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Le Bureau du vérificateur général, un gigantesque éléphant blanc : les poules n’ont pas de dents…

Le bureau du vérificateur général( BVG)a-t-elle vraiment sa raison d’être ?les avis sont amplement partagés sur cette question éminemment sensible et qui suscite toujours dans les lieux publics et dans les arènes des débats de chiffonniers, alors que pour le citoyen-lambda désabusé en permanence par cette cirque grotesque qui se joue sous ses yeux, sait davantage que voler, piller, détourner des millions de FCFA au détriment de l’Etat du Malin n’est plus considérée comme une monstruosité du quotidien.
Dans les derniers rapports du bureau du vérificateur général publiés par la presse, on lit bien ceci : AGEROUTE, près de 900 millions d’irrégularités. OPAM : des irrégularités financières de plus de 800 millions de FCFA, qui seront transmises( avec cette précision de taille) au président de la section des comptes de la cour suprême et au procureur de la république près le tribunal de grande instance de la CIII, chargé du pole économique et financier. Face à ce communiqué racoleur, factice et manipulateur, faut-il alors en rire ou pleurer, pour la simple raison que la montagne de la sainte transparence pourrait vite accoucher d’une fantasque souris, car pour tous ceux qui savent lire au premier degré, une « irrégularité » ne signifie en aucun cas « détournement de fonds » au détriment d’une structure publique ou privée.
Dans un pays où il n’existe aucune ligne rouge entre la morale et le droit, cela crée– à raison– un vrai malentendu. Notre histoire judiciaire est souvent riche de ces scandales financiers à répétition, mais qui se sont terminés dans la majorité des cas en de « non-lieu »assez retentissants et qui ont souvent fait les choux gras d’une certaine presse à sensation. La lecture de ces litanies publiées à un rythme continu (mais qui ne fait jamais vendre) par des medias complaisants ou payés rubis sur ongles, nous donne cette impression, que les enquêtes sont seulement conduites à charge et non à « décharge », comme si la notoriété d’un patron de société très prodigue et devenu du coup, le chouchou des medias, pouvait constituer une « présomption de culpabilité. Le bureau du vérificateur général continue de privilégier les résultats de ses enquêtes souvent menées au pas de charge, pour faire chiffre, avec à la clé une publicité tapageuse et improductive destinée plutôt à épater un public friand de cette farce risible et obscène. Prenons le cas de l’AGEROUTE qui brasse des milliards de FCFA de fonds d’investissement et à qui on reproche une irrégularité de 900 millions de FCFA. Mais de qui se moque-t-on !
En réalité, le bureau du vérificateur général est devenu au fil des ans, un gigantesque « Eléphant Blanc », une structure inutilement budgétivore ou l’Etat du Mali entretient gracieusement certains « enfants gâtés » de notre république (bananière !) en leur distribuant à tour de bras des indemnités colossales indument perçues à la fin de chaque mois, pendant que leurs confrères égarés dans des « soutes » se contentent eux, de salaires payés au lance-pierre.
B.CAMARA

Source : Le phénix

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