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DR Tembely Mama Sangaré, 1ere Dr en physique au Mali:Un modèle d’inspiration

Au chapitre de l’émancipation des femmes, le cas de Dr Tembély Mama Sangaré est un modèle d’inspiration. Jeune et même très jeune par rapport à son ambition, à seulement 33 ans, elle a réussi une belle prouesse avec sa devise de tous les jours  » Vouloir-Pouvoir-Réussite »face à son choix d’opter pour la pluridisciplinarité qui est le champ d’étude de la physique. Sa motivation pour cette matière vise à exploiter d’autres connaissances scientifiques pour l’enseignement et la recherche scientifique. Ayant remarqué que les études scientifiques particulièrement la physique restaient la chasse gardée des hommes, elle a décidé de lever l’équivoque pour  non seulement satisfaire sa curiosité mais aussi montrer aux autres femmes qu’elles ont une place à jouer dans le domaine de la physique. En effet, un bac en sciences exactes a été le déclencheur et l’ouverture d’une belle carrière de première femme docteur en physique appliquée au Mali. « Avec de l’organisation, de la volonté et de la passion ! J’aime mon métier, il me passionne. C’était mon objectif de carrière « , dit-elle.

 

Elle a ainsi choisi la faculté des sciences et techniques. Avec l’obtention d’une maitrise, le goût d’aller de l’avant l’a propulsée dans l’univers purement scientifique. Toutes choses qui demandent un sacrifice de concentration pour donner place à un diplôme d’études approfondies (DEA) en spectroscopie optique et imagerie puis une thèse sur la détection de quelques maladies foliaires de plantestropicales par l’étude spectroscopique et multimodale des images microscopiques.

Un travail méticuleux sous la  cotutelle de la Faculté des Sciences et Techniques du Mali et l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire.

Pour atteindre les objectifs escomptés de cette recherche sur la thèse, dévouée, Mama a fait recours à la chimie, à la biologie, à l’agronomie et aux approches statistiques. Aujourd’hui, la toute nouvelle docteur Mama se veut un modèle pour attirer de nombreuses femmes dans la  » physique  » au Mali. N’a t- on pas l’habitude d’entendre que « femme n’est pas un frein à l’émancipation « . Hé oui, Mama l’a démontré pour mériter son positionnement sur l’échiquier national en choisissant le chemin le plus long, mais le plus sûr.

 » La physique, est très indispensable pour l’étude de la science de la nature afin de mieux comprendre le monde « , indique-telle.

La physique selon Mama est assez passionnante, c’est  une discipline scientifique vaste et diversifiée, en pleine expansion applicable notamment dans tous les domaines de la vie.  Elle l’a choisie dans le but d’exploiter d’autres connaissances scientifiques.  » C’est une application qui s’étend du diagnostic médical à l’environnement en passant par l’agriculture « . 

Il ressort de ses explications qu’historiquement, la physique a accompagné la biologie pour aider à comprendre l’analyse des structures et des mécanismes de la matière vivante. Les physiciens, ainsi d’ailleurs que les chimistes, observent la nature, en déduisent des concepts fructueux, et lui empruntent des idées. La physique a contribué aussi  à offrir ses plus belles techniques à la médecine avec ses premiers instruments les plus puissants pour voir ce qui était auparavant invisible, le comprendre et devant une pathologie, mettre au point des thérapeutiques.

Difficultés et motivation : Relever un défi demande tout un sacrifice à faire pour aboutir à ses engagements. Prenant l’exemple sur la société malienne, la jeune maman de deux enfants sait reconnaître qu’étant une femme à un certain niveau de la vie, il est préférable d’être une femme mariée et fonder une famille pour éviter des préjugés. » C’est une brave femme, compétente et dévouée, en plus elle se respecte et respecte les autres « , l’avoue un de ses collègues. Mais, la réalité est tout autre, car, rares sont les hommes qui auront la patience de laisser leurs femmes poursuivre un cursus aussi long de recherche qui demande beaucoup d’absence.  Dr Tembely se réjouit d’avoir un mari qui la comprend et qui la  soutient car pétri d’un sens de motivation pour les études. » Ses encouragements pour la poursuite de ma thèse n’ont jamais fait défaut « , reconnait-elle.

En outre, elle s’est organisée pour mieux gérer son temps entre les études en grande partie des recherches et sa vie d’épouse et femme au foyer.

L’Indépendant

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