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Le saviez-vous ? LES VIEUX QUARTIERS DE BAMAKO

Bamako a connu ses premiers lotissements entre 1922 et 1923. C’est ainsi que le quartier Touréla deviendra Bagadadji. Quant à Sofabougou, il portera le nom de Médina-Coura. C’est là qu’habitaient les Sofas déserteurs de l’armée de Samory Touré. Ces quartiers furent les premiers à avoir bénéficié du lotissement.


En 1933, la ville de Bamako comptait huit quartiers : Darsalam, Ouolofobougou, Bozola, Niaréla, Dravéla, Bagadadji, Médina-Coura et Bamako-Coura.
Aujourd’hui, Bagadadji et Quinzambougou font partie de la Commune II du district de Bamako. Bagadadji fut fondé par les Touré, originaires de Touat dans le Sahara algérien. Il figure parmi les trois plus vieux quartiers de Bamako après Bamako-Coura et Ouolofobougou. Sa création remonte à 1920 après le déplacement du village indigène de Bamako. Le nom Bagadadji est issu de Bagdad (la capitale de l’Irak). Le chef du clan Touré, Tali Mahamane Touré, a introduit l’islam à Bamako au 18è siècle en construisant la première mosquée. Le chef du clan Touré fait aussi office de chef du quartier de Bagadadji. Une rue fut baptisée en son nom en octobre 1996. Elle longe la Place de République jusqu’au collecteur de Quinzambougou.
Le quartier de Quinzambougou, lui, fut créé en 1960. Au lendemain de l’indépendance, ce quartier fut créé pour accueillir les anciens combattants. Tous avaient passé quinze ans dans l’armée française. Donc, le nom de Quinzambougou est dérivé de «quinze ans». Koké Traoré dit Baké, président des anciens combattants, fut le premier chef de ce quartier.
A l’origine, Quinzambougou était une partie intégrante de Bagadadji. Loti sous Jean Edmond Louveau, gouverneur français du Soudan (ancienne appellation de notre pays) entre 1946 à 1952, ce quartier a accueilli aussi plusieurs hommes politiques, notamment Yacouba Maïga, ancien vice-président de l’Assemblée nationale, Attaher Maïga, ancien ministre, Tidiani Fagada Traoré, Fily Dabo Sissoko, fondateur du PSP, le sénateur Mamadou M’Bodj. Grâce à leur influence, le gouvernement de l’époque ajouta à Quinzambougou les deux dernières rues de Bagadadji lors du découpage administratif.

Madiba KEITA

Source: L’ Essor

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