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Couvre-feu et délestage ne font pas bon ménage

Sur la toile, les internautes se montrent révoltés, agacés sur les délestages en cette période de forte chaleur. En effet, le mardi dernier, les consommateurs ont passé presque la journée et la nuit dans le noir. Une habitude pour l’Énergie du Mali (EDM) ou énergie du mal pendant des périodes canicules depuis des décennies. Si d’habitude l’on pouvait se permettre de gérer la situation de chaleur en allant respirer de l’aire dehors, cette année, la situation a changé avec le couvre-feu qui impose à la population de rester dans les maisons. D’où, la colère, l’indignation de certains consommateurs qui estiment subir des souffrances morales et physiques atroces. Parce qu’ils ne comprennent pas que l’État puisse les imposer de rester à la maison et les priver en même temps de certaines commodités. Dans nos maisons, sans l’électricité, c’est presque invivable, pestent des internautes. D’autres pensent qu’il faut penser à un service privé de fourniture d’électricité pour espérer un jour mettre fin à cette situation. Votre Facebookan du jour

 

Issa Konaré : C’est du vol. En coupant l’électricité dans la Rive Droite entre février et juin tous les jours, les responsables compensent l’eau et l’électricité qu’ils volent au moyen des installations frauduleuses dans un grand nombre de foyers, parce que l’onconfond tous les clients. C’est un trafic. Ainsi, pour cacher la réalité, ils disent que l’électricité et l’eau sont insuffisantes pour les clients…Alors, pourquoi faire des offres inférieures à la demande ? Pourquoi le scénario est annuel et répétitif ? Pourquoi un silence sacré des journalistes et des fonctionnaires ? C’est surtout un vol de luxe…Voici l’équation du vol d’EDM : – 1 chez les clients ordinaires + 1 chez les faux clients = 0 vol. C’est comme ça qu’on ne découvre pas visiblement la supercherie. Beaucoup de foyers sont branchés illicitement, et EDM vend aux enchères et gagne une somme astronomique.

Diawara Diawara : Les gens oublient que EDM est une société autonome avec un DG avec plein pouvoir. Au lieu de demander des comptes au DG, on se lève pour demander le départ de Wague, Wague ne participe même pas au conseil d’administration, car il y’a un PCA.

Daouda Sangaré : Vraiment, je suis désolé, mais nous sommes obligés de sortir. Ce n’est pas une désobéissance civile, mais la coupure du courant. Nous ne pouvons pas rester dans le noir et dans la chaleur à la maison. Cette coupure est devenue le quotidien de l’EDM-SA.

Boubacar Koumare : Si vous sortez, on va vous bastonner bien même. Restez confiner môgô tawoutagna. Quand nous on criait à l’injustice et à l’autoritarisme, vous ne nous avez pas supporté. Donc, okelendo.

Papus Cisse : Moi, je vous ai prévenu depuis longtemps. Depuis que IBK a parlé de la gratuité de l’électricité, j’avais dit qu’ils allaient couper l’électricité et c’est ça qui se passe actuellement. Bon courage à ceux qui vivent sur place.

Boubacar Traore : S’il y’a un problème dans une société, on cherche à résoudre ce problème pour que ça ne se répète plus, mais avec EDM.SA chaque année de mal en pire depuis des décennies, une société maudite.

Tchicky Keita : La question d’eau et d’électricité ne tient pas un homme, mais plutôt à un problème de leadership et d’investissement pendant ces 30 ou 40 dernières années. Il faut investir ou amener la compétition. La corruption est aussi un frein au développement.

Soulby Sanogo : Demain, vous coupez encore l’électricité, je sors encore piann. Nous ne sommes pas des moutons.

Souleymane Diakité : Vous ne connaissez pas les réalités dans les centrales, car on ne sait pas utiliser le courant des fois les coupures, c’est des masses dont la localisation prend du temps ainsi que la réparation parce que le consommateur utilise beaucoup plus qu’il ne devrait. Chacun a sa part de responsabilité.

Aly Hamady Traoré : Ce sont des voleurs réunis, dans un pays laxiste où le sérieux est leur dernier soucis.

Hamadoun Diallo Kola : Chaque année, c’est la même chose. Aucune initiative concrète pour endiguer ce mal. D’une part, le peuple est comptable. Nous agissons moins. C’est pourquoi ils se foutent de nous. C’est la routine quoi !

Ibrahima Timbo : Chaque année, le même problème de coupure d’électricité ou je ne sais de délestage ! Incapacité ou manque de volonté ?

Zoumana Traoré : Il fait très chaud sous nos maisons en tôle, les cours sont petites, les morales sont à plat à cause de la situation économique due à la maladie du Covi19 suivi de l’incapacité de Sambou Wagué de nous offrir l’électricité et donc forcément, les gens vont prendre les rues pour chercher l’air de survivre.

Kassim Traoré : les délestages ont rendu le couvre-feu inapplicable par endroits. Et le lot va grossir de nuit en nuit…

Etienne Fakaba Sissoko : Avec les délestages permanents, on va finir par croire que le Malien est condamné à vivre cette précarité au quotidien. Au lieu de réduire le coût de l’électricité, on aurait peut-être mieux fait de réfléchir à comment assurer la fourniture du courant avec régularité sans transformer nos maisons en clignotant. Comment maintenir les gens dans leurs maisons avec cette chaleur insoutenable ?

Mahamadou Salime Sylla : Toutes ces critiques ne servent à rien sans action…Ce que je déplore le plus, c’est que le Malien est devenu maitre dans l’art de critiquer, mais quand il faut agir, on voit personne, je ne me rappelle pas qu’un jour les Maliens sont sortis pour réclamer l’accès à l’eau et à l’électricité, par contre, quand il s’agit de futilités, les gens sont prêts à sortir…Vous savez, les critiques sur les RS ne vont rien résoudre sans action forte.

Aldiouma Traore Wallahi : Les Maliens sont fatigués de ce régime… Je confirme cette souffrance du côté de Gao où il fait extrêmement chaud en ce moment. Ce n’est pas enviable ce que nous avons vécu hier et ce que nous vivons aujourd’hui avec IBK. Je le répète, nous n’avons besoin de subvention de l’électricité, mais plutôt la distribution courante et suffisante.

Namory Traore : Désolé, mais le problème d’électricité au Mali est essentiellement dû à un manque de vision dans ce secteur. Depuis des décennies, on n’a jamais mis en place un véritable plan de développement efficient et ambitieux dans ce secteur. Ajouter à cela la mauvaise gestion récurrente de la société EDM SA depuis des décennies bonjour les délestages. Des milliards de nos francs sont permanemment engloutis dans des programmes sans aucun résultat.

Samou Diao : c’est vraiment dommage, une société qui existe depuis la nuit des temps, mais EDM n’a aucune politique ni une vision pour améliorer son service afin de répondre à la demande des consommateurs. On doit faire appel à des fournisseurs privés pour finir avec cette histoire de délestage.

INFO-MATIN

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