autre candidat à la recherche de l’immunité parlementaire. Il est déjà en prison pour son implication présumée dans le détournement des ristournes des producteurs de coton. S’il venait à se faire élire dans la circonscription électorale de Bougouni, cela ne pourrait pas mettre en cause la procédure judiciaire engagée contre lui, la loi n’étant pas rétroactive.

Autre aspect à retenir, c’est que la justice a les moyens de demander la levée de l’immunité parlementaire, même si le processus peut être lente. Ainsi, les deux députés complices de Bakary Togola font l’objet d’une procédure judiciaire. Le juge poursuivant Bakary Togola dans l’affaire des ristournes a demandé la levée de l’immunité parlementaire des députés Tiassé Coulibaly et Seydou Coulibaly, tous les deux élus de l’ADEMA.

Quoi qu’ils fassent, les députés et aspirants députés ne pourront pas échapper à la justice si leur culpabilité est prouvée. La justice malienne a entrepris de mener une lutte féroce contre la corruption en décidant de ne pas céder à la pression politique et aux marchandages habituels qui permettaient aux pilleurs des deniers publics de se tirer d’affaire.

D’ailleurs, le procureur anticorruption de la commune II du district de Bamako a déclaré l’intention de la justice de changer la loi pour poursuivre des gens qui sont protégés par les textes. C’est dire que les députés et les candidats qui misent sur l’immunité parlementaire sont prévenus. Pire, ils risquent d’attirer l’attention des autorités judiciaires sur leurs cas en voulant profiter des textes législatifs pour échapper aux poursuites judiciaires engagées ou en voie de l’être contre eux

Source: La Sirène

 

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