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Election du comité exécutif de la Femafoot du 8 Octobre dernier : Le putsch manqué du Gouvernorat de Bamako

Malgré le poids faible de leur candidat face à son adversaire Salaha Baby, le président de l’Assemblée nationale du Mali, son questeur c’est-à-dire l’argentier de l’institution parlementaire, certains ministres du gouvernement et Boubacar Baba Diarra, le désormais ancien président de la fédération ont mordu la poussière en voulant élire coûte que coûte leur protégé tant aimé, Mamoutou Touré dit Bavieux à la présidence de la fédération malienne de football en se forgeant sur une majorité mécanique basée sur le parallélisme des ligues, des clubs et groupements sportifs.

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Mais hélas pour eux ils ont bu le calice jusqu’à la lie face au respect des statuts et règlements de la fédération malienne de football approuvés et adoptés les 21 et 22 Mai 2011 par Salaha Baby et le superviseur de la CAF/FIFA, Ahmed Ould Yahya. En attendant il revient au secrétaire général de la fédération de liquider les affaires courantes et en convoquant une assemblée générale extraordinaire pour la mise en place d’un comité exécutif (article 52.1 et 52.2)

L’élection d’un nouveau comité exécutif de la fédération malienne de football du 8 octobre dernier au Gouvernorat de Bamako qui devrait en principe mettre fin à la grave crise qui l’a secoué depuis plus de trois années, n’a pas finalement eu lieu. Et pour cause primo à cause des violations flagrantes des statuts de la fédération auxquels se sont adonnés le désormais ancien comité exécutif dirigé par Boubacar Baba Diarra avec la déstabilisation des ligues de Kayes, Bamako, Ségou ; des clubs de Kita, Kati et des groupements sportifs comme l’UNAFOM et les entraineurs et secundo sur les manquements graves comme la mauvaise constitution de la commission électorale et son comportement partial en faveur du candidat du bureau sortant, le refus de déterminer le corps électoral avant le jour de l’assemblée élective et afin une grande manœuvre pour créer une majorité mécanique à travers des ligues parallèles à Kayes et Ségou), des clubs parallèles à Kita et Kati et des anciens champions de D2.

Chronique d’une humiliation prévisible de Mamoutou Touré et de sa bande de filous obsédés pour des postes du comité exécutif de la FEMAFOOT

Pour se rassurer que rien n’a été négligé au hasard, Mamoutou Touré, sa bande et Boubacar Baba Diarra se sont réunis à deux jours de l’assemblée générale élective au siège de la fédération pour peaufiner les derniers réglages de leur plan machiavélique et satanique qu’ils croyaient infaillible. En plus comptant sur le soutien inconditionnel du président de l’assemblée nationale du Mali, Issiaka Sidibé qui à son tour obliger certains de ses collaborateurs à assister financièrement et matériellement son protégé. Parmi eux figure Mamadou Diarrassouba, questeur de l’institution parlementaire et cela n’était plus un secret de polichinelle pour personne certains ministres du gouvernement  qui ont mouillé le maillot pour que son vœu soit exaucé. Aussi le nom du secrétaire général de la présidence de la république, Soumeylou Boubèye Maiga est cité. Si cela s’avérerait vrai ce ne serait pas une surprise quand on sait qu’il a échoué à faire élire un de ses protégés à la présidence de la ligue de football de Gao le 1er octobre dernier en prélude à cette assemblée élective. Malgré toutes ses manœuvres sataniques, Mamoutou Touré et sa bande de filous obsédés par les postes du comité exécutif de la fédération malienne de football et leurs commanditaires zélés avaient oublié que le Tout Puissant Allah n’aime pas l’injustice et l’arrogance des hommes au pouvoir et ont oublié surtout qu’un crime n’est jamais parfait. Donc c’est en toute confiance que Bavieux et sa bande sont arrivés les premiers dans la salle de conférence du Gouvernorat et en haie d’honneur s’il vous plait. Mais lorsque ils se sont aperçus que son adversaire Salaha Baby, l’ensemble de ses colistiers et délégués ont pu accéder à la salle de conférence, ils ont compris que c’est le début de l’effritement de leur plan machiavélique et satanique muri depuis plusieurs années.

En effet leur premier plan consistait à empêcher les délégués favorables à Salaha Baby d’accéder à la salle d’où leur gazage par les forces de l’ordre. Après la cérémonie protocolaire, le 2e plan consistait à faire vider la salle sauf que les délégués du candidat du rassemblement et de la réconciliation ont refusé de sortir car il n’est mentionné nulle part dans les statuts qu’ils doivent vider la salle après la cérémonie protocolaire. C’est ainsi que Bavieux et sa bande mettent la pression sur Boubacar Baba Diarra pour les faire sortir mais  sans réussite. En effet ce dernier avait fait appel au Directeur régional de la police pour faire sortir manu militari les délégués de Baby qui refuse car pour lui c’est contraire aux statuts de la fédération. Après ces deux échecs, le 3e plan fut actionné lorsque le président Baba Diarra, toujours sous la pression de Bavieux et de sa bande de filous, a voulu procéder au cinquième point à savoir la vérification des mandats en sautant le deuxième point à savoir la conformité de la tenue de cette assemblée générale élective(article 32.2) des statuts de la fédération. Face à ce blocage toujours sur la pression de celui qui se dit natif de Bamako et de sa bande d’obsédés, Baba Diarra décide de changer de salle pour une autre. Mais il fut stoppé net par le superviseur de la CAF/ FIFA, le mauritanien Ould Mohamed qui lui rappela que cela est contraire aux statuts de la fédération malienne de football de 2011.

Un troisième coup dur pour les obsédés aux postes du comité exécutif de la fédération malienne de football. Ayant compris que leur plan venait de prendre de l’eau partout, Bavieux et sa bande n’avaient  d’autre choix que de contenir leurs peines et leurs souffrances face à Salaha Baby, ses colistiers qui ont tenu à imposé le respect des statuts et règlements de la FEMAFOOT. Ayant tout compris, le superviseur de la CAF tente d’alléger les souffrances et les humiliations du protégé du président de l’assemblée nationale du Mali et de sa bande proposant la prolongation de trois mois du mandat de Baba Diarra pour permettre de vider tous les litiges et de corriger les manquements liés à l’organisation. Face au refus de ces derniers, le superviseur n’avait d’autre choix que de plier ses bagages et de quitter l’assemblée générale aux environs de 16 heures pour son hôtel avant de quitter définitivement le Mali à 18 heures sur un constat d’échec de la mise en place d’un bureau du comité exécutif de la FEMAFOOT. Au lieu de mettre fin à l’assemblée, Baba décida de poursuivre les travaux toujours avec la pression de ceux qui l’ont poussé à se séparer de ses anciens compagnons.  C’est ainsi qu’un énième plan fut élaboré avec le départ des émissaires de la CAF/FIFA, le président de El Widj fut agressé et étouffé par des loubards habillés en tenue policière.

Malgré tout Salaha et ses délégués ne sont pas tombés dans le piège et sont restés jusqu’à 22 heures lorsque la puissante Gouverneure Ami Kané a décidé de vider tout le monde de la salle. Comme on le voit Boubacar Baba Diarra tenait coûte que coûte à  élire un nouveau comité exécutif le 8 octobre dernier avant la fin de son mandat c’est-à-dire avant minuit pour prouver sa bonne foi à ceux qu’ils croyaient ses amis pendant la crise pour ne pas avoir des soucis judiciaires. En effet selon nos informations Boubacar Baba Diarra aurait été menacé de poursuites judiciaires sur certaines anciennes affaires sales dont il fait l’objet si Bavieux et sa bande ne venaient pas à être élus au comité exécutif. Cela n’est pas une surprise quand on sait que le ‘’Djihadiste’’ du football malien fut relevé de son poste de DAF au ministère de la défense et des  Anciens combattants avec l’affaire des armements  ainsi que l’affaire des motos de la police sous le régime de Alpha Oumar Konaré sans oublier dans les affaires foncières lorsqu’il était le chef de cabinet de Feu Kafougouna Koné où il dirigeait de main de fer la présidence de la commission des litiges fonciers du district de Bamako pendant plusieurs années. Faire croire aux maliens que le DAF de l’Assemblée nationale du Mali est le nouveau président du comité exécutif de la fédération malienne de football n’est ni moins ni plus qu’une pure aberration pour plusieurs raisons. En effet le changement de date et de lieu(ce qui fut le cas) doivent faire cas d’une nouvelle convocation écrite qui doit être porté à la connaissance des participants quarante cinq( 45) jours avant la date de l’assemblée générale(article 31.1), l’absence du superviseur de la CAF/FIFA, du ministère de tutelle, d’une partie des participants et surtout du candidat en lice sont autant de raisons qui prouvent qu’il n’existe pas de comité exécutif.

Or selon nos informations Bavieux serait élu le 9 octobre dernier, dans un autre lieu et à l’absence d’une partie des partisans alors que sur les documents envoyés aux participants il était mentionné la date du 8 octobre et le lieu mentionné était le Gouvernorat. C’est dire donc conformément aux statuts de la fédération, il revient au secrétaire général de la fédération de liquider les affaires courantes en convoquant une assemblée générale extraordinaire dans un délai maximum de soixante(60) jours à partir de la date de démission ou de fin de mandat (aricle52.1). En cas d’impossibilité de convocation de l’assemblée générale extraordinaire dans ce délai, un délai supplémentaire de quinze(15) jours sera accordé (article 52.2). Mieux pour l’équité et la justice, le secrétaire général et son adjoint ne peuvent aucunement, dans ces circonstances, être candidats (article 52.3). En attendant la réaction de la CAF/FIFA  sur cette affaire ténébreuse du football malien, tous les acteurs et amateurs ne savent plus à quel saint sportif se vouer.

Salaha BABY ET LE SUPERVISEUR EN HAUT

EN BAS ISAAC DIARRASSOUBA SBM BATHILY EMPE KOITA PAPOU  BAVIEUX, murmurant « Qu’attendez-vous messieurs pour  IBK à obliger Poulo à me reconnaitre comme président élu même si c’est fait illégalement »

Sadou Bocoum

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