Nouvelle passe d’armes entre Paris et Ouagadougou. Mohamed Bouabdallah, censé devenir le nouvel ambassadeur français au Burkina, n’aurait pas reçu la bénédiction des autorités pour prendre ses fonctions, rapporte Le Monde.
Le diplomate devait remplacer Luc Hallade, pris en grippe par la population et certains officiels, dont le départ avait été demandé par Ouagadougou. Mais les dirigeants burkinabés n’auraient pas donné le feu vert à cette nouvelle nomination, ce qui devrait forcer Paris à se creuser la tête pour proposer un autre candidat.
Pour couronner le tout, les effectifs de l’ambassade de France ont été réduits, Paris craignant pour la sécurité de ces agents, comme l’explique une source au quotidien français.
“Nous continuons d’adapter notre dispositif diplomatique à la situation sécuritaire qui se dégrade au Burkina Faso. Le nombre des agents déployés à l’ambassade a, de ce fait, été réduit”, rapporte-t-on ainsi à Paris.
Sentiment anti-français
Le départ du précédent ambassadeur avait été l’un des feuilletons de l’hiver au Burkina Faso. Le diplomate avait auparavant multiplié les boulettes, parlant notamment de “guerre civile” dans le pays, ou s’en prenant aux réseaux sociaux, accusés d’être une “caisse de résonnance” au sentiment anti-français dans le pays.