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Éducation non formelle: des constats amers sur le terrain

Le Centre national des ressources humaines de l’éducation non formelle (CNR-ENF) a tenu, hier jeudi, les travaux de sa 10ème session ordinaire du conseil d’administration dans ses locaux (ex-DNAFLA). La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le représentant du ministre de l’Education nationale, Moumini TRAORE, secrétaire général ; en présence du Directeur du CNR-ENF, Soumana KANE ; de l’ensemble des administrateurs.

Moumini TRAORE secrétaire général Education nationale Soumana KANE Directeur CNR ENF conference

A l’ordre du jour de cette session : examen et adoption du procès-verbal de la neuvième session du Conseil d’Administration (C.A.) du CNR-ENF tenue le 10 mars 2016. De même, il s’agissait pour les administrateurs de faire le point d’exécution des recommandations du 9e C.A ; d’examiner et approuver le rapport d’activités 2016-2017 du CNR-ENF. Au cours des travaux, ils se sont également penchés sur le rapport financier 2016 du CNR-ENF.
Enfin, ils ont procédé à l’examen et à l’adoption du programme d’activités 2017-2018 du CNR-ENF et du le budget prévisionnel 2017.

Dans ses mots de bienvenue, le Directeur du CNR-ENF, Soumana KANE, a souligné que sa structure est chargée de mettre en œuvre la politique nationale en matière d’éducation non maternelle. En tant que tel, et dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Vigoureux d’Alphabétisation (PVA) au titre des deux dernières campagnes, il a engagé des missions de contrôle dans plusieurs Académies d’Enseignement au terme desquelles des recommandations ont été faites visant à améliorer le travail d’alphabétisation, dans ses aspects relatifs à l’accès et à la qualité des offres.
A l’analyse de ces constats, le CNR-ENF s’est réorganisé et a entrepris un certain nombre d’actions pour répondre aux défis apparus ; dont entre autres : la tenue des rencontres et des séances de travail avec les acteurs pour renforcer le partenariat autour de l’ENF avec l’appui financier de l’ONG DVV International; l’élaboration des modules sur la didactique de la lecture-écriture et des mathématiques à l’intention des enseignants de l’éducation non formelle ; la tenue des sessions de formation des enseignants de l’ENF à l’exploitation des modules élaborés, etc.
Par ailleurs, un accent particulier a été mis sur les activités de post-alphabétisation, par l’élaboration, la production de modules thématiques répondant aux besoins langagiers des apprenants, ainsi que sur la formation qualifiante des sortants l’ENF, en général, et de ceux des Centres d’éducation et de développement (CED), en particulier.

Le secrétaire général du département en charge de l’éducation, Moumini TRAORE, a fait savoir que par rapport à l’accès à cette forme d’éducation, il a été constaté sur le terrain un abandon de plus en plus significatif des centres d’alphabétisation fonctionnelle (CAF).
Cela s’explique, selon lui, par la baisse de motivation, les apprenants n’ayant pas assez d’opportunités d’exercice des compétences acquises.
Par rapport à la qualité des apprentissages, certains apprenants se plaignent de la répétition des enseignements, car ils ne sentent pas qu’ils évoluent vers de nouvelles connaissances. Ce qui les amène à perdre de l’intérêt vis-à-vis des CAF.
Il convient de signaler que les enseignants des CAF ne sont pas suffisamment stables dans les apprentissages ; d’aucuns abandonnent même pour d’autres activités plus lucratives.
Selon ses responsables, le programme vigoureux d’alphabétisation se fixe pour objectif d’alphabétiser cinq cent mille (500 000) personnes par an.
Les travaux de cette journée ont permis aux administrateurs de constater que le CNR-ENF a exécuté toutes les activités retenues au titre de l’année 2015-2016.
Ainsi, le budget prévisionnel du CNR-ENF s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 1 831 596 342 F CFA sur lequel, le montant total des subventions de l’Etat s’élève à 1 771 596 342 F CFA.
De même, le montant provenant des ressources propres et des contributions des PTF se répartit comme suit : 5 000 000 de F CFA imputables aux fonds propres et 55 000 000 de F CFA imputables aux contributions des partenaires au développement.
Selon les mêmes sources, la création du CNR-ENF était devenue une nécessité pour le département en charge de l’éducation non formelle pour traduire dans les faits les engagements pris par les plus hautes autorités de notre pays lors de la Conférence Régionale Africaine sur l’Alphabétisation (septembre 2007), à savoir le lancement d’un vaste programme d’alphabétisation sur toute l’étendue du territoire et le rehaussement à 3% de la part allouée à l’éducation non formelle dans le budget de l’Éducation.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

Source: info-matin

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