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Le brigadier-chef Wilfried Pingaud mort dans les combats au Mali

Le brigadier-chef Wilfried Pingaud, 37 ans, du 68e régiment d’artillerie d’Afrique de La Valbonne (Ain), a été tué mercredi 6 mars. Le décès de ce brigadier-chef est survenu alors qu’il ‘participait à une opération de reconnaissance avec un détachement de l’armée malienne dans l’Est du Mali, à 100 km de Gao’, souligne l’Elysée. Leur unité a été prise à partie par un groupe de combattants islamistes, a-t-on appris auprès de l’état-major des armées.brigadier-chef Wilfried Pingaud

Au service de la France pendant 18 ans

Né le 23 novembre 1976, le brigadier-chef de première classe Wilfried PINGAUD aura servi la France durant près de 18 ans.
A 18 ans, le 4 avril 1995, il signe un contrat d’engagé volontaire de l’armée de Terre pour cinq ans au titre du 68e régiment d’artillerie d’Afrique (68e RAA). A l’issue de sa formation initiale, il rejoint la 2e batterie du 68e RAA en tant que servant artillerie. Il se distingue alors immédiatement par son goût de l’effort et fait preuve de belles qualités humaines. Le 13 juillet de la même année, il obtient brillamment le certificat technique élémentaire (CTE) spécialité « mortier lourd » avant d’être élevé le 1er décembre 1995 à la distinction de 1re classe.

Spécialité « Choc et Feu »

Désigné pour partir en mission de courte durée à Mayotte de février à juin 1996, il obtient durant son séjour le certificat technique élémentaire spécialité « Choc et Feu », démontrant par la même occasion un excellent état d’esprit et de très bonnes aptitudes militaires.
En avril 1997, il rejoint avec sa batterie la République Centrafricaine comme conducteur poids lourd au sein de l’équipe munitions. De retour au régiment après quatre mois de mission, ses états de services sont récompensés par une promotion au grade de brigadier le 1er décembre 1998.

Spécialité « restauration collective »

Polyvalent, soucieux d’élargir ses compétences, il sert alors comme cuisinier au sein de la 2e batterie puis rejoint la 11e batterie et le cercle mess le 1er février 1999. Le 17 mars 1999, il réussit avec brio le certificat technique élémentaire spécialité « restauration collective ». Faisant preuve d’une très grande disponibilité et d’une remarquable ardeur au travail, il devient rapidement un adjoint de valeur du chef de cuisine.
En séjour en Polynésie de février à mai 2000, il est un exemple pour les plus jeunes et démontre de grandes capacités d’initiative. Ses belles qualités militaires et techniques lui valent la promotion au grade de brigadier-chef le 1er octobre 2000 et, le 1er novembre de la même année, il est déclaré titulaire du certificat d’aptitude technique du premier degré « Mortier lourd ».

Exemplaire en toutes circonstances

De septembre à novembre 2002, il effectue un séjour en Afghanistan au titre de l’opération PAMIR – mandat EPIDOTE comme aide moniteur à l’instruction de l’armée nationale afghane (ANA) ; il s’investit sans compter dans sa mission et obtient d’excellents résultats, mettant à profit ses connaissances étendues en artillerie. Son travail est unanimement reconnu et récompensé par l’attribution du certificat d’aptitude technique du 2e degré spécialité « pointeur mortier » le 31 décembre 2002. De retour en régiment, il occupe le poste de conducteur poids lourd et magasinier et est promu au grade de brigadier-chef de 1re classe le 4 avril 2006.
Le 1er janvier 2009, il rejoint le groupement de soutien de la base de défense (GSBDD) de La Valbonne nouvellement créé, où il exerce la fonction de permanent du bureau tir. Exemplaire en toutes circonstances, doté d’une excellente condition physique, il donne entière satisfaction. Le 1er septembre 2011, avec le transfert du bureau tir du camp de La Valbonne, il est de nouveau affecté au 68e régiment d’artillerie d’Afrique.

Mort le 6 mars 2013

Le 21 janvier 2013, il est projeté dans le cadre de l’opération SERVAL, au Mali, en tant qu’adjoint pupitreur ATLAS. Le 6 mars 2013, en début de matinée, un détachement de l’armée malienne conduisant des opérations de fouilles et de reconnaissance a été pris à partie par des groupes terroristes dans la région de Tin Keraten, au nord-est d’Imenas, à une centaine de kilomètres de Gao. Au cours de cet accrochage, le brigadier-chef PINGAUD, inséré auprès du bataillon malien, a été mortellement touché. Transporté vers l’antenne chirurgicale avancée de Gao afin d’y être opéré, il est malheureusement décédé des suites de ses blessures quelques heures après.
Il est le quatrième soldat français à mourir au combat depuis le lancement de l’opération Serval.
Le brigadier-chef de première classe Wilfried PINGAUD était titulaire de la médaille d’or de la défense nationale, de la médaille commémorative française avec agrafe Afghanistan et de la médaille d’outre-mer avec agrafes République du Congo et République Centrafricaine.
Agé de 36 ans, le brigadier-chef de première classe Wilfried PINGAUD était marié et père de deux enfants.
Il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

Mise à jour : mercredi 6 mars 2013 18:15 | Par Léa Torrosin

Source: Msn

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