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Le renouveau de la crise de l’école malienne

Après deux mois d’accalmie, l’école replonge dans le marasme. D’un côté les écoliers qui réclament les bourses et trousseaux et de l’autre, les enseignants revendiquent les frais de correction, des heures supplémentaires et de secrétariat. Le mouvement paralyse l’école depuis le lundi passé. ecole_mali tombouctou
Après la reprise, il y a deux mois, les élèves et professeurs retournent dans les rues pour dénoncer leur condition de vie. Les universitaires réclament leurs trousseaux et les bourses, après deux mois de cours. Il y a quelques années, par mesure de sécurité, les étudiants ont été tous affiliés à l’Ecobank, chargée à cet effet d’octroyer à chaque étudiant une carte à puce lui permettant de toucher ses sous. Mardi dernier la banque en collaboration avec le Centre des œuvres universitaires a commencé la distribution de seulement 7000 cartes. Un nombre jugé insignifiant par les étudiants qui dénoncent leur condition de vie qui se détériorent de jour en jour.
Cette grève des étudiants est amplifiée par l’absence des professeurs qui réclament eux aussi des frais qui sont lié à la correction des examens et  de secrétariat, sur lesquels s’ajoutent les frais liés aux heures supplémentaires et les conditions de vie difficile des contractuels. Nous avons rencontré un responsable de la Faculté des lettres, des langues, des sciences de langages qui rassure que les doléances du corps professoral sont en passe d’être résolues. A l’en croire, une lettre circulaire a été envoyée dans ce sens par le ministre délégué en charge du Budget pour résoudre rapidement ce problème.
S’agissant de la psychose d’une année blanche ou de session unique qui inquiète les universitaires, il a rassuré que jusqu’à preuve du contraire dans sa faculté, il  est prévu l’organisation de 2 sessions. « Mais lorsque les conditions se détérioreront davantage, nous seront obligé de revoir ses mesure », explique-t-il.
Les autorités doivent agir vite pour sauver l’année universitaire qui a déjà pris un retard à cause de la grève illimitée des enseignants.
Ousmane Daou

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