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NOUVELLE MENACE D’ÉPIDÉMIE D’EBOLA EN AFRIQUE DE L’OUEST : APRÈS 07 CAS ENREGISTRÉS EN GUINÉE, LE MALI EN ALERTE MAXIMUM !

Depuis mars 2020, le Mali a enregistré ses premiers cas de pandémie de COVID-19. Cette situation a créé une crise sanitaire, couronnée d’une crise socio-économique dans notre pays. C’est dans ce contexte que la grippe aviaire a été décelée au Sénégal, il y a quelques semaines et depuis  le samedi 13 février 2021, près de sept cas de la maladie à Ebola ont été confirmés en Guinée. Ce qui explique déjà que le Mali n’ayant pas encore enregistré des cas de la grippe aviaire ni d’Ebola est aujourd’hui en alerte maximum. Toute chose qui sollicite la réactivation des dispositifs mis en place il y a près de cinq ans.  

 

Faut-il le rappeler, en Guinée, près de cinq ans après la fin de l’épidémie d’Ebola qui avait fait plus de 11.000 morts entre 2013 et 2016, le virus refait surface depuis quelques jours dans ce pays voisin du Mali.

Ce sont sept cas qui ont été confirmés dans le sud du pays, dont trois décès. Ce qui a provoqué une réunion d’urgence à Conakry, dans la matinée du dimanche 14 février.

Cette réunion s’est tenue en présence du ministre de la Santé, de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS), l’Institut National de Santé Publique ainsi que les partenaires à savoir les Nations-Unies, l’OMS, MSF, Alima, le CDC, la Croix-Rouge et autres.

“La Guinée est en situation d’épidémie d’Ebola”, a déclaré le docteur Sakoba Keïta, Directeur de l’ANSS. Et des mesures d’urgence ont été arrêtées, comme la mise en route du protocole de traitement. Il faut ensuite commander au plus vite des vaccins car, pour l’instant, il n’y a pas de stocks en Guinée. Et enfin, envoyer une seconde mission en Guinée forestière, dans le sud-est,  censée partir dès ce 14 février après-midi pour Nzérékoré afin de délimiter la zone de contamination et d’identifier tous les cas contact.

Notons que N’Zérékoré est la capitale régionale de la Guinée forestière, région la plus au sud du pays, où l’épidémie avait démarré en 2016 et où ces nouveaux cas ont été signalés, le samedi 13 février.

Concernant cette résurgence, selon l’ANSS, une infirmière de Gouécké, dans la préfecture de N’Zérékoré, est tombée malade. Transférée à l’hôpital, elle meurt entre le 27 et 28 janvier 2021.

Suite à son enterrement, huit personnes souffrent de diarrhée, de vomissements et de saignements. Des échantillons sont alors prélevés et expédiés aux laboratoires de Gueckedou et Conakry qui ont donné confirmation. Reste enfin la question de l’origine de cette résurgence via un patient guéri ou bien une nouvelle contamination par un animal. Les enquêtes devraient fournir des informations supplémentaires.

En attendant, les pays voisins de la Guinée comme le nôtre doivent activer rapidement les dispositifs qui étaient en place, il y a plus de cinq ans maintenant. A peine fini de faire face à la pandémie de COVID-19, notre pays peut être fragilisé devant une autre crise sanitaire, qui ne manquerait pas de donner de mauvais coups à notre économie nationale. C’est pourquoi, nos autorités sont interpellées aujourd’hui à activer les dispositifs du cordon sanitaire au niveau de nos frontières, principalement de la Guinée pour éviter l’entrée de cette épidémie mortelle sur notre territoire et au niveau du Sénégal pour empêcher l’infiltration de la grippe aviaire.

Boubacar DIARRA

Source : Le Soir De Bamako

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