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Interpellation des autorités en charge de la sécurisation des personnes et des biens : » Pendant plus de cinq heures d’horloge, des bandits lourdement armés ont continué à nous dépouiller… »: » Le numéro d’urgence de la Gendarmerie ne répondait pas »

Une fois de plus les usagers de la route Bamako-Kéniéba ont été victimes, le jeudi 22 avril 2021, de bandits lourdement armés à 22 heures 50 seulement et à 65 kilomètres de Kati et 80 km de Bamako. Les cars de Diarra Transport et AK Transport, remplis de passagers, des chauffeurs de camions-citernes et d’autres usagers ont été attaqués, aux environs de 23 heures, à 15 km de Kassaro, situé entre Kita et Kati.

 

L’alerte a été donnée immédiatement après les premiers coups de feu mais le numéro d’urgence de la Gendarmerie ne répondait pas. C’est celui de la Protection civile qui a répondu et qui a donné l’alerte. Suite à cela et 40 minutes après, le 93 09 12 71 de la Gendarmerie a appelé le numéro d’un passager pour prendre toutes les informations nécessaires concernant l’évolution des événements sur le terrain. Une fois ces informations reçues, la Gendarmerie ordonna au passager en question de rester à l’écoute à travers le portable, pour guider des unités territorialement compétentes devant se rendre sur les lieux.

Malgré cette assurance donnée au téléphone, de 23 heures à 5 heures du matin, aucun élément des unités concernées n’est arrivé sur les lieux ; laissant la vie des gens entre les mains des voyous armés en train de les dépouiller de tous leurs biens.

La question qui me revient : devant ce fait d’une extrême gravité, ne serait-il pas envisageable aujourd’hui de laisser les populations assurer leur propre sécurité à travers le port d’armes appropriées?. Le déploiement des forces de l’ordre n’est-il pas remis en cause à cause du refus catégorique des éléments de se déplacer sur les lieux malgré la transmission des faits en temps réel aux autorités compétentes ?

La défaillance de l’Etat n’étant plus à démontrer dans le volet de la sécurisation des personnes et de leurs biens, la mise en place du modèle américain devient donc salutaire (le port d’arme) pour que ces pratiques puissent prendre fin dans notre cher Mali. C’est vrai que l’Etat reste la semence des populations et la terre dans laquelle elles poussent. Mais dans un pays où l’Etat ne peut plus garantir la sécurité des populations, que reste-il à faire ? La question est posée.

 Isaac Soumaré Opérateur économique

Source: l’Indépendant

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