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Agriculture écologique et bio : La FENABE lance la phase II du projet AEB-Mali

La Fédération nationale des producteurs de l’agriculture biologique et équitable (Fenabe) du Mali a lancé, hier au Conseil national du patronat du Mali, la phase II de son projet Agriculture écologique et biologique (AEB-Mali). C’était sous le thème : «Institutionnalisation de l’agriculture biologique et écologique dans les politiques agricoles du Mali».

 

La cérémonie de lancement était présidée par le secrétaire général du ministère du Développement rural, Lassine Dembélé. C’étaient en présence du représentant de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Yahaya Kané et du président de la Fenabe Mali, Moussa Diawara.

L’agriculture biologique et écologique est un système de production qui maintient et améliore la santé des sols, des écosystèmes et des personnes. Elle s’appuie sur des processus écologiques, la biodiversité et des cycles adaptés aux conditions locales, plutôt que sur l’utilisation d’intrants ayant des effets adverses.

D’une durée de 3 ans, cette phase II s’inscrit dans la dynamique de la continuité des actions entreprises et des résultats remarquables obtenus par le Consortium composé de l’Institut d’économie rurale (IER), Réseau malien pour la transformation du coton biologique (REMARTRC-Bio), le Centre de recherche agronomique de Sikasso et l’Institut polytechnique rural/institut de recherche appliquée (IPR-IFRA) de Katibougou lors de la phase I. En la matière, l’objectif global de l’initiative AEB est de contribuer à l’intégration de l’agriculture écologique et biologique dans les systèmes nationaux de production agricole à l’horizon 2025.

Le but est d’assurer la productivité agricole, la sécurité alimentaire, l’accès aux marchés et le développement durable.
Pour atteindre cet objectif, la phase II du projet AEB repose sur quatre piliers. Il s’agit de la recherche et les connaissances appliquées, la communication et la vulgarisation de l’information, le développement des chaînes de valeur et des marchés, et la gestion, coordination et la gouvernance. À ce titre, «ce projet est une opportunité pour renforcer les acteurs de la filière agro-écologique afin d’améliorer la productivité, la qualité des produits, accroître le profit des acteurs qui vont devenir des leaders sur les marchés local, national et international», a noté le secrétaire général du ministère du Développement rural.

Lassine Dembélé a souligné que ce projet est en phase avec les Objectifs de développement durable (ODD) : «Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable» et les Objectifs de la politique de développement agricole du Mali (PDA) OS1 : «assurer la sécurité alimentaire des populations et garantir la souveraineté alimentaire de la nation». Pour y arriver, le coordinateur du projet AEB a expliqué qu’il «faut amener l’ensemble des acteurs à s’impliquer dans la dynamique de l’agriculture écologique et biologique au Mali». Toumani Sidibé a plaidé pour la mise en place d’un réseau d’acteurs, de transformateurs, producteurs, institutions politiques.

Afin, selon lui, que l’agriculture écologique et biologique soit institutionnalisée dans les politiques agricoles nationales. À ce jour, de plus en plus d’acteurs se joignent à l’initiative, a constaté Toumani Sidibé. Pour sa part, le représentant de l’Apcam a souligné l’importance de cette journée et des grands enjeux pour les producteurs, les consommateurs et l’environnement. Yahaya Kané a rappelé des cas de dégradation de la santé des producteurs liés à l’usage de produits chimiques et pesticides.

La phase I mise a été mise en œuvre de 2014 à 2019 dans huit pays de l’Afrique (Mali, Sénégal, Bénin, Éthiopie, Ouganda, Nigeria, Tanzanie et Kenya). L’initiative a été mise en place en novembre 2008, lors du Sommet des chefs d’États de l’Union africaine tenu à Addis-Abeba (Éthiopie). AEB est conçue pour établir une plateforme biologique africaine, basée sur les meilleures pratiques disponibles et développer des systèmes d’agriculture biologiques durables.

Oumar SANKARÉ

Source : L’ESSOR

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