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Notation des démocraties au monde : Le Mali obtient une note de 45 sur 100

Le Rapport 2017 de l’ONG américaine Freedom House sur les libertés au monde fait du Mali un pays ‘’partiellement démocratique’’ avec une note de 45 sur 100. En matière, donc, du respect des Droits politiques, les libertés civiles, le pluralisme politique, le fonctionnement du gouvernement, les libertés d’expression et de culte, les Droits d’association, l’indépendance de la justice, etc. sur lesquels Freedom House se base pour réaliser ses Rapports annuels, le pays fait figure d’un élève en deçà de la moyenne dans un espace UEMOA par exemple où seuls le Sénégal, la Côte-d’Ivoire et le Bénin sont considérés comme des pays démocratiques.

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En Afrique, de façon générale, le peloton de derrière est constitué de la Centrafrique, de la Guinée Equatoriale, du Soudan, de la Somalie, du Soudan du Sud et de l’Erythrée qui font partie des dix (10) plus mauvais élèves de ce classement. Celui-ci est dominé sur le plan mondial par des démocraties modèles que sont la Suède, la Norvège, la Finlande, les Pays-Bas, le Canada, l’Uruguay, la Nouvelle-Zélande, le Luxembourg, l’Australie et le Saint-Marin.

Ainsi, sur les 195 pays évalués, 87 (45%) ont été notés libres, 59 (30%) partiellement libres et 49 (25%) non libres. Les Régions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ont enregistré les plus mauvaises notes au monde en 2016, suivie de près par l’Eurasie.

Pour notre pays, le Mali, parmi les facteurs l’ayant handicapé dans la notation, l’ONG auteur du Rapport a pointé du doigt, entre autres, la transition politique consécutive au coup d’Etat de mars 2012, les conflits entre groupes armés du Nord ainsi que le fléau corruption.

Le Mali a connu une transition politique à partir d’un régime autoritaire à partir du début des années 1990 et a progressivement développé ses institutions démocratiques pendant une vingtaine d’années. Cependant, le pays a montré les caractéristiques de la fragilité de l’État en cours de route qui a finalement contribué à un coup d’État militaire en 2012, et une rébellion dans le Nord du Mali qui a éclaté la même année. Bien que l’ordre constitutionnel ait été rétabli et qu’un accord de paix ait été signé dans le Nord, les événements ont laissé une situation d’insécurité durable.
Toute chose qui a amené en 2016 des combats entre groupes armés rivaux persistant dans le Nord et le Centre du pays, entravant la fourniture de services de base, interférant avec les activités politiques, avec les élections locales de l’année, et sapant la primauté du droit dans les zones touchées. Les manifestations à Kidal en avril et à Gao en juillet ont abouti à des affrontements meurtriers entre les protestataires et les forces de maintien de la paix de l’ONU et les forces de sécurité maliennes, respectivement.

En septembre, le Parlement a adopté un projet de loi modifiant le code électoral, malgré les critiques des partis de l’opposition selon lesquelles les dispositions favorisaient les partis établis et étaient, donc, antidémocratiques. Des élections locales ont eu lieu dans la plupart des communes du pays en novembre, malgré les objections et les boycotts des partis de l’opposition et d’autres groupes.

La corruption reste un problème majeur. En août, le Gouvernement malien a annoncé avoir identifié 13.000 fonctionnaires inexistants ou irréguliers; le Ministre de la Communication de l’époque, Me Mountaga Tall, avait déclaré que leur retrait des livres de paie du Gouvernement permettrait d’économiser environ 50 millions de dollars.

La Constitution garantit, certes, la liberté de réunions, mais le risque de violences lors des rassemblements publics persiste, en particulier dans le Nord et le Centre du pays.

En avril 2016, une manifestation à Kidal, à la suite de la détention par les forces françaises des personnes soupçonnées d’avoir des liens avec des militants régionaux, a abouti à une confrontation avec les forces de maintien de la paix de l’ONU et deux manifestants ont été tués.

En juillet, les forces maliennes de la ville de Gao, dans le Nord du pays, ont tiré sur une manifestation contre l’installation d’autorités intérimaires, tuant trois personnes et en blessant au moins 31 autres. Résultat : le Mali n’obtient pas la moyenne requise pour figurer dans le concert des Nations démocratiques ; d’où son classement parmi les démocraties partielles avec sa note de 45 sur 100, selon Freedom House.

Katito WADADA

Source: lecombat-Mali

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