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Faute d’un cadre légal: Les négociations suspendues entre le gouvernement et les syndicats de l’Education

Dans le cadre de la gestion du préavis de grève déposé par la Synergie des syndicats signataires du protocole d’accord du 15 octobre 2016, le gouvernement de la Transition avait convoqué, hier mercredi, les syndicalistes autour de la table des négociations. Mais pour défaut d’un arrêté, qui devrait légaliser la rencontre, les conciliations ont été suspendues.

 

Depuis la signature de l’Ordonnance fixant la grille indiciaire unifiée des personnels relevant des statuts des fonctionnaires de l’État, des Collectivités territoriales, des statuts autonomes et des militaires, les syndicats de l’Éducation signataires du 15 octobre 2016 ont ordonné à leurs militants de retenir les notes des évaluations, de boycotter les épreuves anticipées et les examens de fin d’année. Selon les syndicalistes, cette décision d’uniformiser les grilles est une atteinte à l’article 39 de leur statut.

De plus, pour obtenir du gouvernement de la Transition l’application de cet article, les syndicalistes ont déposé, le 26 juillet, sur la table du ministre du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, un préavis de grève de 12 jours, soit 288 heures, allant du lundi 09 au jeudi 12 août, du lundi 16 au mercredi 18 août et du lundi 23 au vendredi 27 août 2021 inclus.

Ainsi, pour faire face à cette nouvelle crise scolaire, à l’approche des examens de fin d’année, le gouvernement a convié les syndicalistes dans la salle de conférence du ministère de l’Education Nationale pour les négociations. Mais à la surprise générale, ces conciliations ont été suspendues, pour défaut de signature de l’arrêté de l’ouverture des travaux de conciliation.

Selon le porte-parole de la Synergie, Ousmane Almoud, «  une conciliation doit se faire dans un cadre légal. Nous avons demandé l’arrêté de l’ouverture des travaux de conciliation. Malheureusement, le gouvernement n’avait pas ce décret. Nous avons donc décidé de suspendre la séance « , a expliqué le porte-parole.

Avant de poursuivre que  » nous demandons l’application d’une loi, nous ne pouvons pas nous asseoir dans un cadre illégal de ladite loi. Nous demandons à nos militants de rester mobilisés et de respecter les différentes mesures prises « .

Des échanges avec les écoles privées pour la tenue des examens

Selon une source, au moment où la Synergie des syndicats et des membres du gouvernement étaient en négociation, le Chef de cabinet et le Secrétaire général du ministère de l’Education Nationale étaient en échanges pour la tenue des examens de fin d’année, aux dates indiquées.

Joint par nos soins, le Secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants des Ecoles Privées, Abdoulaye Fotigui Berthé a confirmé cette rencontre. Selon lui, le gouvernement a sollicité leur concours pour la tenue des examens de fin d’année aux dates indiquées.  » Nous avons dit que demain nous allons nous réunir pour prendre une décision », a-t-il souligné.

Et de rappeler que son syndicat a aussi des doléances, qui ont été soumises au gouvernement.  » Nos interlocuteurs nous ont fait savoir qu’ils ne peuvent rien nous garantir mais qu’ils achemineront lesdites doléances aux personnes indiquées « , a-t-il rapporté.

A noter que l’article 39 du statut des enseignants stipule que : « Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général s’applique de plein droit au personnel de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale « .

Abdoul DEMBELE

Source: l’Indépendant

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