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IBK a-t-il peur de fermer les mosquées ?

Le mardi dernier, le conseil extraordinaire de défense s’est réuni autour du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita. La rencontre était uniquement sur la prévention du coronavirus. Au cours de ce conseil extraordinaire, des décisions allant de l’interdiction de regroupements, de la fermeture des écoles en passant par la suspension des vols commerciaux ont été prises. Par ailleurs, en ce qui concerne les rassemblements à caractère religieux, le gouvernement engagera incessamment des consultations avec les responsables du Haut Conseil Islamique, de la Ligue des Imams, des Églises Catholiques et Protestantes ainsi qu’avec d’autres autorités religieuses et cultuelles du Mali afin de convenir des mesures appropriées pour assurer la santé des fidèles. Cette décision fait l’objet de débats sur les réseaux sociaux. Pour les uns, l’attitude montre la faiblesse de l’État à s’assumer face aux religieux. Pour des actions de protection nationale, il ne doit pas y avoir d’état d’âme. L’État doit agir en toute clairvoyance et pour tout le monde. Votre facebookan du jour s’est intéressé aux échanges !

 

Boubacar Koumare : Prévention Covid19, qu’on ait le courage de le demander et de le dire : Fermez les lieux de culte point barre. Dieu est partout.

Bakara Moukila Konate : l’une des mesures préventives de cette pandémie est d’éviter tout attroupement ou regroupement, les lieux de culte sont des endroits propices pour sa propagation.

Gaindé Mohamed : Mon cher Boubacar Koumare, tu n’as pas encore compris qu’au Mali l’exception est la règle. Je ne fais pas de prophétie, mais à ce rythme, le réveil sera brutal pour nous.

Seybane Dantioko : si on sait que pour qu’un Etat puisse exister, il faut des institutions fortes et au-dessus de tout. Si le contraire s’avère, l’État n’existerait pas. Observons et analysons pour mieux comprendre la sensibilité du problème.

Ségouk Mohamad Sangaré : qu’ils aient le courage de reporter cette élection aussi. Qu’ils aient le courage de nous expliquer les dispositions concernant les marchés. Et surtout qu’ils aient le courage d’appliquer les mesures annoncées lors du conseil de défense nationale.

Youssouf Mahammar Maiga : Dieu est partout, mais Dieu nous a dit que la prière collective est plus bénéfique que celle qui est faite individuellement chose à signaler aussi. Je ne vois en aucun cas la nécessité de fermer les lieux de cultes, car cette maladie peut toucher partout qu’il soit dans les lieux de culte ou pas et jusqu’à présent aucune contamination ne provient des lieux de culte. Alors, les lieux de culte ne doivent pas être fermés. Ceux qui veulent partir à la mosquée iront et ceux qui ne veulent pas aussi resteront chez-eux, c’est un choix comme toujours.

Bazoumana Fodé Koné : Youssouf Mahammar Maiga, renseignez-vous de l’histoire de l’islam. Quelles dispositions à prendre en cas de catastrophe. L’islam le prévoit.

Idrissa Doucouré : Boubacar Koumare, en vous lisant, je sens sur vous que vous n’êtes pas d’accord avec le gouvernement par le fait qu’il veut consulter les religieux avant de prendre toute mesure. Je crois qu’à ce niveau, le gouvernement a été sage et pour qui connaît les réalités de ce pays doivent savoir qu’on ne peut pas se lever du jour au lendemain pour fermer ces lieux. Il faut une consultation, une sensibilisation… Il faut se référer aux mesures prises par nos savants quand il y’a eu ces genres de situations dans les époques passées.

Kôrô, les réalités du Mali ne sont pas comme celles de la France ni comme celles des USA…

Cheick T. Thera : en temps de pandémie, l’appel (venez à la prière) est remplacé par (restez chez vous) pour dire que Dieu regarde seulement le contenu des cœurs.

Mohamed Ag Assory : IBK a affronté et continue d’affronter les plus redoutables des leaders religieux (le Chérif et l’Imam Dicko) au Mali !

Dire qu’il craint les leaders religieux, c’est faire fausse route !

Associer les leaders religieux aux décisions des autorités est une bonne chose, plus les concernés sont impliqués, plus on a de chance d’être efficace dans la riposte pour qui connaît la place qu’ils occupent dans la société !

Arrêtez de comparer le Mali avec l’Arabie Saoudite et le Maroc qui sont des théocraties ! En France, la suspension des prières collectives a été prise par la Mosquée de Paris bien avant les mesures des autorités !

Arrêtons de chercher partout, de toute façon les leaders religieux n’y verront aucun inconvénient du moment où, par exemple, la religion musulmane dispose déjà des dispositions légales concernant les épidémies…

Boubacar Doumbia : je pense que les problèmes du Mali ne sont ni IBK ni personne d’autre que de nos trois chefs religieux. J’ai nommé Haidara, Bouye et Dicko. Si ces trois arrivent à mettre leur égo à côte pour s’asseoir et s’entendent, le régime va résoudre tous les problèmes du Mali. Ils en sont capables, car ils ont les ressources matérielles et humaines pour faire plier tous les régimes même en l’Occident. Si nous tombons, Dieux leur en demanderait. Tous les maux dont nous souffrons, ils en sont responsable même tous ces morts. Il est temps qu’ils aient un peu pitié de nous. Ce n’est autre qu’un cri de pitié des Maliens désespérés. Je sais que verrez ce message avec tous mes respects et considérations les plus distingués. Merci.

Diop : « Pour les rassemblements à caractère religieux, le gouvernement engagera… des consultations avec les responsables des… afin de convenir des mesures appropriées pour assurer la santé des fidèles ». Les fidèles, une autre part du Mali. Quelle faiblesse !

Kadiatou Kante : Maitre, cela se comprend. Sinon, toutes les mesures pouvaient être prises en même temps ou bien ce n’est pas le même président qui dirige le même pays.

Lalla Aicha Diaby : Il aurait pu les consulter avant d’informer le peuple, au moins les gens ne seront pas choqués de la sorte. Tout porte à croire que ce sont les religieux qui dictent leurs règles et imposent leur loi dans ce pays… quelle déception

Youssouf Koné. À mon avis, certes cela montre un manque d’autorité forte, mais je trouve la démarche cohérente afin d’éviter un éventuel mouvement des religieux, toute chose qui risquera de troubler l’ordre public.

Sanoussi Bamani : Quand on dit qu’IBK est incapable de gérer le Mali, certains ont cru qu’il s’agit de paroles d’opposants ! Ayiwa, jugez par vous-même !

Abba Sow : Hum maître, le cas des religieux surtout dans la situation actuelle du pays doit être géré en douceur et en accord parfait avec le haut conseil et les autorités des églises.

Abdourahamane Toure : On ne peut prendre certaines mesures quand on est sans légitimité populaire, morale et spirituelle. Gouverner dépasse le simple stade de l’investiture.

INFO-MATIN

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