À quelques jours du mois de Ramadan, les préparatifs semblent moroses cette année à Bamako. Une situation qui s’explique par diverses raisons selon des citoyens croisés dans plusieurs quartiers de la capitale. Les religieux, quant à eux, appellent les musulmans à la solidarité en cette période difficile.
Les difficultés financières, le chômage, les coupures d’électricité et la hausse des prix des denrées alimentaires sont, entre autres, les difficultés qui ralentissent les préparatifs du mois de Ramadan cette année. Ces avis sont ceux des usagers rencontrés à Médina-coura, en passant par le quartier du fleuve jusqu’à Badalabougou, en commune 5 du district de Bamako.
« On n’est pas totalement prêts compte tenu des difficultés financières », estime un habitant de la capitale malienne. « Le pays est actuellement difficile ». « Les citoyens souffrent de manque d’argent, de manque d’électricité, de la cherté de la vie », soutient un autre. « Le ramadan est presque arrivé. Nous avons vraiment des difficultés, car nous n’avons rien payé pour le moment. » Tel est l’avis d’un chef de famille. Contrairement à lui, ce dernier indique que : « personnellement, j’ai pu acheter le nécessaire pour le ramadan ».
Renforcer les liens de solidarité
Moussa Touré iman, d’une mosquée à Niamakoro en commune 6 du district de Bamako explique qu’en islam, la première préparation pour ce mois est d’avoir l’intention sincère de jeûner le mois de Ramadan. Il invite eux qui ont les moyens à avoir pitié des pauvres
« Nous sommes en train de sensibiliser les musulmans dans ce cadre », explique-t-il. Et l’imam d’ajouter « Le comité de notre mosquée n’a pas établi de programme spécifique pour la rupture du jeûne. Mais, ceux qui ont les moyens apportent de l’aide de tout genre du début jusqu’à la fin du mois de ramadan », ajoute l’imam.
Nos interlocuteurs lancent un appel aux autorités pour trouver une solution aux coupures d’électricité durant le ramadan, mais aussi pour contrôler les prix des denrées alimentaires sur le marché.