Au cimetière d'Hamdallaye: ATT dans sa dernière demeure

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Faites connaissances avec les nouveaux ministres de la transition du Mali

Harouna Niang : MINISTRE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE LA PROMOTION DES INVESTISSEMENTS

Né en 1955 à Diakalel (Région de Kayes), le nouveau ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements était consultant indépendant avant son entrée au gouvernement.

 

Au cours de sa longue carrière, Harouna Niang avait aussi occupé plusieurs postes dans l’administration. Il a été, de 1979 à 1986, consultant formateur à l’Institut de productivité et de gestion prévisionnelle (IPGP). Le polyglotte (il parle français, anglais, peul et bambara) a également occupé les postes de conseiller technique au ministère de tutelle des Sociétés et entreprises d’État entre 1987 et 1986, et auprès du Premier ministre chargé de la coopération et des réformes économiques entre avril 1991 et juillet 1991.
Le ministre Niang a été successivement secrétaire général du ministère de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme (1995 à 1997) et celui de l’Industrie, du Commerce et des Transports (1997 à 2001).

Président directeur général de la société du Pari mutuel urbain du Mali (Pmu-Mali) de septembre 2001 à septembre 2004, Harouna Niang a été nommé quelques mois plus tard Directeur général de la Société sucrière de Markala (Sosumar-S.A) de 2005 à 2012.
Titulaire d’un MBA (Master of Business Administration) obtenu en 1985, le nouveau ministre en charge de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements a déjà conscience de la mission à lui confiée. «J’espère seulement qu’on va pouvoir relever le défi au niveau de ce département. En tout cas, la volonté y est. Les attentes des Maliens sont nombreuses. Grâce à l’engagement, l’organisation et la créativité, nous pourrons relever le défi», explique Harouna Niang, ajoutant que ses ambitions s’inscrivent dans le cadre d’une transition qui veut mettre sur pied, les bases d’un Mali nouveau.

Celui qui est détenteur d’une licence en sciences commerciales et financières obtenue à l’Université d’Alger (Algérie) en 1978, pense que la solution passera impérativement par un changement de comportement.

Un changement de comportement dont il donne la recette : «Refonder plus ou moins nos manières de faire, changer de mentalité pour construire un pays compétitif, où le travail, l’honnêteté, la rigueur deviennent le leitmotiv».

 

Dr Hamadoun Touré : MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

Le nouveau ministre de la Communication et de l’Économie numérique, Dr Hamadoun Touré, est titulaire d’une maîtrise d’ingénierie électrique de l’Institut technique de l’électronique et des télécommunications de Leningrad et d’un doctorat de l’Université d’Électronique, de télécommunication et d’informatique de Moscou.

C’est en 1979, qu’il débute sa carrière professionnelle au Mali et acquiert une solide expérience dans l’industrie des satellites en tant que directeur technique de la première station terrienne internationale du pays avant d’intégrer le Programme d’assistance et de développement d’Intelsat en 1985 lorsqu’il est nommé directeur du Groupe Afrique et Moyen-Orient en 1994. Un poste qui lui a valu une réputation de dirigeant énergique du fait de son engagement sans faille au service de différents projets  de connectivité régionale.
De 1996 à 1998, il fut directeur général Afrique d’ICO Global Communications, une société de téléphonie par satellite.

Directeur du bureau de développement des télécommunications de l’Union internationale des télécommunications (UIT) de 1998 à 2006, il est élu secrétaire général de cette agence onusienne en janvier 2007 puis réélu pour un second mandat de quatre ans en octobre 2010. Pendant huit ans, il œuvre à ce que l’UIT connecte le monde et contribue à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Il est le premier Subsaharien à assumer cette fonction. En 2015, il est désigné directeur général de Smart Africa, un partenariat réunissant dix pays d’Afrique subsaharienne pour réduire la fracture numérique entre la région et le reste du monde.

Dr Hamadoun Touré était le candidat de «l’Alliance Kayira» pour l’élection présidentielle du 29 juillet 2018 dans notre pays. Travailleur émérite, imbu de valeurs de patriotisme et de loyauté, partout où il est passé, il a toujours défendu les intérêts du pays. Dr Touré, comme l’appellent les intimes, est détenteur de plusieurs prix et distinctions en Afrique et dans le monde grâce à son leadership et son parcours brillant jalonné de succès.

Il est chevalier de l’Ordre national du Mali, des Comores, du Tchad et officier de l’Ordre national du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire. Il est, aussi, citoyen d’honneur dans plusieurs villes comme Grecia (Costa-Rica), Guadalajara (Mexique). Le nouveau ministre de la Communication et de l’Économie numérique parle couramment, sonrhaï, bambara, anglais, russe, espagnol.

 

Mme Kadiatou Konaré : MINISTRE DE LA CULTURE, DE L’ARTISANAT ET DU TOURISME

Les artistes et hommes de culture désiraient un des leurs à la tête de leur département. Auraient-ils pu avoir mieux ? C’est le temps qui nous le dira. Femme de culture, Mme Kadiatou Konaré préside désormais aux destinées du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Promotrice de «Cauris édition» depuis 2001 à Paris, elle avait comme objectif de «créer une passerelle entre l’Afrique et le monde à travers l’écrit et la littérature».

Elle s’est très vite spécialisée dans la conception, l’écriture et l’édition d’ouvrages sur la littérature, la musique, la photographie, le cinéma, la peinture, l’histoire et même le patrimoine culturel de notre pays. Un travail qui lui a permis d’avoir une plus large vision sur les différents aspects de la culture.

En 2013, elle met en place «Cauris-livres» à Bamako, une maison d’édition générale qui accorde une grande place à la littérature et à l’histoire à travers des collections spécialisées dont une collection pour les enfants : Lucy. Elle a pour politique de promouvoir l’éducation et la culture à travers l’écrit.

Née il y a presque 50 ans à Varsovie (Pologne), on peut dire que la nouvelle ministre en charge de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a eu une enfance baignée dans la culture, avec ses deux parents à la fois intellectuellement et politiquement engagés, en l’occurrence Alpha Oumar Konaré (ancien président de la République du Mali de 1992 à 2002) et Adam Ba (ex-Première dame, écrivain et historienne).

Mme Kadiatou Konaré est titulaire d’un master spécialisé en management de l’édition à l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP) en France en 1997 et d’un diplôme de l’Institut des hautes études économiques et commerciales (Paris) en 1995. Pourtant, elle est titulaire d’un baccalauréat dans la série des sciences exactes (SET) en 1990 à Bamako.

La nouvelle ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a travaillé dans de grosses structures comme le Musée de la civilisation de Québec au Canada, la radio «Voix de l’Allemagne» à Berlin, les éditions Karthala, Hachette Saint-Paul et Bayard à Paris. Depuis 2018, elle assure le consulat honoraire de la République d’Haïti au Mali.

Pratiquante assidue du Yoga, Mme Kadiatou Konaré aime le voyage, la littérature et le cinéma. Elle parle bamanan, français, anglais et italien.

 

Pr Doulaye Konaté : MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE

Ce n’est pas pousser mémé dans les orties que de dire que le Pr Doulaye Konaté, né un soir de 1952, est fait du bois des grands «intello». Cette tête couronnée de l’enseignement de l’histoire et de l’archéologie dans notre pays, occupera désormais le ministère de l’Éducation nationale où, il mettra son immense expérience et son savoir au service de la bonne cause, celle de l’école malienne.

L’homme qui est une somme de vertus (densité intellectuelle, y compris une grande culture générale, sobriété, humanité, sens de la responsabilité et de la famille) est bardé de diplômes. Il a décroché en janvier 1981, un doctorat de 3è cycle lettres et sciences humaines à l’Université de Provence (Aix-Marseille).

Il avait obtenu auparavant soit précisément en 1978, un diplôme d’études approfondies (DEA) d’archéologie médiévale à l’Université de Clermont Ferrand (en France). Il est aussi titulaire d’une maîtrise d’histoire de l’art et d’archéologie en 1977, une license d’enseignement de l’histoire en 1976 et une licence spécialisée d’histoire de l’art et d’archéologie l’année d’avant.

Le Pr Doulaye Konaté était vice-président de l’Académie des sciences du Mali (ASM) depuis novembre 2016. Il a assumé aussi les fonctions de président du conseil d’administration de l’Université des lettres, langues et sciences humaines de Bamako (ULSHB) depuis 2014.

Il a enseigné de 2010 à 2017 à l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako (USSGB). Entre 2004 et 2009, il a voyagé un peu partout en Afrique, en Europe et en Amérique pour partager sa riche connaissance de l’histoire et de l’archéologie. Il a également rodé sa méthode de travail à d’autres niveaux de responsabilité.

Ce serait prétentieux de parler des travaux et études du nouveau ministre de l’Éducation nationale dans un portrait. On pourrait en citer plus d’une dizaine de 1978 à 2019 sans en épuiser. Idem pour ses ouvrages et articles publiés ou à paraître. Il y a eu en 2014 « Le Mali contemporain», en mars 2013 «Le Mali : entre doutes et espoirs, réflexion sur la nation à l’épreuve de la crise du Nord» et en 2012 «Inventions et usages méconnus de l’écriture dans l’histoire africaine». Nous faisons volontiers l’économie des coauteurs et des références bibliographiques des ouvrages susmentionnés.

Membre fondateur et président actif de l’Association nationale des historiens du Mali (ASHIMA), président de l’Association des historiens africains (AHA) de septembre 2001 à novembre 2018, le Pr Doulaye Konaté a bien d’autres titres intéressants. Il est chevalier de l’Ordre des palmes académiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), chevalier de l’Ordre des palmes académiques françaises et officier de l’Ordre du mérite national français. Ce polyglotte (puisqu’il parle français, anglais, russe, bambara et minyanka) a comme hobby la lecture, la musique et la marche.

Dr Fanta Siby : MINISTRE DE LA SANTÉ ET DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL

Dr Fanta Siby est née en mars 1962 à Bandiagara. Elle hérite du portefeuille du département de la Santé et du Développement social dans le gouvernement de la Transition. Après son doctorat de médecine en 1990 avec mention très honorable, prix de thèse et échange avec les autres facultés de médecine, elle obtiendra en 2002 au Bénin une maitrise en santé publique.

Elle passera d’autres certificats, notamment sur les maladies tropicales négligées à l’Institut d’immunologie et d’informatique de Rhode Island (États-Unis) et sur la responsabilité médicale à Abidjan. Elle est aussi titulaire du certificat du Cours international sur le droit en santé reproductive et celui du Cours sur le coût et le financement des services de santé. Les deux ont été obtenus la même année, respectivement à Beijing (Chine) et Rabat (Maroc).

La désormais ministre de la Santé et du Développement social a glané d’autres certificats et attestations de formation. Elle était avant sa nomination au gouvernement, responsable de la Prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME) du VIH et de la prise en charge pédiatrique à l’Unicef. Elle fut aussi coordinatrice de la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida au niveau du département de la Santé.

Auparavant, elle avait assumé le poste de chef du Programme élargi de vaccination au niveau du Centre national d’immunisation de 2015 à 2016, directrice régionale de la santé (2005-2013), responsable de la planification, du suivi et de l’évaluation des plans et programmes nationaux à l’unité de planification formation informatique sanitaire au sein de la direction nationale de la santé (2003-2005).

Elle a été également chargée du Système local d’information sanitaire (SILS) au sein de la division épidémiologique à la direction nationale de la santé. Elle a été responsable du service de médecine du Centre de santé de référence (CSREF) de Koulikoro. En outre, elle a réalisé une étude sur l’évaluation des besoins des populations en sécurité alimentaire et nutritionnelle des communes d’Alafia, Banokane, Gourma Rharous et Lafia (dans la Région de Tombouctou).

Dr Fanta Siby parle français, peulh et passablement l’anglais. Elle est Chevalier de l’Ordre national.

Source : L’ESSOR

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