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Humour politique : Je prends mes valises et je déménage chez l’autre en attendant la fin de la tempête

Le Mali, le plus agréable des pays au monde ou les miracles deviennent ordinaires et le quotidien est rythmé par les arrangements, les pots-de- vin et les engagements sans lendemain.

Tout est permis dans notre république, seuls ceux qui ont une certaine capacité intellectuelle ou une certaine expertise dans un domaine prioritaire qui sont interdits de le démontrer au risque de devenir des apatrides et être mis hors d’état de nuire par les fainéants et leurs acolytes. Pour être ‘’respecté’’, il faut être muni d’un certain appétit pour l’argent, les commodités de la vie. Le reste ce n’est pas un problème. Tu peux tuer un journaliste et convoquer un autre qui a osé en parler de l’affaire au tribunal, car tu auras toujours raison tant que papa et maman sont au pouvoir, il n’y a pas de crainte.
Mais le plus agréable dans ce ‘’désordre républicain’’ est le rôle vital du caméléon : le changement de couloir selon les périodes et les circonstances. Un rôle qui semble être avantageux pour certains hommes politiques qui sont confrontés à des réalités pécuniaires. Pour se mettre au bon endroit et au mauvais moment, ils transitent de la plus « bonne-mauvaise » manière et a une période douteuse.
Dans la ‘’jungle’’ politique, il y a des agissements, des déplacements, des transhumances, des démissions et des déménagements. Les uns courent pour se mettre à l’abri de la disette, d’autres se cherchent un peu d’ombre ‘’ibkanistes’’ pour ‘’se Dramé’’ ou Rastafariser’’ car le plus important est la survie et non des vertus comme, l’honneur, la dignité, le respect de la parole, la probité, l’honnêteté ou la droiture. En ces temps durs qui courent, qui osent courir le risque financier de mettre inutilement ses intérêts en danger au nom d’une opposition politique imaginaire ou un patriotisme qui n’a même pas de sens. Tout le monde sait qu’au Mali chacun ne soucie que de lui-même et de sa famille, le reste n’est que la vieille récitation dont la grève de l’école a fait oublier aux maitres et élèves.
Mais peut-on se poser la question suivante : pourquoi les amis de Mara ont-ils démissionné collectivement pour aller poser leurs valises collectivement dans un seul et unique parti politique? Nous sommes dans la logique suivante : pour le parti politique abandonné (Yelema), c’est, semble-t-il, la fin du début du règne et pour le parti accueillant (Codem), c’est le début du commencement d’un règne, peut-on imaginer. Pour être plus précis, le parti YELEMA n’a plus d’avenir politique, car son mentor n’a plus de carte à jouer et n’arrive à composer avec personne. L’incertitude de l’avenir politique semble être en ligne de mire. Et la Codem, se dit-on, à des perspectives meilleures et il faut à tout prix l’approcher ? Son président semble être le seul homme politique qui a claqué la porte du gouvernement et dont IBK est parti supplier pour le faire revenir. Avec ce ralliement politique, Amion Guindo était aux anges et se sent plus grand que jamais, car les nouveaux arrivants sont des poids lourds du Yelema. Leur potentiel électorat est un grand plus pour l’élargissement de la Codem et un gage d’assurance pour les échéances électorales à venir.
B.M

 

Source: lepointdumali

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