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Commémoration du 26 mars : UN COLLOQUE POUR MIEUX COMPRENDRE LA DYNAMIQUE DES GROUPES DE PRESSION

Le peuple malien a payé un lourd tribut dans sa quête de liberté et de démocratie. Des intellectuels, des élèves et étudiants, des syndicats, des organisations de la société civile, réunis en groupes de pression, avaient battu le pavé en mars 1991 pour réclamer le pluralisme démocratique et des libertés constitutionnelles. Ces marches avaient été réprimées dans le sang. Mais la détermination de ces groupes de pression finit par avoir raison de la dictature. En effet, l’Armée mit fin au régime du général Moussa Traoré, le 26 mars 1991, donnant naissance à la IIIème République.

Que reste-t-il de la mobilisation de ces groupes de pression pour la promotion de la démocratie et des droits humains dans notre pays ? La question était au cœur d’un colloque tenu, mardi dernier, à la Pyramide du souvenir sur le thème : «Groupe de pression au Mali : typologie, organisation, fonctionnement, financement et bilan».

La cérémonie était présidée par le ministre de la Culture, Mme N’diaye Ramatoulaye Diallo, en présence de ses collègues des Infrastructures et de l’Equipement, Mme Traoré Seynabou Diop, de l’Economie numérique et de la Communication, Arouna Modibo Touré, et de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Amadou Koïta. Il y avait aussi le ministres de la Santé et de l’Hygiène publique, Pr Samba Ousmane Sow, le ministre du Commerce et de la Concurrence, Alhassane Ag Ahmed Moussa, le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno, Amadou Omar Hass Diallo et celui du Plan et l’Aménagement du territoire, Adama Tiémoko Diarra. On notait également la présence de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Ali Nouhoum Diallo, Adama Samassékou et Mme Sy Kiadiatou Sow, tous acteurs du mouvement démocratique.

Ce colloque visait à créer un cadre formel de réflexion sur le thème, en définir les contours véritables, proposer des solutions et assurer le développement durable du pays. La ministre de la Culture a indiqué que cette rencontre s’inscrivait dans une logique scientifique de commémoration de la Semaine des martyrs, et ambitionnait de mobiliser l’intelligence collective pour cartographier, décrypter et mieux comprendre la dynamique des groupes de pression au Mali.

Par ailleurs, Mme N’diaye Ramatoulaye Diallo a souligné que par les années passées, la Pyramide du souvenir avait fait appel à d’éminentes personnalités à l’expertise avérée et aux vécus incontestables pour éclairer sur la marche de notre nation mais aussi sur notre passé récent. Elle a aussi expliqué que nul n’ignore ce qui s’est produit en mars 1991. «Le 26 mars 1991 n’est pas un simple bégaiement de l’histoire mais bien l’aboutissement d’une lutte héroïque menée par des hommes et des femmes organisés au sein d’associations et de groupes de pression plus ou moins structurés. Chacun avec sa stratégie, a lutté dans la clandestinité ou à visage découvert», a commenté la ministre, ajoutant que c’est la conjonction de leurs actions qui a permis à notre peuple d’ouvrir un nouveau chapitre de sa glorieuse histoire.

Mme N’diaye Ramatoulaye a cité, entre autres, l’UNTM, l’AEEM, digne héritière de l’UNEEM, le Syndicat autonome de la magistrature, l’ADIDE, l’AJDP, l’ADEMA association, le CNID association. Enfin, la ministre de la Culture a remercié la direction de la Pyramide du souvenir pour l’initiative et le souffle fécond qu’elle insuffle à l’animation de notre mémoire collective. Le président du colloque scientifique, Pr Famagan Oulé Konaté, a souligné que la pression est une bonne chose, mais il faut savoir se limiter pour que ça n’aboutisse pas à l’arrêt total du pays.

Siné S. TRAORE

L’Essor

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