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IBK : « est-ce parce que nous sommes proches qu’Amadou Soulalé doit considérer les fonds de l’ambassade comme le champ de gombo de sa grand-mère ? »

INTERVIEW (PRESQUE) IMAGINAIRE

Le Chef de l’Etat s’apprêtait à plonger sa cuillère dans un gros plat de tô à la sauce gombo, lorsque nous entrons, comme un coup de vent, dans le salon décoré à l’italienne. Alors, il quitte la table à manger, la mine serrée, et nous fait signe de le suivre dans un petit salon attenant au grand. C’est là, que se déroule, pour la seconde fois, notre entretien.

Mr le président, votre ex-conseiller, Amadou Soulalé, aujourd’hui ambassadeur du Mali au Burkina Faso, est devant le Pôle Economique et Financier pour justifier la disparition de près de 2 milliards CFA des caisses de l’ambassade. Allez-vous intercéder à sa faveur ?

Moi, jamais ! Vous m’avez bien regardé ? Je l’ai, toujours, dit et je vous le répète encore : tous ceux qui se rendent coupables de détournements de deniers publics vont devoir en rendre gorge. En tout cas, personne ne peut et ne doit compter sur moi.
Et celui que vous appelez mon ami, ou mon ex-conseiller n’échappe pas à cette règle. Il va devoir expliquer, devant le procureur, la destination de près de 2 milliards CFA de l’ambassade du Mali au Burkina Faso.

C’est votre ex-futur ami quand même ?

Et alors ? Est-ce pour cela qu’il doit considérer les caisses de l’ambassade comme le champ de gombo de sa grand-mère ? Pas question. A présent qu’il est pris la main dans la caisse, il va devoir s’explique sur la destination de ces 2 milliards CFA.

Après la publication du rapport du vérificateur général qui l’épinglait, des confrères de la presse privée avaient tenté de le blanchir. Certains sont allés jusqu’à vouloir accuser le Vérificateur général à la place du présumé coupable, Amadou Soulalé…

Tout le monde sait que vos confrères n’ont pas pris partie pour lui pour rien. Tout se sait dans ce pays. Nous sommes au courant des millions CFA distribués pour ce faire ; mais aussi, des billets d’avion qui leur ont été remis pour faire le déplacement de Ouaga pour pouvoir abreuver leurs lecteurs de ces mensonges, qui tiennent, à peine, à un fil.
Tout ça, pour quel résultat ? Peut-on se demander.

Avant lui, son chef-comptable, un certain Siaka Sanogo aurait été, lui aussi, entendu par le Pôle Economique et Financier …

Bien sûr ! Je vous le dis avec le sérieux de celui qui creuse la tombe de sa belle mère : c’est tolérance zéro pour les fossoyeurs du denier public.

Dans le rapport du vérificateur général, Amadou Soulalé est, particulièrement, mis en cause dans la gestion de ces fonds ?

Qui d’autre que lui ? Ce que je lui conseille, c’est d’avoir de bons avocats, plutôt que les journaleux, qui ont contribué à l’enfoncer jusqu’à la moustache.

L’ambassadeur Amadou Soulalé n’est pas le seul à être entendu. On parle, aussi, du général Abdoulaye Koumaré, ambassadeur du Mali à Madrid, épinglé comme Soulalé, dans le même rapport.

Si le général Koumaré, lui aussi, est épinglé par le rapport du vérificateur général, alors il va devoir se préparer à affronter le petit dogonon du Pôle Economique et Financier.

C’est qui ce petit dogonon du Pôle Economique et Financier ?

Je veux parler de Mamoudou Kassogué, c’est un pur produit de l’usine de fabrication des Dogon de Bourem, dirigée par mon épouse.

C’est un scoop, ça ? Depuis quand Bourem dispose d’une usine de fabrication de Dogon ?

Elle a été installée, sous la première République, par le tout-premier ministre des Finances de la jeune République du Mali, dans le but de fabriquer des Dogon, conformément, aux prescriptions de l’islam.
Comme vous le savez, Dieu a créé les autres, les sonrhaï ont inventé les Dogon.

Je vois, déjà, Seydou Nantoumé, le plus illustre des Dogonon, bondir de sa chaise pour crier : « vous racontez des histoires ! ».

D’alleurs, qui te dit que Seydou Nantoumé, lui-même, n’a pas été fabriqué par la même usine, sous la supervision de mon épouse ?

Mr le président, étiez-vous intervenu, auprès du ministre de la Justice, pour surseoir à la convocation de Mahmoud Dicko ?

Jamais ! Je n’étais même pas au courant de cette affaire. J’avais d’autres chats à fouetter, plutôt que de m’intéresser aux déclarations d’un leader religieux en perte de vitesse au sein de l’opinion publique.

Les Maliens racontent que c’est vous qui avez envoyé le ministre Tiébilé Dramé pour aller s’excuser auprès de lui. Est-ce vrai ?

C’est archifaux ! je ne lui ai envoyé personne. Si Tiébilé Dramé l’a fait, il l’a fait de son propre chef.

Son porte-parole, le très respecté, et le très éclairé, Kaou Djime, avait appelé les Maliens à descendre dans la rue pour exiger votre démission. Qu’avez-vous à lui répondre ?

Rien ! Rien de rien ! Comme chantait Edith Piaff

Et l’affaire dite des blindés dits en carton ?

Là, aussi, je n’ai rien à dire.

Selon nos informations, cette affaire a été révélée au grand jour à cause d’une sombre affaire de retro- commission qui a mal tourné.

Hey, Le Mollah, tu ne vas manger ton piment avec ma bouche. Je n’en sais rien !
Propos recueillis par Le Mollah Omar

Source: Canard Déchainé

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