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CONTROVERSE SUR LE CHRONOGRAMME DES SCRUTINS : « IL FAUT CRAINDRE UNE AUTRE CRISE POLITIQUE…UN AUTRE COUP DE FORCE, AVANT, PENDANT OU APRES LES ELECTIONS » DIXIT DR CHOGUEL MAÏGA

Quelques jours après la publication du chronogramme relatif aux différentes dates du déroulement des élections, Dr Choguel Kokala Maïga s’est prononcé sur la question, tout en mettant en garde la transition contre un énième soulèvement.

 

Dans son intervention, le cerveau politique du M5 RFP dénonce un calendrier précoce qui cache des intentions inavouées. Il dira que c’était plutôt les recommandations issues du COS qui devraient servir à déterminer les reformes et les calendriers des élections à venir et non le ministère de l’Administration Territoriale. Donc pour lui, il y a incohérence et une précipitation qui laisse paraitre un sentiment sceptique vis-à-vis des acteurs du changement et des forces vives de la nation.

La résolution des priorités sine qua non

Pour le renard du mouvement contestateur du 5 juin, il faut au préalable résoudre les problèmes qui avaient provoqué la colère des Maliens, telle que la crise de gouvernance avant d’aller aux élections. Sinon, il prévient « si on organise des élections sans avoir résolu aucun des problèmes qui sont à la base du soulèvement populaire ayant abouti au renversement du régime le 18 août 2021, les mêmes causes vont produire les mêmes effets. Il faut craindre une autre crise politique suivie d’un autre soulèvement populaire ou un autre Coup de force,  avant, pendant ou après les élections. Dieu nous en garde ! C’est pour éviter ce scénario du pire, qui conduira notre pays dans l’impasse, que le M5-RFP demande et ne cessera d’exiger la Rectification de la Transition. »

Du pessimisme à une crise de légitimité

Avec les autorités actuelles de la Transition, aucune suggestion allant dans le sens du bon déroulement des scrutins n’est envisageable, affirme Dr Choguel Maïga. Il ajoute « les autorités de la Transition, notamment le Gouvernement,  ont un gros problème de légitimité,  de crédibilité et de confiance entre elles et l’écrasante majorité des Maliens. » Ainsi pour lui, la transition fonce tout droit contre le mur car sa légitimité, sa crédibilité, son expertise et sa confiance vis-à-vis de la population est mise en cause. M. Maïga poursuit,  « ce n’est qu’une question de temps, les Maliens se rendront compte bientôt que pendant les 08 mois écoulés, les autorités de la transition n’ont pas pu faire bouger les lignes. »

Passé la trêve de un mois, ça va sentir des hostilités s’il le faut

« Le premier choix du M5-RFP, c’est passer par des discussions entre les autorités de la Transition et la principale force du changement,  le M5-RFP, pour rectifier la trajectoire et le mécanisme de conduite de la Transition.  Mais à  défaut, nous n’excluons pas de recourir aux méthodes d’une opposition politique classique,  en utilisant tous les moyens légaux auxquels nous pouvons recourir, y compris les rassemblements et autres manifestations populaires et démocratiques sur l’ensemble du territoire et dans la Diaspora, » a conclu le directeur du Comité stratégique du M5 RFP

Source : Le Soir De Bamako

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