Pour M. Kanouté, le PM aurait pu dissocier clairement la situation des écoles privées à but lucratif dont les promoteurs vivent de l’activité de leurs écoles de celle des écoles catholiques qui ont plutôt un caractère social. A l’entendre, l’Eglise catholique ne vit pas des subventions de l’Etat, ni des frais de scolarités de ses écoles, mais elle injecte plutôt ses propres moyens pour que des milliers d’enfants maliens puissent être scolarisés avec un enseignement de qualité.
“Combien d’entre nous sont passés par les écoles de la mission catholique de leur paroisse à une certaine époque ?” interroge-t-il. Toutefois, M. Kanouté reste convaincu qu’aujourd’hui, si l’école de la mission catholique n’existait pas à l’époque, il ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.
“Beaucoup d’entre vous sont dans le même cas, car de nombreux cadres maliens y ont été formés parce que l’État qui a le devoir d’éduquer ses enfants n’a pas créé d’écoles proches de leurs villages. L’Eglise catholique contribue ainsi à l’éducation des enfants maliens”, réitère-t-il. Le PM ignorait-il ce caractère social de l’école catholique ?
Selon lui, dans les villes, certains parents d’élèves recherchent la qualité de l’éducation des écoles catholiques. “Ici, à Kati Attbougou, un de mes voisins musulmans a fait le choix d’amener chaque matin, ses 3 enfants jusqu’à l’école Saint Kisito à Lafiabougou pour la qualité de l’éducation. Le Premier ministre aurait pu éviter ainsi des amalgames”, conclut-il.
Ibrahima Ndiaye