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Pr. Assétou Founè Samaké Migan, lors de la deuxième édition de la fête des sciences : « la science, la technique et la technologie sont devenues de nos jours, des domaines incontournables pour le développement socio-économique.. »

Du 11 au 13 décembre 2017, notre pays a célébré à l’instar de la communauté internationale la fête des sciences, au sein de la Faculté des sciences et technologies (FST). Ces trois jours de la deuxième édition de la fête des sciences que le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a organiséesétaient riches en activités telles que des stands de démonstrations pour les visiteurs, des laboratoires, des conférence-débats. Celles-ci ont été articulées sur les thèmes qui étaient en entre autres, la science et le numérique ; la propriété intellectuelle et la promotion de la science; les filles et les femmes face à la science et enfin les changements climatiques. En outre, des concours ont été organisés à l’intention des élèves dans les domaines scientifiques.

A cet effet, la cérémonie d’ouverture de cette deuxième édition de la fête des sciences s’est déroulée dans l’amphithéâtre de la Faculté des sciences et technologies (FST), en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr Assétou Founè Samaké et son homologue de l’Éducation nationale, Mohamed AG Erlaf ; du représentant résidant de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, M. Lazare Eloundou ; les Recteurs des Universités ; les Directeurs généraux des Grandes Écoles ; les Enseignants et les Chercheurs ainsi que les étudiants et les élèves.

La Commission d’organisation était composée de Dr. Amadou Koné, le Recteur de l’Université des sciences, techniques et technologies de Bamako (USTTB), du Pr. Adama Diaman Keita et le Doyen de la FST, Dr. Fana Tangara, ceux-ci ont exprimé leur satisfaction pour la tenue de cette deuxième édition de la fête des sciences dans notre pays.

Selon le représentant résidant de l’UNESCO, Lazare Eloundou, la science, la technologie et l’innovation apportent des réponses essentielles pour construire la paix et soutenir le développement durable. C’est pourquoi, la science, la technologie et l’innovation sont placées au cœur du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’Accord de Paris sur les changements climatiques. «L’UNESCO a élaboré une approche unique pour favoriser la coopération scientifique tout en encourageant l’action locale, avec deux axes principaux: l’égalité des genres et l’Afrique», a-t-il souligné.

Il a rappelé que c’est dans cet esprit que l’UNESCO a lancé en 2017 un colloque international et un forum politique innovant sur l’éducation des filles en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM) afin de lutter contre les inégalités de genres dans les STEM. Il a ainsi soutenu que le thème mondial choisi se rapporte à la démarche de l’UNESCO pour renforcer la coopération scientifique au sein des sociétés et entre elles, en associant la durabilité mondiale, l’action locale et le savoir.

A l’en croire, il est pour l’heure urgent de faire progresser la coopération Sud-sud et Nord-sud-sud afin d’appuyer les STI en faveur du développement durable et d’encourager l’entente mutuelle et la paix. Et de dire que dans ce contexte, la diplomatie scientifique sera très efficace pour mettre la science au service d’une culture de coopération. «L’investissement dans l’enseignement des sciences s’avèrera tout aussi crucial. Il faut accorder à tous un accès égal aux matières scientifiques, dès le plus jeune âge, en mettant particulièrement l’accent sur les filles et selon aussi le document du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable du Mali (CREDD)», a-t-il indiqué. Il a également fait savoir que la fête des sciences offre une chance de définir de nouvelles stratégies et de partager les bonnes pratiques pour le développement des sciences. Et de rassurer que l’UNESCO est totalement mobilisée dans cet effort. «Aujourd’hui, plus que jamais, le monde a besoin de la science et la science a besoin des femmes. Ensemble, nous pouvons faire bouger les lignes», a-t-il reconnu.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr. Assétou Founè Samaké Migan quantà elle a dit que la science, la technique et la technologie sont devenues de nos jours, des domaines incontournables pour le développement socio-économique des nations puisqu’elles ont permis à l’Homme de bien se connaitre, ainsi que son environnement physique et social, son environnement proche et lointain. Selon le ministre Pr. Assétou Founè Samaké Migan, les progrès scientifiques et techniques ont donc apporté des améliorations considérables dans les sociétés, sur le plan de la sécurité alimentaire, de la santé et de la qualité de la vie, de la communication, et des transports.

Pourtant, selon le ministre, c’est au moment où l’Homme profite plus que jamais des retombées de la science et de la technique, au moment où la science et la technique sont devenues des ressources économiques essentielles au développement des pays et à leur positionnement en tant que puissance économique et militaire que les jeunes se détournent des carrières scientifiques et techniques au point que l’Enseignement, la recherche et l’industrie en viennent à manquer de ressources humaines.

A l’en croire, face à ce constat, tous les acteurs doivent s’engager pour apporter des solutions concrètes à cette situation le plus vite possible. Elle a fait savoir que malgré les efforts consentis par le Gouvernement, des difficultés existent encore au niveau du système éducatif, en particulier au niveau de la valorisation des séries scientifiques. Et de révéler que les rencontres en rassemblant les acteurs ont été faites pour apporter des solutions à ces problèmes.

Cela, a-t-elle souligné, contribueront à révéler significativement le niveau des enfants en sciences, afin qu’ils puissent faire face aux défis qui se posent à notre développement, entre autres, la transformation de nos matières premières, l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’amélioration des conditions de vie des populations, le développement des villes.  «Elles devraient également permettre d’avoir des scientifiques capables de répondre aux exigences d’un marché de plus en plus demandeur de compétences, afin d’accélérer la transition vers une société développée, fondée sur le savoir », a-t-elle assené.

Notons que lors de cette édition les étudiants ont prouvé leur savoir et leur savoir-faire dans les domaines de la science et de la technologie. Ainsi, il est à connaitre que plusieurs élèves venus des régions ont participé cette journée.

Seydou Karamoko KONE

Le Flambeau

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