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Après des cas de violences constatés sur des journalistes lors de la marche de l’opposition : la presse malienne en sit-in devant la Primature, ce jeudi

L’annonce a été faite le lundi 4 juin, au cours d’une conférence  de presse organisée, à la Maison de la presse,  par l’ensemble des organisations et associations professionnelles de la presse malienne.

La conférence de presse était animée par le président de la Maison de la presse, Dramane Aliou Koné, et des représentants des associations et organisations professionnelles.  C’était en présence d’un parterre de journalistes, y compris les journalistes agressés lors de ladite marche par les forces de l’ordre.

Le samedi dernier, la Coalition pour l’alternance et le changement, laquelle regroupe plusieurs partis politiques et de mouvements se réclamant de l’opposition, a tenté de battre le pavé à  Bamako pour réclamer non seulement la libération des médias publics, mais aussi exiger la tenue, dans la transparence et dans le respect de la loi,  de l’élection présidentielle du 29 juillet prochain.

Cette marche qui avait été interdite par le gouvernement en raison de l’État d’urgence en cours,  a été fortement réprimée par les forces de l’ordre à coup de gaz lacrymogène et de matraques. Bilan : une vingtaine de blessés dont des leaders politiques. Parmi les victimes, on compte des journalistes lesquels ont également eu leur dose de gaz et matraques, alors qu’ils étaient dans l’exercice de leur fonction.

Qualifiée d’inadmissible, cette situation a été dénoncée avec la dernière rigueur par les responsables des médias maliens. Aussi,  ils  estiment que les violentés au cours de la marche ont fait l’objet d’attaques ciblées.

L’un des temps forts de cette conférence de presse a été les témoignages des journalistes agressés lors de la marche.

Par ailleurs,  les conférenciers ont constaté ces dernières années avec regret, la recrudescence des agressions physiques sur les journalistes maliens. Et cela constitue, ont-ils souligné, une atteinte grave à la liberté d’expression et de la presse sans laquelle, on ne saurait parler de démocratie. C’est pourquoi, la presse malienne à l’unisson, interpelle  le gouvernement à prendre désormais des mesures idoines pour assurer une meilleure protection des journalistes dans l’exercice de leur métier.

Pour se faire entendre,  la presse malienne dans toutes ses composantes a décidé, à l’issue de la conférence de presse, de ne pas marcher, mais d’organiser un sit-in devant la Primature.

Actrice de l’avènement de la démocratie au Mali dans les années 91, la presse malienne est aujourd’hui, plus que jamais engagée à jouer,  avec responsabilité,  toute sa partition dans l’ancrage de la démocratie.

 

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