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Des hommes armés ont assiégé hier le domicile du Dr MARIKO

Des hommes armés non identifiés ont fait irruption chez le Dr Oumar Mariko, président du parti SADI, en commune I du District de Bamako ce lundi 4 avril. L’information est confirmée par plusieurs cadres de sa formation politique joints par nos soins.

 

« Des hommes en tenant en main des armes ont pris d’assaut la maison de notre président Oumar MARIKO », affirme un cadre du parti contacté par nos soins, sans donner plus de précisions, qui tient sa source, des membres de la famille de M. MARIKO. Il affirme que c’est la famille qui les a alertés.
« Lorsqu’ils sont venus, ils ont commencé à prendre tous les téléphones. Ensuite, ils ont demandé à certains membres de la famille d’appeler Oumar MARIKO afin qu’il puisse se présenter chez lui », ajoute notre interlocuteur.
Puis, il a dénoncé cette approche de la Transition qu’il juge pire que celle du fascisme et du nazisme.
« S’ils ont quelque chose à reprocher à Oumar MARIKO, les voies judiciaires sont là pour ça. En faisant fi de ces procédures, ils sont en train de nous faire revenir aux pires moments de la dictature » a dénoncé notre source.
Pour lui, ces intimidations ne sont pas de nature à leur faire peur.
« Nous avons combattu Moussa TRAORE. Rien ne nous fera peur », a indiqué le cadre du parti Sadi.
Cette intervention musclée au domicile du président du parti SADI intervient après la sortie d’accusation de M. MARIKO lors des panels organisés par l’Adema PASJ sur le 31e anniversaire de l’avènement de la démocratie au Mali.
« À Mourah, on vient de tuer, d’assassiner des gens. Au nom de quelle prétention, on peut soutenir cela. C’est inadmissible », avait déclaré Oumar MARIKO lors de son intervention avant d’ajouter : « Ce sont les enfants de ce pays et sur la base de simples soupçons tu les assassines. On ne peut pas accepter et tolérer cela. On doit le dire clairement et ouvertement. Le M5 et le CNSP ont leur responsabilité dans le débordement sur le terrain ».
Face à la situation, pour lui, lorsqu’un peuple ne se sent pas libre chez soi, quand un peuple n’est pas maître chez soi, il y a une révolution à faire.
« À présent, on n’est pas sorti de l’ornière (…) Mais quand ça ne va pas, on ne peut pas croiser les bras », a-t-il mis en garde.

PAR SIKOU BAH

Source : Info-Matin

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