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Présidentielle au Mali: ce qu’il faut savoir sur le scrutin

Au Mali, la présidentielle est ce dimanche. Quelque huit millions de Maliens sont appelés aux urnes. Les 23 041  bureaux de vote sont ouverts de 8h à 18h heures locales. L’horaire de fermeture pourra s’étendre en cas de file d’attente ou de retard à l’ouverture. Combien de candidats sont en lice, qui va voter, comment et quand seront annoncés les résultats ?

S’ils sont 24 candidats en lice, les deux principaux challengers restent, comme en 2013, Ibrahim Boubacar Keita, l’actuel président, candidat à sa succession et Soumaïla Cissé, le chef de file de l’opposition. Mais d’autres candidats pourraient créer la surprise, comme l’ancien Premier ministre Cheikh Modibo Diarra ou le riche homme d’affaires Aliou Diallo.

Au total, 8 millions 462 électeurs sont appelés à se prononcer ce dimanche, mais tous les bureaux de vote seront-ils ouverts ? Lors des deux dernières élections en 2013 et 2016, ce n’était pas le cas, selon la Minusma, la mission de maintien de la paix. Et depuis, la situation sécuritaire s’est dégradée.

Les 140 000 réfugiés de la crise malienne sont également appelés à voter. A Mbera en Mauritanie, des bureaux de vote ont été ouverts à proximité du camp. Mais d’autres réfugiés comme au Niger par exemple devront se rendre à l’ambassade dans la capitale pour voter, selon la Commission nationale des réfugiés du Mali.

Une fois toutes les voix rapatriées et compilées à Bamako, les résultats provisoires doivent être proclamés dans un délai de 5 jours après la date du scrutin selon la loi électorale.


■ 6 000 observateurs internationaux et nationaux

Ce dimanche, environ 6 000 observateurs internationaux et nationaux suivront le premier tour de l’élection présidentielle au Mali, selon la Commission électorale nationale. Des organisations internationales comme la Cédéao, l’Organisation internationale de la francophonie, l’Union africaine ou l’Union européenne ont envoyé des observateurs. La société civile malienne sera également sur le terrain. Mais ces observateurs inégalement déployés sur le territoire, ils seront moins nombreux dans les foyers d’insécurité au centre et au nord.

Parmi les nationaux, la COCEM, la coalition de 5 associations de la société civile malienne est celle qui regroupe le plus d’observateurs : 1 160 au total répartis proportionnellement en fonction du nombre d’habitants dans tous les cercles et les régions du Mali. C’est la seule mission nationale à avoir réparti des observateurs sur toute l’étendue du territoire.

Au-delà de cette coalition, tous les nationaux suivront le déroulé du vote. Mais la loi électorale ne les autorise pas à suivre la partie plus sensible : la compilation des voix. Contrairement aux observateurs internationaux qui eux sont autorisés à suivre cette étape. Mais ils sont moins nombreux que les nationaux : une cinquantaine pour l’Union africaine, 171 pour la Cédéao, une centaine pour l’Union européenne tandis que l’OIF reste discrète sur la composition de ces équipes.

Ces missions d’observations internationales n’iront pas partout. Si les grandes villes au centre et du nord comme Mopti, Gao ou Tombouctou seront en majorité suivies, ni Kidal ni Ménaka ne devraient avoir d’observateurs internationaux, tout comme les villes périphériques et villages de ces foyers d’insécurité.

Une cellule de surveillance d’éventuelles violences électorales a également été mise en place. Elle compte environ 300 observateurs sur toute l’étendue du territoire.

 

RFI

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