Conférence de presse du Yerewolo sur la marche anti-France annulée

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Le secrétaire général de la section syndicale d’DEM-S.A à propos de la période de pointe: » Cette année, le délestage sera sauvage parce que l’Etat n’a pas voulu investir en amont «

Le Secrétaire général adjoint du Syndicat unique des travailleurs de l’Eau et de l’Electricité (SUTEELEC), non moins Secrétaire général de la section de l’EDM-S.a, Abdoulaye Cissé, a révélé que  » le délestage sera sauvage cette année. Par la faute de l’Etat, qui n’a pas voulu investir en amont pour faire face à la période de pointe ». C’était le jeudi 26 novembre, lors d’un point de presse.

 

Selon le responsable syndical du SUTEELEC, les agents d’EDM vivent aujourd’hui dans la précarité à cause de l’instabilité dans la gouvernance au niveau de l’entreprise. Notamment en raison du changement incessant des directeurs généraux en charge de la gestion de la société. A peine nommés, ils sont démis de leurs fonctions avant qu’ils ne parviennent à opérer positivement le moindre changement possible.  » S’il faut qu’à chaque remaniement ministériel, l’on se retrouve avec un nouveau Directeur, l’entreprise ne sortira pas de l’ornière « , a déploré le Secrétaire général de la section syndicale d’EDM. A l’en croire, cette situation est en train d’entrainer une véritable fuite de cerveaux au niveau de cette boite.  » Parmi les neuf anciens Directeurs qui se sont succédé, ces dernières années, à la tête de l’entreprise, il n’y a que deux qui sont venus de l’extérieur. Il s’agit d’Amadou Diarra, qui n’est resté que 3 mois et Sambou Wagué, qui a dirigé pendant 6 mois. Tous les sept autres sont issus de l’entreprise. A chaque remaniement ministériel, le nouveau ministre, nommé à la tête du département, vient avec son directeur, entrainant la mise à l’écart du Directeur en poste. Celui-ci ne pourra plus travailler à EDM alors qu’il est dépositaire, comme ses prédécesseurs, d’un savoir-faire et d’une expérience professionnelle nécessaires au développement de cette entreprise. Car, la gestion nécessite une certaine expertise et de l’expérience ».

Toujours selon le conférencier, «l’essentiel des difficultés auxquelles est confrontée EDM, aujourd’hui, ne relève ni d’un problème d’homme, encore moins de management, mais plutôt d’un manque d’investissement».

A ses dires, de 1960 à nos jours, l’Etat n’a jamais pu mettre en place une véritable politique énergétique au Mali.  » Nous avons plus de ressources que certains pays de la sous-région, auprès desquels nous achetons l’électricité.

Les différents barrages de l’OMVS sont tous érigés sur nos eaux, au niveau du Mali. Et il y a 30 ans, voire 35 ans que le Mali n’a construit aucun barrage, ni d’ouvrage en termes de production. Nous investissons environ 70 milliards de FCFA rien que pour les combustibles afin de fournir le courant à la population par an pour un chiffre d’affaires de 210 milliards FCFA. Sans oublier la charge d’exploitation, la charge du personnel.

Nous ne vendons pas de la valeur ajoutée, nous ne vendons que l’électricité que nous vendons à perte « , a-t-il confié Puis d’ajouter :  » la différence qui doit être compensée sous forme de subvention ne tombe pas non plus. Même si ça tombe, les impôts et les taxes prennent pratiquement toute la moitié. C’est cette situation qui fait que nous sommes endettés au niveau des banques jusqu’au cou. Et entre temps, ils viennent faire des aménagements au niveau du management, faisant croire à l’opinion que les travailleurs de l’EDM sont incapables ou incompétents ». Pour le syndicaliste, il y a un déficit de production, qui provoque des délestages. Il a laissé entendre que « cette année, le délestage sera sauvage pendant la période de pointe. Ceci, à cause d’un manque cruel d’investissement. Chaque année, on fait les pompiers. C’est le même scénario que l’on va revivre alors que, normalement, l’Etat doit faire des investissements en amont, de 5 à 10 ans, pour anticiper ces aléas. Tous les projets de développement que l’on met sur la table du gouvernement, il les rejette, soit par manque de volonté ou pour des soucis financiers. C’est pourquoi, en tant que syndicat, nous prenons notre responsabilité. Notre combat, c’est de protéger et de sauvegarder notre outil de travail qui est EDM-S.A. Nous n’allons pas nous asseoir et regarder certains dirigeants détruire cet outil qui appartient à tout le peuple malien « .

Ramata S. Kéita

Source : l’Indépendant

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