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Sans Tabou: bizarreries de la Transition, faso ko ou môgô ko ?

Comme sur un air de revanche sur l’ordre ancien, des cadres sont propulsés au-devant de la scène pour flatter leur égo ou leur compétence… On aura tout vu avec cette transition de revenants. Ce sont les oiseaux de même plumage qui volent ensemble. Après, Bah N’Daw lui-même, le retour de Dramane Coulibaly alias Dra kuran Tigi et de Boubacar Kane conforte cette bizarrerie de la Transition. Car, à la différence de Zou ou de Malick Coulibaly, ces rapplés à la soupe populaire n’avaient pas démissionné. Ils avaient tous été virés, pour une raison ou une autre.

 

Jeux de chaises musicales ou changement de camp d’anciens dirigeants propulsés à la tête des sociétés d’électricité et d’eau du pays ? Bizarreries de la Transition ou nouveau style de gouvernance ? En tout cas, c’est l’air du temps qu’il faut acter.
L’information a largement fait le tour des réseaux : Dramane Coulibaly alias Dra kuran Tigi, celui-là qui avait été chassé de la tête de l’EDM-SA « injustement » disent ses partisans, en tout cas, dans une période controverse où Bamako vivait le calvaire des délestages, a été nommé nouveau DG de la SOMAGEP. Dans le sens inverse, Boubacar Kane ancien DG de la SOMAGEP, qui avait été lui aussi limogé sans ménagement, est nommé PCA de l’EDM-SA.
Ce n’est pas tout. Sambel Bana Diallo ancien ministre de l’aménagement du territoire et de la population a été nommé lors du conseil des ministres d’hier vendredi comme Chef de cabinet au ministère du Travail et de la fonction publique. Y a-t-il un précédent ici ou ailleurs ? À notre connaissance, non.
La carrière d’un cadre suit-elle une trajectoire bien précise au service de l’État ? En son temps, IBK, ancien Premier ministre, avait dit qu’il ne serait plus encore ni Premier ministre ni ministre de quelqu’un. Il a été élu président.
Cela veut-il dire que quand on devient ministre, on ne doit plus servir la nation si ce n’est pas le poste de ministre, de Premier ministre ou président de la République ?
Il faut nuancer les propos. Il s’agit du service de l’État et non de la poursuite d’une ambition ou d’un égo personnel.
En juillet 1984, Laurent Fabuis est nommé, Premier ministre ; plus jeune chef de gouvernement de la Cinquième République, il occupe cette fonction jusqu’à la défaite de la gauche aux élections législatives de 1986.
Après la victoire de la gauche aux élections législatives de 1988, il est élu président de l’Assemblée nationale. La victoire de la « gauche plurielle » aux élections législatives de 1997 lui permet d’accéder à nouveau à la présidence de l’Assemblée. Trois ans plus tard, en 2000, il est nommé ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie dans le gouvernement Lionel Jospin.
À la suite de l’élection de François Hollande à la présidence de la République, il est ministre des Affaires étrangères dans les deux gouvernements Jean-Marc Ayrault, de 2012 à 2014 (redevenant « numéro 2 »), date à laquelle il voit ses compétences élargies au Développement international au sein du gouvernement Manuel Valls. Laurent Fabius quitte le ministère des Affaires étrangères le 11 février 2016 pour devenir président du Conseil constitutionnel le 8 mars 2016.
Faut-il parler du cas de l’ancien Premier ministre de Macron redevenu simple maire de sa commune ? Ne comparons pas les postes électifs comme maire ou député (choix d’un groupe de citoyens) à des postes nominatifs personnels. On peut bien être président de république, Premier ministre ou ministre et devenir simple maire d’une localité pour laquelle on a l’initiative du progrès et du développement. Par contre, être ministre et devenir par la suite membre d’un cabinet ministériel, montre bien qu’on s’ennuyait.
Chez nous au Mali, les choses sont un peu différentes. Affaire d’égo ou de personnalité…. Faso ko ou Môgô ko ? En tout cas, les exemples ne sont totalement pas superposables. En effet, Me Ahmadou TOURÉ, un très riche notaire, docteur d’État, l’un des rares spécialistes en droit, a été ministre et après appelé pour servir en qualité de Directeur de cabinet avec rang de ministre et de chef de cabinet. Idem pour Diango Sissoko qui a été ministre puis ministre secrétaire général de la présidence. Dans le vécu institutionnel du Mali, depuis la dégradation l’affaire de la Bande des trois, on n’a jamais assisté à une pareille rétrogradation.
Comment est-ce possible ? Pour la plupart, nos ministres sont des chômeurs qui ne vivent que de la politique. C’est pourquoi ils ne savent rien faire lorsqu’ils ne sont plus ministre. Et après sont toujours dans l’attente de n’importe quelle autre opportunité… pourvu que ça leur permette de manger.

PAR SIDI DAO

Source : INFO-MATIN

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