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5ÈME ANNIVERSAIRE DE L’ADOPTION DE L’ACCORD DE PARIS SUR LE CLIMAT : “LE CONSTAT EST AUJOURD’HUI ALARMANT …, DIXIT LA MINISTRE BERNADETTE KEÏTA

L’Adoption de l’Accord de Paris sur le Climat a cinq depuis hier, lundi 14 décembre 2020.  A l’instar de plusieurs autres pays, cette journée a été célébrée au Mali à travers une cérémonie qui s’est déroulée dans les locaux du Parc national du Mali. Elle a été présidée par Mme Bernadette Keïta, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, représentante du Premier ministre, en présence des ministres de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Dramé Kadiatou Konaré, de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Samaké Bintou Founé, du représentant du Groupe Thématique “Environnement et Changement Climatiques des Partenaires Techniques et Financiers (PTF), de Mme le Maire de la Commune III, et de plusieurs autres invités. 

 

Après la bienvenue de Mme le Maire de la Commune III du District de Bamako, le représentant des PTF a rappelé qu’il y a cinq ans, se tenait à Paris, la 21ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUDCC). Cette importante COP21 a vu l’adoption des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) comme base de l’Accord de Paris sur le Climat, a-t-il dit. Et de signaler que les ambitions de réduction des gaz à effet de serre ouvraient trois secteurs à savoir l’Energie, l’Agriculture et la Foresterie.

Selon Jo Schever, cet engagement s’est notamment traduit par la mise en place des instruments de mise en œuvre de sa CDN fondée sur une démarche participative et itérative avec l’implication de toutes les parties prenantes (Etat, secteur privé, société civile, collectivités territoriales, partenaires techniques et financiers).

“Nous, PTF, avons suivi ce processus à travers diverses contributions notamment dans le cadre de : la mise en place d’un comité de suivi et de coordination de la mise en œuvre de la CDN ; la mise en place d’une unité au sein de l’AEDD dédiée à l’animation des actions ; le développement d’une feuille de route définissant les orientations et les axes d’intervention; l’élaboration d’un plan d’investissement pour le financement des projets permettant d’atteindre les objectifs de réduction des émissions ; l’élaboration, en cours d’une stratégie d’engagement du secteur privé ; le développement d’un plan de partenariat pour la mobilisation des ressources auprès des partenaires internationaux et nationaux”, a-t-il indiqué.

“Après l’élaboration de la première CDN, les résultats concrets sont encore timides et il est nécessaire de revoir les ambitions et les engagements à la hausse. Le message clé issu de nombreuses analyses sur les objectifs des CDN et sur l’objectif global de l’Accord de Paris est clair : l’ambition devrait être considérablement renforcée. Il est aussi très important de mettre en place des mécanismes et des outils appropriés pour un suivi de la mise en œuvre de cette ambition”, a expliqué le représentant des PTF.

Jo Schever a précisé que la CDN constitue pour les PTF un outil de planification très important dont la mise en œuvre permettrait de transformer le développement économique du pays en prenant en compte la dimension environnementale et sociale. Avant d’encourager le gouvernement à impliquer davantage tous les acteurs directement concernés par les questions environnementales et climatiques. Et de rassurer que les partenaires techniques et financiers du groupe thématique “Environnement et Changement Climatique” ne resteront pas en marge du processus et accompagneront le Gouvernement du Mali dans la mise en œuvre de ses engagements en faveur du climat dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

La représentante du Premier ministre a rappelé que la réalité du dérèglement climatique nous est plus que jamais réaffirmée à travers les résultats du 5ème rapport d’évaluation du Groupe International sur l’Evolution du Climat (GIEC). Selon Mme Bernadette Keïta, le constat est aujourd’hui alarmant, car les données à notre portée commune illustrent la menace climatique et ses risques.

“Oui, le taux de CO2 dans l’air dépasse le seuil de 2°C d’augmentation de température préconisé par l’accord de Paris. Oui, les sources d’inquiétudes sont nombreuses face aux différentes manifestations de cette menace: qu’il s’agisse des sécheresses récurrentes au Sahel et ailleurs, des inondations, de la baisse continue de la fertilité des sols, des pertes d’habitat et de la biodiversité; qu’il s’agisse de l’élargissement du front de la désertification, de la multiplication des seuils sableux dans le cours de plusieurs grands fleuves dont le Niger en sa Boucle et son Delta intérieur. Oui, il y a encore de réelles sources d’inquiétudes et de prémisses préoccupantes. Toutes choses qui fondent l’idée que la dégradation des ressources naturelles fragilise davantage les populations des pays en développement et entraine la diminution de la résilience des couches les plus vulnérables”, a-t-elle indiqué.

“C’est fort de ce constat, que le Mali s’est engagé à bâtir une Economie verte et résiliente aux changements climatiques à travers entre autres instruments : l’élaboration d’un Cadre Stratégique pour une Economie verte et résiliente aux changements climatiques assorti d’un plan d’action ; l’adoption prochaine d’une Stratégie nationale de financement de l’Environnement, adossée à un mécanisme de mobilisation des ressources domestiques à travers la fiscalité écologique; la mise en place et l’opérationnalisation du Fonds Climat-Mali pour renforcer les mécanismes de mobilisation des financements nationaux et internationaux, notamment ceux provenant du Fonds Vert Climat et du Fonds d’adaptation; la mise en œuvre des cinq programmes prioritaires pour répondre de manière urgente au défi Climatique à savoir : le Programme de reboisement intensif pour la reconstitution des écosystèmes forestiers du Mali; le Programme pilote de développement d’une agriculture intelligente et résiliente aux changements climatiques ; le Programme national d’aménagement pastoral résilient aux changements climatiques ; le Programme de captage et stockage des eaux de pluie ; le Programme de développement des énergies renouvelables et de l’Efficacité Energétique, a laissé entendre Mme le ministre.

“Ces programmes ont constitué l’ossature des annonces du Mali au Sommet mondial sur le climat en Septembre 2014 à New York. Ils visent à engager notre pays dans un processus de transformation irréversible de son économie vers la résilience au dérèglement climatique”, a-t-elle précisé.

Mme le ministre a ajouté que dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat, le Mali a déposé, au Secrétariat de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN). Et de dire qu’avec l’entrée en vigueur de cet Accord, la mise en œuvre de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) est devenue une nécessité.

Source : Le Soir De Bamako

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