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hypothèque sur la Rentrée scolaire: les effets collatéraux des inondations

À moins de 72 heures de l’ouverture des classes prévue pour ce lundi 1er octobre 2018, le groupe scolaire Mamadou KOUNTA de Kalaban-Coro est toujours occupé par les familles bozos sinistrées des inondations. Par contre, à Djicoroni-Para, la cour du groupe scolaire Mamadou Lamine DIARRA est sous les eaux à la suite de la montée de la crue du fleuve Niger. C’est le triste constat établi ce jeudi 27 septembre 2018 par une mission du ministère de l’Éducation nationale, conduite par le secrétaire général dudit département, Kinane AG GADEDA.

Une situation qui préoccupe le ministre de l’Éducation nationale, le Pr Abinou TEMÉ, qui souhaite voir les enfants de ces localités reprendre le chemin de l’école ce 1er octobre 2018 au même titre que leurs camarades sur toute l’étendue du territoire.
Et s’est pour s’enquérir des dispositions pratiques prises au plan local que le secrétaire général et sa délégation se sont rendus, successivement, à Kalaban -Coro et Djicoroni-Para pour visiter ces établissements où la rentrée, à date indiquée, semble largement compromise.
À Kalaban-Coro, la délégation nationale a été accueillie dans la cour de l’école, par le maire de la commune Hamadoun Tiékoura DIARRA ; en présence du sous-préfet de Kalaban-Coro, Daha KEÏTA ; du directeur de l’académie d’enseignement de Kati, Diakalia COULIBALY ; du chef service local du développement social, Moumine KONE ; du directeur du CAP de Kalaban-Coro, Abdoulaye KONE, etc.
Après le mot de bienvenue du représentant du chef de quartier, Lamine COULIBALY, le porte-parole des sinistrées, Sékou Amadou MINTA, a salué l’initiative du ministre qui vise à trouver une alternative à cette situation afin de permettre que la rentrée scolaire soit effective dans l’établissement.
Il a exprimé la volonté de toutes les victimes de libérer l’école si toutes les conditions sont réunies sur leur site. Selon lui, tous les ménages sinistrés ont envie que cette situation qui a déjà duré plus de 23 jours prenne fin.
« Nous avons envie de retourner sur notre site pour continuer nos activités. Car chaque année, nous sommes obligés de quitter ce site à la montée des eaux. Mais nous retournons, aussitôt, au lendemain du 22 septembre. Sauf que cette année, la crue du fleuve est exceptionnelle », a-t-il témoigné.
Au passage, il a salué la mobilisation des autorités nationales ; locales ainsi que les bonnes volontés pour leur cause.
De son côté, le chef du service local du développement social, Moumine KONE, a fait savoir que l’établissement abrite 51 ménages qui comptent 521 personnes, dont 250 hommes et 271 femmes. Dans cet établissement, a-t-il fait savoir, 87 enfants sont âgés de 0 à 4 ans ; 150 autres sont dans la tranche d’âge de 5 à 11 ans. De même, les enfants âgés de 12 à 17 sont au nombre de 75. Aussi, 199 personnes sont âgées de 18 à 59 ans et 10 autres sont de la tranche de 60 ans et plus. Il a également rappelé que ces inondations n’ont pas fait de victimes en vies humaines.

Pour sa part, le sous-préfet a indiqué que la gestion de cette situation nécessite l’implication de tous. Il a préconisé que des appuis en cash soient accordés à chaque chef de ménages lui permettant de louer une maison pendant au moins une durée de 3 mois. Selon ses estimations, à la fin de ces 3 mois, toutes les familles pourront retourner sur le site d’origine. Aussi, les enfants de ces pêcheurs auront également l’occasion de reprendre le chemin de l’école.
Le maire de la localité, Hamadoun Tiékoura DIARRA, a indiqué que des réflexions au plan local avaient permis d’identifier un site d’hébergement à Kabala. Seul bémol, les moyens techniques ne sont pas réunis pour permettre aux sinistrées de s’installer sur ce site disponible. C’est pourquoi il a lancé un appel aux ONG et organisations internationales pour un appui en NFIs (kits hébergement, et couvertures, etc.).
Mais, en attendant, il a proposé son chantier d’élevage qui, selon lui, peut abriter une grande partie de ces personnes déplacées, mais à condition d’être traités par la protection civile.
Après Kalaban-Coro, la délégation a mis le cap sur le quartier de Djicoroni-para en commune IV du district de Bamako. Elle y a été accueillie, à son arrivée, la directrice d’académie de la rive gauche, Mme Koné Rakiatou DIARRA ; en présence du DCAP, Idrissa Baba MAÏGA, des responsables des CGS de l’école.
Ici, le constat est amer. La cour de l’école est sous les eaux, l’accès de certains bâtiments est impossible. Cette situation est exacerbée par le manque d’infrastructures et d’équipements d’évacuation des eaux de pluie.
Selon le président de la coordination des CGS, Faféré TRAORE, la situation préoccupe les autorités de la commune. D’ailleurs, a-t-il fait savoir, à la suite d’une visite, le député élu en commune IV, Moussa DIARRA, s’est engagé à payer une entreprise de BTP qui va dégager les voies afin que l’eau coule vers le fleuve. Mais au passage de la mission, toutes les dispositions n’étaient pas prises pour faire ce travail.
Partout, le chef de la délégation, Kinane AG GADEDA, a rappelé que l’école fait partie des compétences transférées aux collectivités dans le cadre de la décentralisation. De ce fait, tous ces problèmes relèvent de la responsabilité des élus et des CGS. Il les a invité à trouver rapidement des solutions pour que la rentrée soit possible, le plus tôt possible.
« Les autorités nationales ainsi que les services techniques sont tous là pour vous accompagner », a-t-il dit. Toutefois, il s’est engagé à rendre compte de la situation à qui de droit.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

Source: info-matin.

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