Un hommage a été rendu ce jeudi matin aux soldats disparus durant la guerre en Afrique du Nord qui s’est déroulée de 1952 à 1962.
Le sous-préfet a rappelé durant son discours l’importance de cette commémoration : « La société française tout entière a été touchée par la guerre d’Algérie. Le visage de notre Nation en a été bouleversé. »

En tenue d’apparat, leurs médailles fièrement accrochées à leurs uniformes, de nombreux anciens combattants étaient réunis « pour saluer la mémoire de leurs 25 000 frères d’armes morts pour la France. » Ces derniers sont encore très présents dans leur esprit.
Un devoir de mémoire
« On se souvient pour les copains », explique avec émotion Robert Couziné, rescapé d’une explosion de mine qui a emporté trois de ses camarades. « Se souvenir c’est essentiel », ajoute George Rodet, président des Anciens Combattants.
Au son de l’orchestre des sapeurs-pompiers, une flamme a été allumée au cœur du monument aux morts pour honorer les disparus.
Élus locaux et associations se sont succédé pour y déposer des gerbes de fleurs. Un moment de recueillement pour les familles et amis des victimes.
Cette cérémonie est pour certains l’occasion de faire perdurer un héritage. « Mon papa est décédé il y a quelques années, aujourd’hui c’est moi qui porte son drapeau », sourit Charlette Boyer, seule femme a endossé ce rôle pendant la célébration. Une vingtaine d’oriflammes similaires à la sienne se sont élevées dans le ciel, accompagnées par la Marseillaise. Les porte-drapeaux et représentants se sont ensuite rassemblés au sein du monument pour rendre un dernier hommage.
Enfin, toujours au son de l’orchestre, le cortège a lentement quitté le boulevard du Général-Sibille pour rejoindre la mairie, laissant la flamme allumée derrière lui.
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