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Éditorial : Sang, sexe, drogue

L’acharnement des médias français contre le Mali ne date d’aujourd’hui. Il a pris ses racines dans la rébellion des années 1990 déclenchée par le MPA dont les actions terroristes contre l’armée malienne étaient encensées pour démoraliser et décourager les hommes au front. La même campagne médiatique mensongère contre les forces de défense et de sécurité du Mali s’est vue amplifier avec l’attaque des camps de Kidal et de Ménaka en 2006.

 

Les narcotrafiquants, à l’origine des toutes sortes d’atrocités contre le peuple malien et son armée, sont présentés comme des héros ne reculant devant rien pour faire aboutir leur revendication diabolique de diviser le Mali.

Avec la crise de 2012, le matraquage médiatique a atteint son summum. L’armée malienne est présentée comme une armée mal équipée, mal formée, minée par la corruption. C’était le refrain de RFI  et de France 24 en 2012. Les plateaux de ces deux médias étaient pris d’assaut du matin au soir par des ennemis de notre pays qui déversaient des propos haineux contre les Maliens.

Aussi, pouvait- on entendre dans les reportages, commentaires de ces médias que notre armée ne peut pas résister à l’assaut des hommes aguerris au combat sur les théâtres d’opérations en Afghanistan, au Liban, au Tchad. Et avec les armes lourdes pillées dans les garnisons de la Libye, il n’y a pas match entre les terroristes du MNLA et l’armée malienne.

Des centaines de pick-up alignés, surmontées des armes qui peuvent atteindre leurs cibles à milliers de kilomètres, transportant des hommes lourdement armés et dévoués au combat, l’armée sera contrainte de replier. Voilà des propos véhiculés par RFI et France 24 en 2012 pour saper le moral des troupes maliennes. Ils faisaient froid dans le dos de tout patriote qui ne comprenait pas que ces médias français ne traitaient plus de l’information mais avait choisi une autre voie, celle de  l’intoxication, de la désinformation, de la manipulation, de la haine en prenant fait et cause pour les irrédentistes.

Cela se comprend aisément dans la mesure où certains journalistes de RFI et de France 24 sont liés à certaines communautés de notre pays par le sexe, le sang, la drogue et le stage. Il se trouve que certains hommes des médias français sont d’origine (malienne) de cette communauté, côté maternel. D’autres ont leur maîtresse dans ce groupe ethnique et vise versa. Ce sont ces journalistes issus de cette union qui sont foncièrement contre le Mali, défendent la cause séparatiste de leurs parents et les intérêts vitaux de la France contre le peuple malien. Si vous comprenez cela, le traitement de l’information ne sera jamais en faveur de notre pays. Ils ne disent aucun mot sur le trafic illicite de la drogue, des armes, de cigarettes pratiqué par leurs protégés. Mais il suffit qu’on soupçonne un Noir de ce trafic, c’est le scandale. En plus, les stages sont accordés à leurs complices qui leur servent de leur relais dans la désinformation. Voilà la triste réalité du matraquage médiatique de RFI et de France 24 contre notre pays.

La suspension de ces médias par le gouvernement malien, le 16 mars, sur l’ensemble de notre territoire va nous épargner des fausses informations, de la division, des mensonges, des contre vérités, de la manipulation des faits, du bidonnage et de la propagande. Cette décision est salutaire à plus d’un titre. Elle protège l’intérêt supérieur du Mali contre la désinformation ; la stabilité, la sécurité de notre pays contre les mensonges, la division et la haine diffusés sur RFI et France 24 au nom d’une prétendue liberté de la presse, d’expression qui est condamnée en fonction de la tête du client. Les Russes ne diront pas le contraire.

’Communiquer, c’est exister’’

En matière de communication, le Mali n’a jamais existé Elle n’a jamais été le souci de nos dirigeants. Aucun budget n’est alloué à la communication dans les ministères, dans les institutions et dans les ambassades. Il est inadmissible qu’un pays en crise comme le nôtre ne dispose d’aucune politique de communication digne de ce nom. L’information et la communication sont bâillonnées au profit de la promotion des dirigeants qui préfèrent acheter des pages entières dans la presse étrangère pour se faire voir. Il est temps de combler rapidement ce vide en adoptant une véritable politique nationale de communication pour répondre aux allégations mensongères contre notre pays.

Nous ne saurons terminer sans tirer le chapeau à certains de nos confrères qui ont donné un sens au poste de chargé de communication par la qualité de leurs productions. Il s’agit de Moussa Bolly, Bréhima Touré, actuel directeur de l’AMAP, Alassane Diombélé (il s’appelait ainsi avant de se nommer Assane Baba Diombélé, directeur général de l’ORTM), Salif Sanogo.

Si le Mali veut gagner la guerre contre la propagande, la désinformation, la communication doit figurer parmi les priorités nationales en faisant appel à des professionnels pour l’adoption d’une stratégie de communication. Et en la retirant à des gens nommés par népotisme qui ne savent même pas de quoi il s’agit.

Yoro SOW

Source : L’Inter De Bamako

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