La levée du blocus qui pesait sur la ville de Boni depuis plus d’un an marque une étape cruciale dans la gestion des crises au Mali. Cet événement, qui aurait pu donner lieu à une opération militaire de grande envergure, a finalement été résolu par la force du dialogue et de la négociation. Parmi les nombreuses voix qui ont salué cette percée historique, celle de Moussa Mara, ancien Premier ministre et actuel président du parti Yelema (Le Changement), résonne avec un écho particulier.
Bamada.net-Dans une publication sur sa page officielle Facebook, Moussa Mara a tenu à féliciter l’ensemble des acteurs qui ont permis cette avancée majeure : « Bravo et félicitations aux médiateurs civils, aux autorités traditionnelles et religieuses, ainsi qu’aux autorités de la transition, qui ont donné leur feu vert à ce dialogue ayant permis de libérer Boni et ses habitants, mais aussi de rouvrir la route vers Gao, au grand bonheur de plusieurs dizaines de milliers de nos compatriotes de la région. » Un message porteur d’espoir et de reconnaissance envers les forces vives qui ont su trouver une solution pacifique à une crise humanitaire et sécuritaire prolongée.
Le dialogue, une alternative réaliste aux conflits armés
L’enseignement principal de cet épisode est sans doute la confirmation que le dialogue demeure un outil puissant dans la gestion des crises maliennes. Contrairement aux opérations militaires qui s’accompagnent généralement de pertes humaines et de destruction, la médiation permet d’obtenir des résultats concrets sans effusion de sang.
À Lire Aussi : COL–major Souleymane Dembélé , Directeur de la DIRPA: « A ma connaissance, il n’y a pas de blocus à Boni»
Une victoire pour les populations locales
Pendant plus d’un an, la ville de Boni a été prise en étau par des forces hostiles, rendant extrêmement difficile l’approvisionnement en vivres, en médicaments et en biens essentiels. La situation était devenue intenable, plongeant les habitants dans une angoisse quotidienne et compromettant gravement leurs conditions de vie.
La réouverture de la route vers Gao constitue donc un immense soulagement pour les populations locales qui peuvent enfin reprendre leurs activités économiques et retrouver un semblant de normalité. Cette percée met en lumière l’importance du rôle des médiateurs civils et des leaders communautaires dans la préservation de la paix.
Quelle leçon pour l’avenir ?
Ce succès doit inspirer la conduite des futures initiatives de pacification dans le pays. La stratégie purement militaire a montré ses limites et n’a pas toujours permis de régler durablement les conflits.
L’exemple de Boni montre que la collaboration entre différents acteurs – forces de transition, leaders communautaires et religieux, et société civile – peut donner des résultats encourageants. Il convient donc de multiplier ces initiatives et d’intégrer systématiquement la voie du dialogue dans la gestion des crises au Mali.
Moussa Mara, une voix pour la réconciliation ?
Moussa Mara s’est toujours positionné comme un homme de dialogue et de réflexion sur les défis du Mali. Son expérience en tant qu’ancien Premier ministre et expert-comptable aguerri lui confère une vision pragmatique des enjeux économiques et sociaux du pays. Son engagement régulier en faveur de solutions pacifiques et inclusives fait de lui une figure incontournable dans le paysage politique malien.
Sa réaction face à la levée du blocus de Boni s’inscrit donc dans cette logique. En mettant en avant les efforts de médiation et en félicitant les autorités de transition, il rappelle que l’union et la concertation restent les meilleures voies pour surmonter les difficultés auxquelles le Mali est confronté.
À Lire Aussi : BLOCUS DJIHADISTE SUR BONI DANS LE CERCLE DE DOUENTZA : EN DETRESSE, LES HABITANTS INTERPELLENT LES AUTORITES DE LA TRANSITION
En saluant cette avancée, Moussa Mara réaffirme son attachement à une approche constructive et pragmatique pour la gestion des crises. Son message, relayé sur sa page officielle Facebook, résonne comme une invitation à explorer de nouvelles pistes pour la paix et la stabilisation du pays.
Reste à espérer que cet épisode serve de modèle pour d’autres régions en proie à l’instabilité, et que les acteurs maliens continuent à privilégier la concertation et l’entente dans la quête d’un avenir meilleur.
NB : Toute reproduction, intégrale ou partielle, sans une autorisation explicite de notre part est strictement interdite. Cette action constitue une violation de nos droits d’auteur, et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour faire respecter ces droits.
Moussa Keita
Source: Bamada.net